A la recherche du temps perdu....

Philippe Ciriez x Fernande Boulard

Le Mardi 4 février 1879, Rue de Maurois à Bertry, Adolphine âgée de 25 ans met au monde son premier enfant.

N ciriez philippe 1879

Adolphine LEMAIRE est native de Rieux en Cambrésis, village situé à une vingtaine de kilomètres de Bertry, elle a  rencontré et épousé en 1875 un vieux garçon, de 16 ans son aîné,  marchand de vaches de son état, Philippe CIRIEZ, fils d' 'Onesipe et d'Anne SEIGNEZ. L'un des petits-fils de mon aïeul Michel Antoine.

A tout seigneur tout honneur, comme il est de tradition, puisque ce premier enfant est un garçon, il portera le nom de son père. Nous parlerons donc de Philippe CIRIEZ, fils de Philippe CIRIEZ... j'envie la nomenclature américaine qui n'hésite pas à ajouter Junior ou Sénior afin de faciliter la compréhension.

Philippe sera l'aîné d'une fratrie de 6 enfants, bien qu'il n'ait jamais connu le dernier, né sans vie en 1888. Sa première petite sœur Marie Adolphine naît en décembre 1880.

L'année suivante, en  octobre 1881, leur maman est victime d'un très grave accident au passage à niveau : elle est happée par le train alors qu'elle traversait pour se rendre au centre du village.Passage a niveau bertry Le médecin du village note qu'elle a le crâne fracturé au milieu du front. Selon l'expression actuelle : son  pronostic vital semble engagé.

 

  Ciriez lemaire fracture crane 19 10 1881Adolphine finira par se rétablir, et Philippe aura une nouvelle petite sœur Louise en 1883, puis Sidonie en 1884. Hélas Sidonie mourra à l'âge de 7 ans.

 

En 1886, Philippe aura enfin un frère, Louis. Il y a trop d'écart entre les deux garçons pour en faire de vrais compagnons de jeux. 

L'année 1904 va apporter de grands bouleversements familiaux. la père de famille meurt, en janvier, à l'âge de 66 ans.

Est-ce que Philippe n'a aucune aptitude ou aucun goût pour reprendre et continuer le métier de son père ? Toujours est-il que la famille quitte la route de Maurois pour s'installer dans le village, rue du Moulin, c'est à cette adresse qu'ils seront recensés en  1906. Philippe est toujours sur Bertry.

C'est à Suresnes, que nous retrouvons sa trace quelques mois plus tard, au 39 rue Zola. 39 rue zola a suresnes

Comme nombre de jeunes bertrésiens, dont plusieurs de ses cousins,  il est parti tenter sa chance à Paris. Ces jeunes, nous les retrouvons soit à PUTEAUX, soit à SURESNES. Le développement de l'industrie à partir des années 1890 a vu l'installation de nombreuses usines, qui font peu à peu disparaître les propriétés de l'Ancien régime : Suresnes est désormais une ville industrielle dont la population ouvrière s'accroît fortement. 

Le 27 juin 1907, Philippe CIRIEZ, s'unit devant Monsieur le Maire, à une jeune femme divorcée, Fernande BOULARD. Il a 28 ans, elle en a 30. Elle est enceinte de ses œuvres.

Fernande originaire de la Marne, née à Reims le 5 octobre 1876 est déclarée enfant de Christophe SOIBNET et Félicité BOULARD, père absent. Mais en 1880 le père intentera une action en désaveu de paternité, pour Fernande, comme pour son jeune frère Georges. Naissance fernande boulard

 

Quelques mois après le mariage, en décembre 1907, naît leur fille  Hélène Espérance.  N ciriez esperance suresnes 1907

Arrive la terrible Grande Guerre, compte tenu de son âge Philippe est versé dans le 4è Régiment d'infanterie territoriale.

Son régiment est affecté à la défense de Maubeuge. Il subit la bataille de Maubeuge du 28 août au 8 septembre 1914. Tout le régiment est fait prisonnier. Les soldats sont internés dans différents camps allemands   etc. jusqu'en décembre 1918 - janvier 1919.

Cette captivité altère gravement et définitivement la santé de Philippe, à tel point que le 7 janvier 1920, sa fille Hélène Espérance est déclarée "adoptée par la nation".

Affiche pupilles de la nation db3a0

son décès le 22 janvier 1943 , il obtient la mention "Mort Pour La France". D ciriez philippe 1943 001

 

Il est mort dans un établissement, situé au 1 rue d'Amont à Villejuif, déclaration faite par un employé de l'Etablissement. Je ne suis pas parvenue à déterminer s'il s'agit d'un hospice de vieux, d'un hôpital général ou d'un hôpital psychiatrique... Je crois savoir que le sort des internés, pendant le second conflit mondial, n'était pas enviable, on les a laissé mourir de faim.

Mais je n'ai rien pour continuer sur cette piste qui n'en est peut-être pas une.

Lorsqu'il est décédé, il était veuf depuis 8 ans. Son épouse étant décédée le 22 octobre 1935 à Roches dans le Loir et Cher (information transmise par Brigitte Lefebure, Geneanet).

Vous pourrez retrouver la généalogie de cette branche ICI

 

 

Date de dernière mise à jour : 05/05/2021

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