Le métier de berger ne se résumait pas à surveiller les moutons en sifflotant sous un pommier. Aidé de chiens, le berger guidait les troupeaux de moutons, parfois les « bêtes rouges » (vaches et bœufs), — dans ce cas il prenait le nom de pâtre le long de chemins herbeux appelés « chemins verts » ou « chemins aux bœufs ».
Statut social : le berger était un employé communal ou seigneurial. Dans beaucoup de villages, il existait un berger communal ou pâtre engagé collectivement par la communauté villageoise pour mener paître les troupeaux des habitants. Chaque famille payait une contribution, en argent, en grains ou en nature.
Privilèges et interdits : sous l’Ancien Régime, la pâture était régie par la vaine pâture : après les récoltes, tout le monde avait le droit de mener ses bêtes sur les terres moissonnées. Mais en période de culture, le berger devait respecter des règles strictes, sous peine d’amendes prévues par les règlements seigneuriaux.
Lien au seigneur : souvent, le berger dépendait directement de la seigneurie. Il pouvait avoir droit à un logement, à une petite terre attenante ou à des privilèges, mais restait d’un rang modeste, parfois suspecté de « maraude » ou de sorcellerie (les bergers vivaient à l’écart, dans les champs).