A la recherche du temps perdu....

La ch'tite famille

Pour que nos ancêtres prennent vie au fil de la plume 

  • Famille FORRIERE Cattenières

    La parution de mon récent billet sur Pierre FORRIERE, sosa 2022 a occasionné plusieurs échanges avec des geneacousins. Un article complémentaire n’est pas superflu… on rebat les cartes !

    Dans la famille FORRIERE je demande le patriarche :

    Nicolas forriere 7 familles

    Nicolas, né  probablement avant 1600, à Cattenières ou ailleurs, épouse une femme inconnue à ce jour dont il aura… PLUSIEURS enfants.   (Je n’ai pas de certitude sur Philippe, le dernier né vers 1640)

    Aucun acte écrit ne corrobore l'identité de Laurence LEBLOND comme épouse.

    Cependant il existe bien une Laurence LEBLOND elle est l’épouse d'un certain Nicolas LENGLET. Nous y reviendrons plus tard.

    Nicolas FORRIERE est décédé après 1638-1640, date de naissance des  derniers enfants connus.

    Merci à tous ceux qui indiquent 1677 comme date de décès de me contacter pour m'expliquer le cheminement qui arrive à cette conclusion.

     

     

     

    Dans la famille FORRIERE  je demande le père :

    MatthieuMatthieu, dont l’acte de naissance avait été estimée d’après d’acte de décès… sauf que cette dernière n’est pas exacte non plus !

    Ce que l’on sait avec certitude :

    Matthieu est déjà marié en 1643 puisque le couple fait l’objet d’une saisie de biens en rapport à une dette contractée par  la famille de son épouse : http://cattenieresautrefois.fr/node/1056

    Jeanne Lenglet , veuve de feu Jean Delaire, demeurant à Esnes, et Mathieu Forriere, mari et bail de Marie Lenglet demeurant à Cattenières, héritiers de feux Pierre Nicq et de Noelle Lenglet sa femme

    Matthieu Forrière ne peut donc pas être né vers 1644 ! il est plutôt né vers 1615/1620. Il se serait marié vers 1640.

    En ce qui concerne sa date de décès : Il ne peut pas être décédé le 23 mars 1688, puisque dans un acte du 28 janvier 1670 Marie Lenglet, veuve de feu Matthieu FORRIERE , acquiert une terre appartenant à un dénommé Pierre LEDUCQ : http://cattenieresautrefois.fr/node/1084

    Matthieu FORRIERE est donc décédé entre le 14 mars 1667 (date à laquelle il est toujours échevin) et le 28 janvier 1670.

    (j’ai finalement compris d’où vient la date du 23 mars 1688 figurant sur certains arbres : c’est le contrat de mariage de Jeanne Forrière, fille du défunt Matthieu avec JB Vallet)

     

    Passons à son épouse : Marie (Mary) LENGLET, mère de Pierre :

    La mereNous savons par l’acte cité précédemment qu’elle a deux sœurs Jeanne, veuve de Jean DELAIRE, et Noëlle Lenglet décédée sans enfant.  Ce sont les filles de Jean Lenglet et Jeanne Heulchin. Nous le savons par l’acte de donation du couple au mariage de leur fille aînée Noelle en 1615 :

    http://cattenieresautrefois.fr/node/990

    C’est là qu’il y a eu confusion dans certains arbres geneanet avec une homonyme, Marie Lenglet née en 1635, fille de Nicolas LENGLET et Laurence LEBLOND.

     

     

     

    Dans la famille FORRIERE je demande Sosa 2022 :

    Sosa2022Pierre FORRIERE, Il est probablement né une bonne dizaine d’années plus tôt que celle estimée. En effet, il, achète en 1677 trois mencaudées de terre labourable a la famille OUDART. http://cattenieresautrefois.fr/node/524

    Sachant que sous l’ancien régime la majorité civile est fixée à 25 ans pour administrer ses bien, et qu’il faut déjà être en possession d’un certain pécule pour s’acheter une terre de 326 florins. Je pars du principe qu'il s'agit bien de ce Pierre FORRIERE, célibataire et non de son oncle, auquel cas une épouse  serait citée...?

    En ce qui concerne son décès, une date circule sur Geneanet à savoir 31 décembre 1712, sauf que cette date n'est pas reprise dans les relevés de la commune effectués par Jerome Coyez. Il me semble donc prudent de ne pas la valider . J'attendrai de pouvoir en discuter avec Jerôme ou tout autre membre du GGAC.

     

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  • Pierre Forriere, mon Sosa 2022

    Pour ce premier article de l'année, le plaisir de vous retrouver passe immanquablement par une figure imposée  : rechercher l'ancêtre dont le numéro correspond au nouveau millésime.

    Ce que l'on appelle, en jargon généalogique le "Sosa 2022"  correspond à mon aïeul, branche maternelle à la 11è génération. Nous le trouvons à quelques sauts de puce du berceau familial : dans le village de Cattenières, à mi-chemin vers  Cambrai.

    Cattenieres 59 cassiniCette petite bourgade de quelques centaines d'âmes (493 habitants au premier recensement de 1793)  doit son nom aux châtaigniers qui y étaient plantés dans des temps immémoriaux. La Maturlotte, la vallée des corbeaux, le chemin des pélerins, sont autant de lieux-dits qui invitent  à en savoir plus sur cette commune**.

    Sous l'ancien régime , la seigneurie de Cattenières relève du palais épiscopal de Cambrai, Elle appartient au chapitre de la cathédrale.

    C'est ici qu'est établie la famille FORRIERE, dont mon aïeul objet de cette page : Pierre.

    FORRIERE : Le nom est surtout porté dans le département du Nord. Variante : Forière, rencontrée autrefois dans les Côtes-d'Armor. C'est un toponyme pouvant désigner la lisière d'un champ ou d'un bois, en particulier l'extrémité d'un champ laissée inculte pour permette à la charrue de tourner.

    L'essentiel des FORRIERE trouvés sur Geneanet prend source à Cattenières, ce qui me permet d'en déduire que je cousine avec tous les FORRIERE de l'arrondissement de Cambrai.

    Revenons-en à mes ascendants : 

    eglise cattenieresCette lignée ne compte à ce jour que quatre individus nés entre 1600 et 1695. Nous disposons de très peu d'informations : les relevés,  catholicité et état civil, ne débutent qu'en 1737. Ils ont été complétés par les contrats de mariage du tabellion de Cambrai. Nous devons ce travail à Jérôme COYEZ du GGAC 

    C' est sous la protection de Saint Martin que la famille vivra les évènements majeurs de sa vie, baptêmes, mariages, funérailles dans l'église du village qui date du XVIe siècle.

    Dans la famille FORRIERE, je demande le patriarche :

    Nicolas forriere 7 familles

    Nicolas, mon ancêtre à la 13è génération.

    Né vers 1600,  à Cattenières ou à proximité, il y épouse une demoiselle LEBLOND, de cette lignée reconstituée par bribes nous leur connaissons, à ce jour, cinq enfants qui auront échappé aux vagues de peste dont les poussées se manifestent à peu près tous les quinze ans.

     A cette période nous ne sommes pas en pays de France, notre région est rattachée à l'Espagne depuis 1595, elle le restera jusqu'en 1677. Pendant longtemps encore on y comptera en florins et en patars, unités de compte des Pays-Bas espagnols, plutôt qu'en livres et en sols.

     

     

     

     

    Dans la famille FORRIERE, je demande le père :

    Matthieu

    Matthieu, benjamin de la fratrie, a une sœur, l'ainée des enfants, et trois frères. Il voit le jour vers 1644, (date calculée d'après son décès, mais nous savons que l'âge estimé au décès est également approximatif à cette époque, donc prudence!)

    Vers 1661, il n'a que 17 ans, il épouse Mary LENGLET, qui serait une veuve de près de 10 ans son aînée. (A nouveau, il convient de rester prudent, je me demande s'il n'y a pas confusion entre deux Mary (Marie) LENGLET).

    Ce couple de paysans aisés aura au moins cinq enfants, nés entre 1661 et 1670, deux garçons et trois filles.

    Matthieu décède à Cattenières le 22 mars 1688 à peut-être 44  ans.

     

     

     

    Dans la famille FORRIERE, je demande Sosa 2022 :

    Sosa2022

    Pierre, l'aîné des cinq enfants de Matthieu et Mary est probablement né vers 1661.  C'est un paysan laboureur, comme indiqué dans les actes d'acquisition de terres. C'est à dire un paysan suffisamment riche et influent pour être considéré comme un notable du village. Peut-être même le "coq du village", expression du XVIe siècle qui signifiait le personnage le plus important. Divers actes d'acquisition de terres nous sont parvenus, dont : le 3 novembre 1696 Achat de 2 mencaudées et trois pintes de terre à Catherine Srpock pour la somme de 250 florins. voir Jérome Coyez 

    Il épouse Marie SEGARD vers 1681, date à laquelle naît leur premier enfant, un fils Philippe. Viendront ensuite Matthieu, Anne Jeanne, Grégoire puis finalement Marie Jeanne.

    Pierre a la confiance du seigneur et de l'assemblée villageoise. Il sera échevin entre 1697 et 1699. Un échevin est, historiquement, dans le nord de la France , un magistrat, nommé par le seigneur . Il est chargé de la police et de la justice sur ses terres. Il a parfois également un rôle d'officier municipal.

    Pierre FORRIERE est déjà veuf depuis plusieurs années quand il quitte ce monde le 31 décembre 1712.

     

     

     

    Dans la famille FORRIERE, je demande la fille :

    La fille

    Marie Jeanne,  la benjamine de la famille naît vers 1695. Elle est mon aïeule à la 10è génération.

    Le 25 février 1718, elle épouse  Pierre BORAIN, natif de Montigny en Cambrésis. Pierre est veuf et père de deux garçons issus du premier lit. C'est Donc à Montigny que le couple s'établira. (Il semble que les deux fils Joseph et Jean François n'aient pas survécu, leur trace est perdue) . 

    Pierre décède vers 1732.  Marie Jeanne restée veuve s'éteint à 17 heures le 3 novembre 1761 à l'âge de 66 ans.

    D forriere marie jeanne 1761

     

     

     

     

     

    Le "rameau" FORRIERE n'est pas bien gros. J'espère que quelques précisions viendront compléter les données lacunaires grâce à cette parution. D'avance je vous en remercie.

    0321077001597150591

    Je vous invite à retrouver cette famille sur deux sites amis:

    Cattenières d'Autrefois de Jérome Coyez

    Au pays de mes ancêtres de  Roseline Soudan.

    Ainsi que sur Généanet  ICI 

    Vous voulez en savoir plus sur Cattenières je vous recommande l'article de Nicole et Jean François Lenglet sur Cambrésis terre d'histoire

    Mon jeu de 7 familles est illustré par des portions de tableaux flamands du XVIe siècle.

    ATTENTION : suite à la parution de cet article de nouvelles données sont venues infirmer certaines informations. Un nouveau billet correctif est visible ICI

     

     

     

     

     

     

     

  • Marraine

    Tu viens de quitter ce monde glissant tout doucement vers l’au-delà pendant plusieurs semaines.

    D’une jeunesse indissociable de celle de maman, vous n’aviez que deux années d’écart, c’est tout naturellement que tu es devenue ma marraine, et que maman est  devenue celle de Martine.

    Le choix de photos pour illustrer votre complicité est immense.

    Rolande-Madeleine-1938.jpgLa première, celle qui vous fait rager mais qui est tellement drôle, est bien sûr celle-ci, prise, je crois, à l’occasion de la fête donnée pour la centenaire de Clary ….. en 1938.

    Vous ne cachez pas votre joie !

    Mado et rolande

     

    Ensuite, un cliché que je ne parviens pas à dater précisément, pendant la guerre je pense.

     Vous êtes adolescentes : maman est encore plus grande que toi.

    Soit la photo a très mal traversé le temps soit elle était ratée d'origine

    Impossible de déterminer si l'on est à Clary ou à Tharon.

     

    Rolande madeleine 1943

     

     

    Autre photo estampillée 1943.

     

    Vous confectionnez vos vêtements qui souvent sont identiques. Vous jouez les jumelles.

     

     

     

     

     

    St michel

     

    Madeleine rolande 51 st michel

    Puis celle-ci, à droite photo souvenir de vacances en 1951 à St Michel-Chef-Chef. prise au même endroit que celle de gauche, un ou deux ans plus tôt?

     

     C’est la première fois que je te remarque si grande, et ce n'est pas un effet des coiffures de l'époque.

     

    Pendant de nombreuses années vous retournerez sur les lieux de cette parenthèse de votre vie que fut l'exode de 1940 à 1943. 

     

     

     

    Autre image surprenante, vous êtes les jolies demoiselles d’honneur du mariage de votre sœur Marcelle à Clary en février 1944.

    Vous êtes escortées par deux beaux garçons, les frères Bonneville, mais personne ne semble satisfait d'être là, même pas les mariés !

    Mariage

     

     

     

     

     

     

     

     

    Viendront ensuite les mariages, les enfants, j'ai encore d'innombrables photos de vous deux, mais, hélas je n'ai pas une seule photo de toi avec moi pour enrichir ma mémoire.

    J'ai le souvenir très lointain de vacances à Cambrai, nous allions au jardin public au "coin des mamans", puis plus rien. Ma mémoire me joue des tours jusqu'à l'adolescence.

     

    Communion domi

    De ma communion, je n'ai que deux photos, l'une avec mes grands-parents, l'autre est une photo de tous les enfants.

    Pas de photo avec parrain et marraine, quel regret !

     

    Peu de temps après vous quittiez notre région pour vous établir dans les Alpes.

     

    Les occasions de se voir régulièrement évoluent avec les circonstances familiales, mariages, deuils, ou de quelques vacances dont je n'ai pas ou plus de photo.

    Et pourtant, des souvenirs affleurent, A Villard-de-Lans puis à Lans-en-Vercors :

     La cueillette des myrtilles, la confiture et mon indigestion. Nos chicailleries entre cousins pour un bout de fromage. La messe de minuit à Noël. lLa descente de la montagne sur un "kart" improvisé avec une caisse à savon. Notre visite des grottes de la Luire, haut lieu de l'histoire du Maquis du Vercors.

     

    N dame de lorette 48 ou 49    Massif central 1955     Madeleine et rolande annees 1970 isere    2000 mado et rolande 002   P1050648

     

    Même si les circonstances de la vie, l'éloignement, ne nous ont pas reellement permis d'établir durablement ce lien privilégié, marraine - filleule, je sais que tu as été présente lors des étapes essentielles de ma jeunesse, des moments forts de ma vie.

    Merci d’avoir eu cette place dans ma vie et de m’en avoir fait une dans la tienne depuis toujours.

    Au revoir Marraine, je t'aime.

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  • Cold Case Achille LENGLET 1850-1874

    Quimper  11 décembre 1874 :

     

     PrefecturePar une nuit sans lune, un militaire homme du rang du 118e Régiment d’Infanterie de Ligne, encore engourdi par le sommeil et saisi de froid,  vient prendre la relève de quart à la guérite du factionnaire de la préfecture de Quimper. Il entre au préalable dans le corps-de-garde afin de se signaler au sous-officier de service. À sa grande surprise, il n’y a personne dans le bureau. Seuls signes visibles : un schako (kepi) posé sur le bureau et un fusil de service. Son supérieur ne doit pas être bien loin. Probablement parti "satisfaire un besoin naturel". Le temps passe, le planton s'inquiète.

    L’alerte est donnée, des recherches sont entreprises. Au 118e, deux mots circulent : Achille LENGLET.

    Une inspection en règle est réalisée au sein de la caserne et dans la préfecture… Rien.  Le Caporal Lenglet, 24 ans, célibataire, originaire de Bertry, dans le departement du Nord, demeure introuvable.

     

    L’enquête :

     

    Un nouveau jour se lève sur Quimper, mais une ombre sinistre plane sur les rives de l’Odet. Au 118e de ligne, ainsi qu’à la préfecture, la nouvelle s’est répandue comme un trainée de poudre. Un militaire est porté manquant. Toutes les hypothèses sont envisagées, fugue, accident, désertion. Les langues vont bon train. Une certitude : l’arme n’a pas servi. L’inquiétude se lit sur les visages. Les conditions de la disparition du Caporal sont tout aussi obscures que l’était le ciel quimpérois la nuit passée.

    Dès l’aube, les gendarmes débutent les investigations, et les premiers interrogés sont les camarades de Lenglet, avec qui il a passé la soirée dans une auberge de la rue Sainte-Catherine. « Achille Lenglet est un bon vivant », c’est en ces termes que ses amis le décrivent. Il aime à boire avec eux, le soir après sa journée de service à la caserne du quartier Saint-Mathieu. François Tréguer explique qu’ils étaient cinq attablés dans un cabaret, pour dîner. Guillaume Cozic mentionne qu’ils n’ont consommé qu’une bouteille de cidre pour accompagner leur soupe, ce qui est confirmé par Hervé Mahé. Joseph Donval, quant à lui, précise les horaires : ils sont arrivés à 5 heures du soir et sont repartis à 9 heures. Ils sont rentrés à la caserne du 118e et se sont couchés, y compris le Caporal Lenglet.

    Après les militaires, vient le tour du voisinage de se plier aux questions des enquêteurs.

    Les cabarets de la rue Sainte-Catherine, et ils sont nombreux, sont passés au crible. Les blanchisseuses du « Pont Pissette » sont également questionnées… Elles n’ont rien vu. Les jours passent et le Caporal reste introuvable. Achille a disparu.

    Un signalement :

    Quimper

    Le 13 décembre, les Gendarmes sont appelés par un riverain du quartier du Halage.

    Un corps flotte entre deux eaux en aval des quais du Cap Horn. Les enquêteurs se « transportent » sur place, accompagnés du procureur de la République. Il s'agit du corps d'un homme, vêtu d’un uniforme de fantassin. Le docteur Gaumé, médecin du 118e, est appelé en urgence ainsi que le docteur Debout, médecin civil. Le corps est remonté sur la berge, et transporté à l’hospice.

    Si l’homme porte son uniforme complet, son schako est introuvable, et de surcroît, sa main gauche est dans la poche du pantalon.

    Une autopsie est réalisée qui met en évidence une large blessure ouverte sur le crâne, de la nuque au front.

     

     

    Épilogue :

     

    Les experts identifient la victime, il s'agit bien du Caporal Achille Lenglet. Eu égard à la nature des blessures ils concluent à une agression. L'homme semble avoir reçu un violent coup  asséné au moyen d'un instrument contondant comme une grosse pierre. Toutefois il n'était pas mort lorsqu'il est tombé ou a été jeté dans l'eau.

    L'enquête ne révèlera rien de plus, aucune piste sérieuse ne peut être retenue. Si tant est que l'administration ait vraiment pu ou voulu creuser. Le 118e RI ce sont quelques 850 conscrits qui à l'occasion de permissions de minuits sont susceptibles de créer des tapages nocturnes et des troubles à l'ordre public. Face à eux, le commissaire de police ne dispose que de six hommes. Effectifs réduits la nuit à seulement à une patrouille de deux hommes. Le conscrit sous influence éthylique figure parmi les troubles-paix les plus craints des agents de polices, peu nombreux, qui doivent régulièrement faire face au cours de leur patrouille nocturne à des groupes de militaires hostiles qui parfois baïonnettes à la main refusent d'obtempérer à leurs sommations. (source : Archives municipales de Quimper)

    De nombreuses interrogations demeurent : Pourquoi ? Comment ? et surtout Qui ?

    Comment ne pas penser à cette phrase de Dumas tellement célèbre qu'elle a fait le tour du monde « Cherchez la femme, pardieu ! Cherchez la femme ! »

    Autant de questions sans réponse auxquelles la famille restera à jamais confrontée.

    Le 19 avril 1904, un autre Achille Lenglet, son neveu, adolescent de 17 ans se pend. Le prénom de l'oncle disparu était-il trop lourd à porter ?

    Généalogie :

     

    Achille Lenglet né le 8 mai 1850 était le fils aîné de : Achille (1825-1902) et Anne Geneviève LEPRETRE (1825-1861)

    Achille

    Ce sont seize liens de parenté, cousinage,  qui nous lient. Il serait trop long et fastidieux d'entrer dans le détail.

     

     

     

    Annexes :

    Les articles de presse à la base de ce récit :

    A lenglet 1 2     Lenglet 2 2

     

     

     

     

    Le rapport de Gendarmerie retrouvé aux archives départementales du Finistere.

    Pv gendarmerie 1  Pv gendarmerie 2

     

    Un très grand MERCI à mon ami Gilles CARDINAL qui s'est déplacé aux archives pour obtenir ces précieux documents

     

     

     

  • Jean Rousseau 1731-1802

    Clair gris marbre faire part deces

    Jean Rousseau est mon ancêtre a la 8e génération.

    C’est l’arrière-arrière-grand-père de mon arrière-grand-père Emile Fruit.

    Autant dire que je ne dispose de presque rien comme information sur sa vie quotidienne.

    Né dans le petit village de Fontaine-au-pire, situe à une dizaine de kilomètres de Bertry, il vient épouser, a l’âge de vingt ans Marie Roquet.

    Elle n’est pas une inconnue pour lui puisque, pour valider cette union ils ont demandé une dispense de consanguinité au 4e degré.

    De fait, bien que né à l’extérieur, c’est un enfant du village : ses deux parents sont originaires de Bertry. Jean ROUSSEAU et Marie ROQUET, sont « cousins issus de germains »

    Le couple relativement aisé travaille sa propre terre : Jean laboureur, dispose d’un attelage et d’une charrue pour cultiver sa parcelle.

    Son épouse mourra jeune à l’âge de 41 ans environ, en accouchant de son onzieme enfants. Dont six atteindront l’âge adulte.

    Dont un fils Louis né en 1770, qui mourra en 1801 à Zurich pendant les guerres révolutionnaires. Jqurqi l’occasion d’y revenir ultérieurement.

    Deces rousseau

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