Clary - Visiteur nocturne
- Le Mer 27 août 2025
- Dans Chroniques de l'Indépendant
- 3 commentaires
Rue Neuve à Clary, une querelle éclate : Arthur Delépine est accusé d’avoir frappé son voisin Charlemagne Mora d’un coup de bâton...
Arthur Delépine, un arrière-arrière-grand-oncle, naît à Clary le 26 août 1865. Il est le fils unique de Florentin Delépine et Laetitia Michel.
Sa famille paternelle est originaire de Belgique. Comme beaucoup d’autres à l’époque, les Delépine ont quitté leur terre natale au milieu du XIXᵉ siècle pour venir s’installer dans le Cambrésis. Florentin, comme plusieurs membres de cette branche, est briquetier, et également tisseur.
En 1864, Florentin épouse Laetitia. L’année suivante naît Arthur, mais le bonheur est de courte durée : Laetitia meurt lorsque l’enfant n’a que deux ans. Élevé par son père, Arthur l'assiste au tissage.
Arthur est recensé en 1892 au bureau d’Avesnes. La fiche précise : “fils d’étranger, n’est astreint qu’aux obligations de service de la classe 1885.” Né de père belge, il semble qu’Arthur n’ait pas été inscrit à 20 ans comme les autres garçons de sa génération, mais qu’il ait été finalement appelé quelques années plus tard, après avoir acquis la nationalité française. Il effectue alors son service militaire au 4ᵉ régiment d’infanterie, ce qui peut expliquer son mariage tardif.
En 1896, à trente et un ans, il épouse Clémence Montigny, 29 ans. Le couple n’a pas d’enfant, et Clémence disparaît prématurément : au recensement de 1906, Arthur figure déjà seul, veuf et sans descendance.
Après 1910, la piste se brouille : ni remariage, ni décès connu, ni succession repérée… ce qui laisse encore planer un voile de mystère sur son parcours. Il faut dire que le 26 août 1914, les troupes allemandes mettent le feu à la mairie de Clary, emportant dans les flammes tous les registres communaux. L’état civil a été reconstitué tant bien que mal après la guerre, mais une partie des traces d’Arthur a peut-être disparu ce jour-là.
Entre nous… cet épisode du “visiteur nocturne”, où Arthur surgit dans le jardin de son voisin bâton en main, laisse deviner un tempérament un peu… vif. On pourrait même imaginer qu’il avait peut-être un faible pour la bouteille — une façon comme une autre d’oublier ses peines.
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Commentaires
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- 1. Catherine Livet Le Jeu 28 août 2025
Querelles de voisinage !-
- Dominique LENGLETLe Ven 29 août 2025
En fait ce n'est pas le fond qui m'importe, c'est juste l'occasion de présenter un entrefilet de presse, je vais tenter une nouvelle rubrique, j''en ai une quarantaine
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- 2. Christiane Bruneau Le Mer 27 août 2025
Bizarre cette histoire !
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