Claire Maria Wanecq (1871-1950
Il était une fois, en 1871
naissait à Bertry une fillette baptisée Claire Maria et nommée Maria.
Dernière-née d’une fratrie de huit, fille de Fleurisse Wanecq — tondeur de moutons, matelassier, puis marchand épicier — et d’Anne Halle,
Maria grandit dans une famille recomposée. Les quatres premiers enfants sont nés d'un premier lit. Fleurisse est veuf de Joséphine Louvet.
Le père, a exercé plusieurs métiers. D'abord tondeur de moutons, et matelassier (les matelas de qualité, à l'époque sont en laine). Plus tard il sera marchand épicier.
Un jour, dont l’histoire n’a pas retenu la date, mais que l'on peut situer dans la décennie 1870/1880, les Wanecq posent leurs valises à Caudry, le bourg voisin. Tous les enfants y trouveront conjoint : c'est là un indice qu'ils y ont vécu leur jeunesse.
En 1900
Clarie Maria Wanecq, épouse Fernand Bachy, tulliste à son mariage. Deux filles naîtront de cette union à Caudry : Fernande en 1903, puis Marthe en 1904.
(A la naissance des enfants, il se déclare marchand de meubles, j'aimerais bien trouver une trace de ce magasin à Caudry)
Cette image, offerte par le généalogiste Alexis Garo, la montre aux côtés de deux employés de Valmir Bachy, son beau-père bourrelier. Ce dernier ayant perdu son épouse, Maria y incarne le rôle de « patronne » (anotation au dos de la photo). La famille habite alors rue de Saint-Quentin, comme l'indique lre recencement de 1906.
Puis, entre 1906 et 1910, la famille vend ses biens et part pour Calais. Ce départ coïncide avec un tournant : la dentelle, art manuel séculaire, a cédé la place aux métiers mécaniques. Des ateliers de Caudry et Calais fusionnent.
A Calais
Fernand s'installe à son compte, un atelier de fabrication de dentelle.
Vient la guerre. Dispensé autrefois pour palpitations cardiaques, il est finalement reconnu bon pour le service en 1914 ; mais affecté à l’arrière, dans un atelier de construction à Tarbes.
Après le conflit il reprend son activité de fabricant.
Dès lors, leurs traces s'estompent. Fernand disparait à une date indéterminée. Lorsque Maria meurt en 1950, elle est dite veuve.
Conclusion
Ce qui m’a frappée, et m’a finalement permis d’identifier Maria Wanecq, c’est sa ressemblance avec ma propre grand-mère et mes grand-tantes paternelles.
Elles ne sont pourtant que cousines à quatre générations — autant dire presque étrangères sur le papier.
La parenté se lit parfois mieux dans les traits que dans les registres. Je constate que cette bouille ronde, typique des Wanecq, traverse le temps avec une fidélité désarmante.

Merci pour cette lecture. L' article vous a ému(e), intéressé(e), amusé(e) ou tout simplement été utile ?
Ecrivez-moi un petit commentaire, Seul le nom (initiales ou pseudo) est obligatoire. Si vous souhaitez que je vous contacte, pensez-à renseigner votre e-mail, je suis toujours heureuse d'échanger.
Le blog ne comporte pas de bouton « like » n’hésitez donc pas à manifester votre satisfaction en attribuant les cinq étoiles ci-dessous. C’est une belle façon d’encourager mon travail !
Date de dernière mise à jour : Sam 10 jan 2026
Commentaires
-
- 1. VERONIQUE ESPECHE Le Sam 10 jan 2026
De belles photos pour ce rendez-vous devenu incontournable
J'adore ton portrait cadre en main-
- Dominique LENGLETLe Sam 10 jan 2026
Oui, j'ai profité des vacances de Noël pour demander à mon ami le chat de redessiner mes photos de "bloc" d'après l'idée qu'il se fait d'Osyne et de ma photo d'identité
Ajouter un commentaire




