Alexander Lyon aurait vécu son premier engagement le 23 août 1914 à Mons, où le 1er Gordon Highlanders avait contribué à stopper l'avancée de l'armée allemande. Malgré les pertes britanniques, à Mons dépassant les 1 600 individus, les « Gordons » ne subirent que des dommages mineurs et étaient en grande partie intacts lorsque le BEF se désengagea et se retira.
La seconde et dernière action du 1er Gordon Highlanders dans la guerre eut lieu trois jours plus tard. Le bataillon faisait partie de la 8e brigade d'infanterie qui tenait des positions dans la ligne britannique au-delà d'Audencourt vers Beaumont en Cambrésis où des tranchées sommaires avaient été creusées dès le 25 août.
En raison des pertes importantes subies au Cateau, le commandement du 2e Corps d’Armée britannique ordonna le repli des unités engagées. Hélas ! cet ordre ne parvint pas à l’Etat-Major du 1er Gordon Highlanders qui continua de tenir sa position sur le chemin de Beaumont jusqu’à une heure avancée de la nuit.
Puis les survivants commencèrent à se replier, par le Tronquoy vers Montigny en Cambrésis.
C’est là que, par erreur, une fraction de la brigade prit la route de Bertry au lieu de poursuivre vers Clary. Or, Bertry était déjà aux mains de l’ennemi. Les Allemands postés à l’entrée du village les cueillirent à la mitraillette dans un combat inégal perdu d'avance.
Les membres du 1er Gordon Highlanders, prisonniers et blessés, furent enfermés dans l’église, avant d’être emmenés vers l’Allemagne.
Alexander LYON mourut de ses blessures dans l’église du village dans la nuit du 26 au 27 août.