A la recherche du temps perdu....

Anniversaire

Ephemeride 1 2 3

Cette catégorie regroupe des billets publiés au fil des idées ou des besoins précis, l'objet étant de diffuser quelques informations sur une personne donnée et également  de tenter de combler les blancs, par le partage.

Le #1J1Ancêtre et #1J1Collatéral a été lancé par Christine, généalogiste professionnelle .
Il faut partir à la recherche de l'un de ses ancêtres (ou un collatéral) qui a un lien avec le jour.
 
Le gros avantage de ce # est qu'il permet de vérifier d'une façon pas ennuyeuse les données généalogiques, de compléter et de controler les sources etc.
Et bien entendu, il permet aussi de s'entraîner à écrire chaque jour quelques lignes sur nos ancêtres et de partager nos petits récits de vie.

 

  • Auguste Taine 21 janvier

    Typhusdemayence1814

    Mayence  - Mainz- Allemagne 10 mars1814.

    C'est ici que se termine la courte vie du jeune Bertrésien Auguste TAINE, 21 ans, né à Bertry, Nord le 21 janvier 1793. Il est le 12è et dernier enfant de Ferdinand et Anne Joseph ROUSSEAU.

    Mayence, ville fondée par les romains,  au riche passé historique, à l'architecture extraordinaire. Mais aussi, ironie de l'histoire, l'une des places névralgiques de la révolution. Les troupes françaises ont commencé le siège de Mayence en octobre 1792....pour aboutir à l'éphémère "République de Mayence" en 1793, l'année même de la naissance d'Auguste.

    Les Français voulaient faire de Mayence une ville à jamais française ; aussi y amenèrent-ils leur culture, leur langue et leurs institutions. En 1802 le Consulat décida la création du Lycée de Mayence, un des sept lycées de première génération avec les lycées de Bordeaux, Marseille, Lyon, Moulins, Bruxelles et Douai.  Napoléon, ne voulait pas seulement faire de cette ville une place forte, mais une vitrine de son empire.

    Auguste TAINE, Fusilier à la 3è Compagnie 3è Bataillon du 104è Régiment de ligne est bien loin de ces considérations.

    C'est la campagne d'Allemagne, la suite de la Bérézina, la Grande Armée recule et abandonne  blessés et  malades. Il a été arraché à son cher village, à sa famille, à ses amis pour des raisons qui le dépassent . Entre le 1/09/1812 et le 20/11/1813, Napoléon a fait des recrues par appels et conscriptions de 1 million 327 mille hommes. Des rappels sur les classes de 1808 à 1812, la conscription sur les classe des 1813 et 1814 et il a même appelé ceux de 1815 !

    Auguste n'a rien connu de l'époque glorieuse. Tout ce qu'il a vécu c'est  le plus grand désordre qui règne dans cette  ex "Grande Armée" suite aux défaites successives,  la maladie, les conditions météo désastreuses, la faim, les maraudes, les désertions . A Mayence c'est le chaos : la cité, point de jonction des troupes en retraite, connaît un encombrement tel que toute la ville, les bâtiments publics, les maisons particulières, les rues même sont transformées en Hôpital.

    La ville est assiégée. Du 3 janvier au 4 mai 1814, la garnison est aux prises avec le typhus que les soldats ont apporté avec elle, la maladie tuera près de 16000 hommes, soit la moitié de la garnison, et 2500 habitants de Mayence.

    C'est ainsi qu'Auguste Taine, meurt au Lycée, créé par les français et transformé en hôpital. 

    Taine auguste 21 1 1793

    Revenons à Bertry et à la famille Taine- Rousseau.

    Le père Ferdinand né en 1749 exerce des fonctions administratives il aura le titre de "Officier Public de Bertry" (Maire) de 1798 à 1804. Au plan professionnel, il est à la fois laboureur et arpenteur. L'arpenteur est un officier, seul habilité avec le notaire à établir la situation d'une propriété.

    Jusqu'au XVIIe siècle, à chaque prévôté royale ou seigneuriale était attachée une charge d'arpenteur-juré, occupée par des hommes de terrain aptes à réaliser bornage et mesurage, et capables de rédiger des procès-verbaux et des plans. À partir du XVIIIe siècle, des arpenteurs-géomètres commencent à se distinguer des notaires ; ils se mettent au service de l'administration fiscale pour la rédaction des premiers plans ordonnés par les généralités, précédant de quelques décennies la création cadastrale.

    La mère , Anne Joseph est née en 1753. Le couple se marie le 19 septembre 1774, soit un mois après la naissance de leur premier enfant : Philippe.

    Sur les 12 enfants 5 disparaîtront en bas âge. les autres :

    Philippe, l'aîné, engagé volontaire en 1793, deviendra gendarme. Il sera fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1831.

    Marie Ambroisine épousera Antoine BASTIEN

    Hubert épousera Jeanne PIERARD

    Anne Marceline épousera Philippe LOUVET

    Constantin épousera Marie DANJOU, il partira vivre à Paris

    Anne Agnès épousera Philippe BOMBARD et terminera ses jours à St Benin

    Anne Rosalie épousera Louis GAVE.

     

     

  • Aimable Delhaye

    Aimable Joseph DELHAYE voit le jour à Bertry le dimanche 12 mars 1775. Eglise N D de la Visitation Bertry

    Bertry, petit village de quelques 1500 âmes en 1770, situé en Cambrésis.

    Il est le fils de Philippe DELHAYE, 27 ans,  et d'Anne Thérèse LOUVET 32 ans, modeste couple de mulquiniers, (tisserands en batiste)

    A sa naissance il a une sœur Anne Thérèse âgée de 3 ans (1772-1806) viendront ensuite deux autres filles, 

    Anne Sophie (1778-1781), puis une demi-soeur, Adeline Josephine (1810-1814), au remariage de son père avec Anne Lenglet.

    À la veille de la Révolution Française les armées royales sont recrutées  par enrôlement volontaire et racolage ou par un recrutement fort impopulaire des troupes provinciales -appelées milices- le tirage au sort.Tirage au sort

    Dès le 16 décembre 1789, l'Assemblée  propose que la Garde nationale se recrute exclusivement par engagement. Ce système étant tout à fait en accord avec les principes de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. C'est le début de l'ère des volontaires .

    On assiste à un véritable engouement patriotique en 1792 lorsque est déclarée "La Patrie en Danger". Pour l'instant le nombre des engagements est encore suffisant car la France n'est pas encore en guerre. Mais les choses ne vont pas tarder à se gâter.  La fougue, l'enthousiasme, ne suffisent pas à combler un manque de formation,  la pénurie de matériel et la maigre solde.

    Aimable et sa famille ont vu la révolution arriver et bouleverser la vie du village, depuis le recensement du 27 septembre 1790, se succèdent les nouveaux représentants de citoyens. En 1791, les biens des communautés religieuses et des anciens seigneurs ont été confisqués. Certains villageois, effrayés par la violence et craignant pour leur intégrité physique font le choix de quitter le pays. Aimable n'a que 18 ans. Il fait connaîssance de la Terreur.

    Le 20 février 1793, la Convention, décrète que tous les citoyens de 18 à 40 ans, non mariés ou veufs sans enfants, sont mis en état de réquisition permanente à hauteur de 300 000 hommes renouvelables. Un tableau de répartition fixait le contingent pour chaque département. Cet appel est complété par l'appel de 300 000 gardes-nationaux. La durée des obligations militaires n'est pas prévue car on est  " en réquisition permanente pour le service des armées, jusqu'à celui où les ennemis auront été chassés du territoire de la République".

    Sous la révolution, le tirage au sort persiste et les miliciens sont appelés «défenseurs conscrits», ou plus simplement «conscrits».

    Aimable a-t-il tiré un mauvais numéro ou était-il volontaire, toujours est-il qu'il se retrouve canonnier dans l'armée de la République.

    Or l'armée de la République traverse une mauvaise passe : au Nord les coalisés prussiens, autrichiens menacent d'invasion. Après plusieurs tentatives infructueuses face aux Autrichiens du général Kaunitz, les soldats réussissent le 18 juin 1794 à franchir la Sambre au niveau de Charleroi. Après un siège d'une semaine, les Français s'emparent de la ville le 25 juin 1794. S'ensuit la victoire de Fleurus.

     La France est sauvée de l'invasion. C'est le début de la seconde annexion des Etats de Belgique.

    Les troupes du Général Moreau, Commandant en Chef de l'Armée du Nord, sont réparties dans la ville de Bruges et Gand, pour s'y reposer des fatigues et des maladies essuyées dans cette courte mais pénible campagne.

    Blessure, maladie ? nous n'en savons rien. Le bulletin de décès ne le précise pas. Vous noterez que ce bulletin est rédigé au nom de "Dellet" en lieu et place de Delhaye Aimable Joseph, le canonnier de la République meurt à Bruges le mercredi 10 décembre 1794 à l'âge de 19 ans.

    Delhaye aimable

    Delhaye aimable1

     

     

     

     

    Les conscrits

    Ces morts pour la Patrie de l'époque révolutionnaire sont un peu les oubliés de l'Histoire.

    Rien que pour Bertry ce sont une trentaine de soldats qui trouvèrent la mort hors de France - Belgique, Pays-Bas, Suisse, Italie, Espagne Prusse-

    "Quelques uns moururent de leurs blessures, mais la plupart de fièvre lente, nerveuse, putride ou même toxique. D'autres d'hydropisie*, un de typhus, un autre d'éthisie** et enfin de dysenterie. Ces décès s'échelonnèrent entre le 5 mai 1793 et le 31 mars 1814" - E; du Chesne-

     le cas de André Auguste Joseph Delhaye, en est un autre exemple.  Petit-cousin d'Aimable  (cousin issu de germain), né en 1774. Chasseur au 12è régiment. Il décède le 10 mars 1809 d'hydropisie  à l'hôpital militaire de Liège ***. 

    Abbaye saint laurent

     

    * Hydropisie : œdème généralisé.

    **Ethisie : amaigrissement extrème.

    ***En août1789, la révolution éclata à Liège. L'abbaye Saint-Laurent vit passer l'état-major prussien venu rétablir l'ordre dans la cité, puis l'armée républicaine française considérée comme libératrice par la population, puis les troupes autrichiennes, victorieuses à leur tour en entrant dans Liège. L'armée française repris Liège alors que les moines s'étaient dispersés, beaucoup s'étant réfugiés en Allemagne. Les portes du couvent abandonné furent forcées pour y installer un hôpital militaire e1792. Le monastère fut officiellement fermé par le pouvoir révolutionnaire français en juillet 1794, et depuis cette date jusqu'à l'époque contemporaine, les bâtiments furent conservés grâce à cette mutation en hôpital militaire.

    J'adresse un très Grand MERCI à Jacky Foubert pour m'avoir transmis ce précieux document relatif au décès d'Aimable Delhaye.

     

     

  • En mémoire d'Esther Angel

     

     

    Poeme deportation

     

    Esther, tu étais l'amie de maman.Toutes deux réfugiées avec votre famille à Tharon-Plage (44).

    Vous n'aviez pas 16 ans.

    Tu chantais, Bei mir bist du schein, cette célèbre chanson d'amour traditionnelle yiddishtoi qui avais été élevée dans le culture Ladino.

    Tu aurais eu 94 ans ce 9 novembre, mais la vie pour toi s'est arrêtée dans le plus immonde des lieux, Auschwitz.

    Esther Enfant, puis Adolescente avec ses soeurs et cousins à Berck-Plage,

    8 009  Tharon 1940 Famille Angel.jpg 

     Esther .jpg Esther quelques mois avant son arrestation.

     

    Une partie de mon site familial est concacrée à la famille ANGEL, vous pouvez en prendre connaissance ici 

     

     

  • Vitaux Jean-Cornil 4 novembre

     

    Procession a bertry

    Reconnaissez-vous ce petit berger, en tête d'une procession à Bertry ? Procession des rogations ou de la fête-Dieu ? 

     

    Jean-Cornil VITAUX, se trouve être l'arrière-petit-cousin de mon père par les PRUVOT de Bertry , et l'arrière-petit-cousin de ma mère par les LECOMPTE de Clary. Par ailleurs, la famille Vitaux a toujours entretenu des liens étroits d'amitié avec la famille Lenglet.

    Jean Cornil naît à Bertry le 4 novembre 1927, de Frédéric et Ismérie Herbet. A sa naissance il a deux soeurs, Flora née en 1922 et Marie-Louise née en 1925.

    Il fait sa communion solennelle à la fête Jeanne d'Arc, qui se situe le 2è dimanche du mois de mai, donc le Dimanche 14 mai 1939

    J cornil vitaux communion

    Frédéric,le papa, est connu pour avoir été facteur pendant 35 ans à Clary, Caullery, Ligny et Caudry, mais il est également petit cultivateur.

    C'est cette profession qu'exercera Jean-Cornil, il fréquente le cours d'agriculture de Clary (le 2è à gauche):Ecole agriculture clary

     

    Jean Cornil épousera Paulette Leclerc à Caudry en 1954. Le couple aura un fils, Pascal.

    Jean Cornil a quitté ce monde le 12 mai 2013 à l'age de 85 ans.

     

  • Halloween 2020

    Sosa 666

    Puisque rien n'est comme d'habitude, célébrons cet Halloween 2020 derrière notre écran.

    Mon "bon petit diable" se nomme Pierre LEDIEU, fils de Pierre et Magdeleine SORLIN. C'est un de mes ancêtres à la 10è génération.

    Né vers 1650 à Caudry, il y décède et est inhumé le 19 novembre 1712 .D pierre ledieu 1712

    C'est dans la basilique Ste Maxellende de Caudry que Pierre LEDIEU fera bénir son union avec Marie SELLIER, le 2 mai 1676. 

    Basilique caudry

    Pierre ledieu x sellier 1676

     

     

     

     

     

    Le couple aura 6 enfants dont une fille Marie Madeleine (1681-1766) épousera Daniel DENOYELLE, un petit gars de BERTRY.

     

    Pierre LEDIEU etait fermier au Tronquoy. Le Tronquoy désigne à la fois un hameau et une propriété foncière importante. Le hameau a fait partie du territoire de  Caudry jusqu'en 1757. Un arrêt rendu par la Chambre du Parlement de Douai, appliqué à la date du 8 août 1761, rattache les fermes du Tronquoy à la paroisse de Montigny en Cambresis.

    Ferme 2 tronquoy 001

     

    Les Ledieu occupaient la 2è ferme, connue sous le nom de ferme Millot, enclavée entre celle des Le Gentil et celle des Tamboise. Jacques Millot ayant épousé une descendante des Ledieu : Angélique Julie.

    Ferme tronquoy ledieu

     

  • 9 Octobre Jean-Baptiste Louvet

     Jean-Baptiste LOUVET,  voit le jour à Bertry le dimanche 9 octobre 1842. ses parents, Jean-François et  Cécile JOSPIN, ont déjà 4 enfants, 3 filles et un garçon.

    Comme son père, il est journalier, c'est à dire un ouvrier agricole, manoeuvre. Il loue ses bras en fonction des besoins saisonniers des propriétaires de domaines, des fermiers laboureurs et autres entreprises agricoles, c'est en quelque sorte un auto-entrepreneur du XIXè siècle.

    Il épouse Marie FAVOT le mercredi 29 mars 1871 à Montigny-en-Cambrésis. Marie est originaire de Clary, elle y est née le 5 mai 1848, d'Alexis et Ludivine BRICOUT. 

    De  cette union sont nés 5 enfants :

    Henri 1872 à Montigny en Cambresis, Marie Joseph 1874 à Bertry, François Emile 1877 à Bertry, Edouard 1881 à Le Cateau, et Louise 1887.

    Malgré cette famille importante, nous perdons la trace de  Jean-Baptiste et Marie, les date et lieu de leur décès me sont inconnus. C'est ma bouteille à la mer du jour...

    Bouteille a la mer

    M louvet jb x favot marie 1871

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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