C’est dans ce rôle qu’il se distingue. Le 15 novembre 1917, il reçoit une citation à l’ordre du régiment, accompagnée de la Croix de guerre avec étoile de bronze. Le texte de la citation souligne « l’entrain et la bravoure » d’un téléphoniste qui, sous de violents bombardements, répare ses lignes « avec un absolu mépris du danger », notamment le 17 octobre, où il force « l’admiration de tous ». Ainsi, le même homme qui avait été condamné quelques mois plus tôt est ensuite distingué pour son courage : tout le paradoxe de la guerre est là, dans cette trajectoire brisée puis relevée.
Nommé brigadier en avril 1918, Eugène obtient une permission qu’il passe chez sa sœur Félicie Richard, réfugiée à Les Ponts-de-Cé, dans le Maine-et-Loire. Après l’armistice du 11 novembre 1918, la démobilisation est lente pour les survivants. Eugène ne retrouve définitivement la vie civile que le 10 août 1919