Quelques mois après leur mariage, en décembre 1907, naît leur fille, Hélène Espérance. Puis vient la terrible Grande Guerre. Compte tenu de son âge, Philippe est versé dans le 4e Régiment d'infanterie territoriale.
Son régiment est affecté à la défense de Maubeuge dont il subit la bataille du 28 août au 8 septembre 1914. Tout le régiment est fait prisonnier. Les soldats sont internés dans différents camps allemands, et ce n'est qu'en décembre 1918 ou janvier 1919 qu'ils sont rapatriés.
Cette captivité altère gravement et définitivement la santé de Philippe, à tel point qu'à son retour, le 7 janvier 1920, sa fille Hélène Espérance est déclarée "adoptée par la nation". Il est donc en incapacité de s'occuper des siens.
Son décès n'interviendra que le 22 janvier 1943, il obtient la mention "Mort pour la France". Il meurt dans un établissement situé au 1 rue d'Amont à Villejuif, selon la déclaration faite par un employé de l'établissement. Je n'ai pas pu déterminer si cet établissement était un hospice pour personnes âgées, un hôpital général ou un hôpital psychiatrique... Toutefois, il est important de noter que le sort des internés pendant la Seconde Guerre mondiale était loin d’être enviable. Beaucoup ont été laissés pour mourir de faim dans ces établissements, mais je n’ai pas suffisamment d’éléments pour poursuivre cette piste dans l'immédiat..
Lors de son décès, il était veuf depuis huit ans. Son épouse, Fernande, était décédée le 22 octobre 1935 à Roches, dans le Loir-et-Cher, selon l'information transmise par Brigitte Lefebure, sur Geneanet.