Leur histoire est surtout marquée par une succession de pertes cruelles, révélant les difficultés de l'époque, une fécondité non maîtrisée, voire encouragée et en même temps une forte mortalité néonatale. Adèle mettra au monde sept enfants en onze ans. Parmi eux, trois ne survivront pas à leur prime jeunesse.
La mère de famille n’a que 31 ans lorsque la tragédie s’abat sur le foyer. En avril 1891, elle donne naissance à son dernier fils, Ernest. C’est la grossesse de trop qui a épuisé l’organisme déjà affaibli de la jeune femme. Elle a contracté la tuberculose, fléau non encore maîtrisé à l’époque. On en est tout juste à reconnaître le caractère contagieux de la pathologie.
La fièvre, l’amaigrissement et la fatigue auront raison de sa survie et de celle du nourrisson. Quelques jours après l'accouchement, mère et enfant succombent, à seulement quelques heures d'intervalle. Ce double décès plonge la famille dans une douleur indicible et laisse Louis Jérémie veuf avec quatre jeunes enfants à charge, dont Angèle, sept ans.