Il s’appelait Fernand OLIVIER, c’était un beau jeune homme de 25 ans qui devait faire tourner les têtes et chavirer le cœur des filles. Avait-il une amoureuse, une promise ? Personne n’est plus là pour nous en parler.
Il connut le triste sort d’être le 1er mort de notre village, Bertry, lors de la Grande Guerre.
Bien que né à Busigny, un village proche, c’était un bertrésien pure souche, fils de Jean Baptiste et Sophie Seignez. D’ailleurs, ses deux sœurs étaient nées à Bertry, aussi bien l’aînée Léonie, en 1885, que la benjamine Angèle en 1897. La famille avait donc habité la commune voisine autour de l’année 1889.
Il avait fréquenté l’école et acquis un certain degré d’instruction. Cela lui avait permis de s’extraire de sa condition d’ouvrier tisserand. En 1906, lors du recensement de la population, il déclarait exerçer le métier de tisseur dans l’entreprise Georges Delvalle, fabricant de tissus. Quatre ans plus tard, sa fiche matricule indiquait qu’il était employé de bureau. Je n’ai pas de certitude que c’était dans la même entreprise, mais il existe une bonne probabilité qu’il ait bénéficié d’une promotion.
En octobre 1910, il fut incorporé au 1er Régiment d’Infanterie en garnison à Cambrai, rapidement le 2e classe Olivier, travailla à devenir caporal et suivit la formation appropriée. Il reçut ses galons en décembre 1911, puis fut libéré en septembre 1912, le service militaire durait alors 24 mois.