Il y a tout juste 89 ans, disparaissait Olympe Farez, le 14 février 1934.

Née sous la IIIe République, à Clary dans le département du Nord, le 6 mars 1875, d'une famille de tullistes brodeurs, elle est l'aînée d'une fratrie de cinq filles et un garçon.
A cette époque, le pays se relève difficilement de la guerre contre les prussiens de 1870 :
.La petite commune avait perdu cinq de ses enfants au cours des six mois de bataille. De Clary on avait suivi anxieusement la bataille de Saint Quentin situé à moins de trente kilomètres. Dès que le canon s'était tu, on avait vu passer les débris d'une armée en lambeaux, loin de l'image d'Epinal de la Première Armée du Général Faidherbe. Puis les prussiens étaient entrés dans le village le 21 janvier 1871. La légende des terribles uhlans, ces cavaliers de l'apocalypse les avait précédés. Clary avait dû loger et nourrir cette multitude de soldats ennemis qui, pour s'assurer de la docilité des citoyens, avaient pris plusieurs otages.
A la fin de la guerre le petit chef-lieu de Canton était alors à son apogée démographique, avec plus de 2700 habitants dont 65% de tisseurs dans la population. En moins de vingt ans la commune perdra plus de 10 % de sa population et la proportion de tisseurs diminuera drastiquement au profit des agriculteurs.
Olympe Farez a vingt trois ans lorsqu'elle épouse le 4 mars 1899, Gérard Leducq, de même âge. Une année plus tard, la jeune sœur d'Olympe, Delphine épousera Léon Leducq, frère de Gérard. L'acte de mariage religieux ci-dessous, nous apprend qu'ils ont obtenu une "dispense de temps clos". L'église interdisant , sauf dispense moyennant finances, les mariages pendant le temps du carême.
