C’est fou ce Challenge ! la progression alphabétique sur le thème Guerre et Paix perturbe totalement l’aspect chronologique.
Cherchons un peu.
La guerre, les batailles...
P…comme Pavie ? ah non, nous en avons par-dessus la tête du trio François1er, Henri VIII, Charles Quint !
P comme Poitiers ? vous pensez 732, la victoire ? Ce n’est pas d’elle que je vais vous parler, mais de celle de 1356, la défaite du roi Jean Le Bon, parce qu’il s’agit d’un affrontement majeur, symbolique de la guerre de 100 ans .
Malgré la neutralité proclamée du Cambrésis, malgré ses places fortifiées , près de chez nous les châteaux de Le Cateau, Busigny, Ligny etc… notre province sera pendant toute la durée du conflit le champ de bataille où s’affronteront les diverses factions. Les récits des chroniqueurs du Cambrésis de cette triste période fourmillent de témoignages sur les innombrables exactions, pillages, incendies, brigandages.
« … ils enfourchoient femme gisant d’enfants, femmes mariées et bonne filles, et aux gensnes enfants copoient à l’ung un pied, à l’autre un poing, à l’autre les oreilles, aux autres le nez et à alcuns crevoient les yeux et disoient : ché pour che qu’le vous souvienne que le Roi d’Angleterre et les Anglois ont été en Cambrésis »
Jean Froissart Chroniqueur.
En plus des dommages aux récoltes sur le champ de bataille, la guerre ajoute une autre épreuve en libérant, à la fin de chaque campagne, des hordes de soldats. Ne percevant plus leur solde, les hommes d'armes se fondent en grandes compagnies et telles les sauterelles de l'Apocalypse, ravagent tout sur leur passage. Les premiers à en pâtir sont les humbles, les sans-défense, les paysans et leurs familles.
La paix, les traités :
Pour terminer sur une note plus optimiste je vous parlerai du Traité de Picquigny, le 24 août 1475, qui marque la fin de la guerre de 100 ans.
Ce village picard aujourd’hui situé de le département de la Somme, se trouve à une centaine de kilomètres de chez nous.
Pour cette entrevue, explique l’historien Jean-Charles-Léonard Simonde Sismondi, un pont fut construit sur la Somme : il fut traversé par une barrière qu’il était impossible de franchir, et qui n’avait point de porte. Les rois arrivèrent par les deux rives avec douze personnes seulement.
