Mes Blot sont bien installés à Élincourt, petit village du sud du Cambrésis, proche de Clary, à la frontière de l’Aisne, entre Maretz, Walincourt et Prémont. Je n’y retrouve pourtant pas leur trace avant Joseph, qui semble s’y fixer après son mariage : tout porte donc à croire qu'il venait d’un village voisin, peut-être de l’Aisne toute proche. Je note d’ailleurs l’existence d’une souche présente dès le début du XVIIᵉ siècle à Seboncourt, à une quinzaine de kilomètres seulement d’Élincourt.
Quant aux Blot si nombreux plus tard à Caudry, ils n’y apparaissent qu’à la fin du XVIIᵉ siècle, souvent sous les formes Belot ou Bellot. Ce sont leurs descendants que l'on retrouvera aussi bien à Bertry qu'à Clary.
Elincourt, ce village où s’installent mes Blot n’est pas sans passé. Connu dès le XIᵉ siècle — son nom apparaît en 1046 — Élincourt fut autrefois un lieu plus important qu’on ne l’imagine aujourd’hui : il possédait un château fortifié, pourvu d’une garnison, et les seigneurs du lieu y frappaient même monnaie au XIVᵉ siècle. Plus tard, Élincourt vivra aussi du textile, du tissage, de la lingerie et de la broderie, dans une position favorable entre Cambrésis et Saint-Quentinois. Au XIXᵉ siècle, Élincourt compte près de trois fois plus d’habitants qu’aujourd’hui. Puis, peu à peu, cette importance s’efface.