Les choses se gâtent dès que l’on part en exploration sur Généanet.
En quelques clics, me voilà propulsée jusqu’en 1450, portée par des lignées Bricout, Lesage, Vallée, Delabre & consorts. un déroulement impeccables . Le genre d’arbre qui pousse droit, et haut, un séquoia géant ! le rêve...ou le cauchemar. Car en regardant de plus près, les seules “sources” citées ne sont autres que…des pages Généanet, qui citent d’autres pages Généanet. Une magnifique boucle de copier/coller, un peu comme ces miroirs qui se renvoient leur reflet à l’infini. Une jolie mise en abyme généalogique.
Je me demande si ce sujet a déjà été traité quelque part, démonté, débattu, éclairé ? Auquel cas, j’ai dû le manquer dans un coin de discussion — cela m’arrive — et je serais ravie qu’on me pointe la bonne direction.
Selon certaines mentions, il existerait une archive intitulée Recueils généalogiques de la famille Bricoult : une lettre de 1750, écrite par un certain Antoine Bricoult à son cousin Jacques, retraçant la famille depuis 1539. Sauf que :
- ma recherche remonte bien avant, jusqu’à des Bricoult nés vers 1470,
- personne ne semble avoir vu cette fameuse lettre ni fourni de lien,
- le patronyme Bricout/Bricoult est tellement répandu en Cambrésis : comment être sûrs qu’il s’agit bien des bons ?
On m’a également parlé des “archives des Templiers” (ou presque).
Philippe Renons Bricoult, censier du Frénois en 1539, serait fils de Robert et ancien lieutenant du comte de Lalaing. La Cense du Frénois dépendait de la Commanderie de l’Ordre de Malte, dont les archives, qui seraient conservées à Mons en Belgique, sont aussi discrètes que les chevaliers eux-mêmes.
Bref : intéressant… mais toujours invisible.