Julien Wanecq est né à Bertry le 6 juillet 1886. Il est le fils unique de Julien Joseph Wanecq et de Ferdinande Lechef.
Célibataire, il vit chez ses parents rue du Moulin. Tous trois partagent un même quotidien : celui de petits artisans tisseurs, travaillant à domicile. Comme bien des familles du village, les Wanecq possèdent leur propre métier à tisser, qui fonctionne presque sans relâche, pour répondre aux besoins d’une industrie textile exigeante. Une vie modeste, rythmée par le claquement régulier du métier et les délais imposés par les commanditaires.
Lorsque la guerre est déclarée en août 1914, Julien est affecté au 364e Régiment d’Infanterie. Ce régiment de réserve, nouvellement créé à Verdun à partir du 164e RI, est cantonné dans le secteur de Champlon, à une trentaine de kilomètres seulement de la frontière belge. Ce camp retranché, considéré dès le début du conflit comme un point stratégique, attise déjà les convoitises de l’armée allemande. Verdun, bien avant la terrible bataille de 1916, est un verrou militaire sous haute tension.
Julien Wanecq, soldat de 1ère classe, est tué le 12 octobre 1914, à seulement 28 ans. En raison des circonstances, la constatation de la réalité du décès n'a pu être faite dans l'immédiat conformément à l'article 17 du Code Civil. Il sera déclaré par jugement du tribunal de Verdun en date du 24 avil 1917, et transcrit à Bertry le 25 juillet 1919.
Sans descendance, sa mort signe la fin d’une lignée. Il était un petit cousin de mon arrière-grand-mère, Aimée Wanecq.