La ch'tite famille

Le blog

Ce blog prolonge le site sans le répéter.

Si le site est consacré avant tout aux familles et aux récits généalogiques, le blog accueille des articles plus libres : histoire locale, personnages, mémoire des lieux, traditions, actualité du site et réflexions nées au fil des recherches.

La frontière entre les deux est parfois légère, et c’est très bien ainsi. Certains sujets pourraient trouver leur place ici comme ailleurs ; libre à vous de circuler de l’un à l’autre au gré de votre curiosité.

Vous y trouverez donc, selon les moments, un hommage, un regard sur une fête ou une tradition, un article consacré à un personnage, un point sur l’évolution du site, ou simplement un billet né d’une envie d’écrire autrement autour de la généalogie.

Si vous souhaitez mieux me connaître, vous pouvez consulter la page À propos.

Vos remarques, compléments, souvenirs ou corrections sont toujours les bienvenus. Vous pouvez me contacter à cette adresse :
Domiged59@gmail.com

 

 

 

Avenir porte

Caserne

Cold Case Achille LENGLET 1850-1874

Le Jeu 09 déc 2021

Quimper  11 décembre 1874 :

 

 PrefecturePar une nuit sans lune, un militaire homme du rang du 118e Régiment d’Infanterie de Ligne, encore engourdi par le sommeil et saisi de froid,  vient prendre la relève de quart à la guérite du factionnaire de la préfecture de Quimper. Il entre au préalable dans le corps-de-garde afin de se signaler au sous-officier de service. À sa grande surprise, il n’y a personne dans le bureau. Seuls signes visibles : un schako (kepi) posé sur le bureau et un fusil de service. Son supérieur ne doit pas être bien loin. Probablement parti "satisfaire un besoin naturel". Le temps passe, le planton s'inquiète.

L’alerte est donnée, des recherches sont entreprises. Au 118e, deux mots circulent : Achille LENGLET.

Une inspection en règle est réalisée au sein de la caserne et dans la préfecture… Rien.  Le Caporal Lenglet, 24 ans, célibataire, originaire de Bertry, dans le departement du Nord, demeure introuvable.

 

L’enquête :

 

Un nouveau jour se lève sur Quimper, mais une ombre sinistre plane sur les rives de l’Odet. Au 118e de ligne, ainsi qu’à la préfecture, la nouvelle s’est répandue comme un trainée de poudre. Un militaire est porté manquant. Toutes les hypothèses sont envisagées, fugue, accident, désertion. Les langues vont bon train. Une certitude : l’arme n’a pas servi. L’inquiétude se lit sur les visages. Les conditions de la disparition du Caporal sont tout aussi obscures que l’était le ciel quimpérois la nuit passée.

Dès l’aube, les gendarmes débutent les investigations, et les premiers interrogés sont les camarades de Lenglet, avec qui il a passé la soirée dans une auberge de la rue Sainte-Catherine. « Achille Lenglet est un bon vivant », c’est en ces termes que ses amis le décrivent. Il aime à boire avec eux, le soir après sa journée de service à la caserne du quartier Saint-Mathieu. François Tréguer explique qu’ils étaient cinq attablés dans un cabaret, pour dîner. Guillaume Cozic mentionne qu’ils n’ont consommé qu’une bouteille de cidre pour accompagner leur soupe, ce qui est confirmé par Hervé Mahé. Joseph Donval, quant à lui, précise les horaires : ils sont arrivés à 5 heures du soir et sont repartis à 9 heures. Ils sont rentrés à la caserne du 118e et se sont couchés, y compris le Caporal Lenglet.

Après les militaires, vient le tour du voisinage de se plier aux questions des enquêteurs.

Les cabarets de la rue Sainte-Catherine, et ils sont nombreux, sont passés au crible. Les blanchisseuses du « Pont Pissette » sont également questionnées… Elles n’ont rien vu. Les jours passent et le Caporal reste introuvable. Achille a disparu.

Un signalement :

Quimper

Le 13 décembre, les Gendarmes sont appelés par un riverain du quartier du Halage.

Un corps flotte entre deux eaux en aval des quais du Cap Horn. Les enquêteurs se « transportent » sur place, accompagnés du procureur de la République. Il s'agit du corps d'un homme, vêtu d’un uniforme de fantassin. Le docteur Gaumé, médecin du 118e, est appelé en urgence ainsi que le docteur Debout, médecin civil. Le corps est remonté sur la berge, et transporté à l’hospice.

Si l’homme porte son uniforme complet, son schako est introuvable, et de surcroît, sa main gauche est dans la poche du pantalon.

Une autopsie est réalisée qui met en évidence une large blessure ouverte sur le crâne, de la nuque au front.

 

 

Épilogue :

 

Les experts identifient la victime, il s'agit bien du Caporal Achille Lenglet. Eu égard à la nature des blessures ils concluent à une agression. L'homme semble avoir reçu un violent coup  asséné au moyen d'un instrument contondant comme une grosse pierre. Toutefois il n'était pas mort lorsqu'il est tombé ou a été jeté dans l'eau.

L'enquête ne révèlera rien de plus, aucune piste sérieuse ne peut être retenue. Si tant est que l'administration ait vraiment pu ou voulu creuser. Le 118e RI ce sont quelques 850 conscrits qui à l'occasion de permissions de minuits sont susceptibles de créer des tapages nocturnes et des troubles à l'ordre public. Face à eux, le commissaire de police ne dispose que de six hommes. Effectifs réduits la nuit à seulement à une patrouille de deux hommes. Le conscrit sous influence éthylique figure parmi les troubles-paix les plus craints des agents de polices, peu nombreux, qui doivent régulièrement faire face au cours de leur patrouille nocturne à des groupes de militaires hostiles qui parfois baïonnettes à la main refusent d'obtempérer à leurs sommations. (source : Archives municipales de Quimper)

De nombreuses interrogations demeurent : Pourquoi ? Comment ? et surtout Qui ?

Comment ne pas penser à cette phrase de Dumas tellement célèbre qu'elle a fait le tour du monde « Cherchez la femme, pardieu ! Cherchez la femme ! »

Autant de questions sans réponse auxquelles la famille restera à jamais confrontée.

Le 19 avril 1904, un autre Achille Lenglet, son neveu, adolescent de 17 ans se pend. Le prénom de l'oncle disparu était-il trop lourd à porter ?

Généalogie :

 

Achille Lenglet né le 8 mai 1850 était le fils aîné de : Achille (1825-1902) et Anne Geneviève LEPRETRE (1825-1861)

Achille

Ce sont seize liens de parenté, cousinage,  qui nous lient. Il serait trop long et fastidieux d'entrer dans le détail.

 

 

 

Annexes :

Les articles de presse à la base de ce récit :

A lenglet 1 2     Lenglet 2 2

 

 

 

 

Le rapport de Gendarmerie retrouvé aux archives départementales du Finistere.

Pv gendarmerie 1  Pv gendarmerie 2

 

Un très grand MERCI à mon ami Gilles CARDINAL qui s'est déplacé aux archives pour obtenir ces précieux documents

 

 

 

Ephemeride 1 2 3

Jean Rousseau 1731-1802

Le Jeu 02 déc 2021

Clair gris marbre faire part deces

Jean Rousseau est mon ancêtre a la 8e génération.

C’est l’arrière-arrière-grand-père de mon arrière-grand-père Emile Fruit.

Autant dire que je ne dispose de presque rien comme information sur sa vie quotidienne.

Né dans le petit village de Fontaine-au-pire, situe à une dizaine de kilomètres de Bertry, il vient épouser, a l’âge de vingt ans Marie Roquet.

Elle n’est pas une inconnue pour lui puisque, pour valider cette union ils ont demandé une dispense de consanguinité au 4e degré.

De fait, bien que né à l’extérieur, c’est un enfant du village : ses deux parents sont originaires de Bertry. Jean ROUSSEAU et Marie ROQUET, sont « cousins issus de germains »

Le couple relativement aisé travaille sa propre terre : Jean laboureur, dispose d’un attelage et d’une charrue pour cultiver sa parcelle.

Son épouse mourra jeune à l’âge de 41 ans environ, en accouchant de son onzieme enfants. Dont six atteindront l’âge adulte.

Dont un fils Louis né en 1770, qui mourra en 1801 à Zurich pendant les guerres révolutionnaires. Jqurqi l’occasion d’y revenir ultérieurement.

Deces rousseau

Oups

Des erreurs au Journal Officiel

Le Ven 05 nov 2021

Lors de récentes recherches sur la famille CIRIER j'ai découvert deux inscriptions au Journal Officiel :

Tout d'abord Lucien CIRIER, pilote lors que la première guerre mondiale, citation à l'ordre de l'armée en 1917 :

Cirier lucien citation armee    Jo du 10 08 1917

 

 

N'ayant aucune information précise sur ses ascendants je lance les  recherches sur tous les sites habituels : Geneanet, Ancestry, Fillae, MyHeritage. 

Résultat ? Rien ! J'ai affaire à un fantôme.

Cependant je trouve une possible piste en 1938 : un certain Colonel  Lucien François André CIRIER , est élevé à la dignité de Grand Officier de l'ordre Nichan el Anouar. (ancien ordre du mérite colonial). Se pourrait-il que ce soit la même personne ?

1938 nichan el anouar

 

 

 

 

 

Dans l'impasse quant à la possibilité de raccrocher ce personnage à une branche de mon arbre, je me résous à faire appel aux spécialistes de la guerre.

Je lance un message à mes amis du  forum.pages14-18 et du  39.45 Le monde en guerre.

La solution de l'énigme n'a pas tardé à tomber : il s'agit d'une double erreur de patronyme du Journal Officiel à 20 ans d'intervalle !

Dans les deux cas il s'agit de Lucien GIRIER et pas CIRIER ! Rien à voir avec notre famille, il s'agit d'un lyonnais.

Cela paraît fou mais c'est ainsi !

Moralité : "Ce n'est pas parce que c'est paru au JO que c'est exact !" Gardons le sourire.

Philippe Geluck : l'humour est une branche de la philosophie.

Croix 1

 

 

 

 

 

 

Geneatheme octobre

Nos ancêtres et la justice

Le Mer 06 oct 2021

En septembre dernier la France a commémoré l’abolition de la peine de mort il y a tout juste quarante ans, en 1981.

Les condamnés à mort ne sont, Dieu Merci,  pas légion dans les arbres. Aussi, afin de coller à cette actualité, le groupe Geneatech nous propose  un thème plus général autour de nos ancêtres et la justice.

 Ce thème est fait pour moi  ! J'ai un certain nombre de délinquants dans mon arbre. Il ne s'agit pas forcément "d'ancêtres". J'inclus tous les collatéraux, les quelques 12000 individus de mon arbre sont essentiellement des "gen-cousins".

On peut se poser la question :

Existe-t-il un gène de la criminalité ?

D'après une étude, publiée dans la revue Molecular Psychiatry, sur près de 800 Finlandais, emprisonnés pour des crimes violents et délits sans violence, comparés à la population générale, deux gènes mutés, appelés MAOA et CDH13, seraient "associés à des comportements extrêmement violents". C'est-à-dire au moins 10 tentatives d'homicides ou homicides.

Cependant il ne faut pas en tirer de conclusion hâtive : les deux versions des gènes mutés sont "plutôt courants", jusqu'à un individu sur cinq en est porteur, et parmi eux la vaste majorité ne commettra jamais de viol, d'agression ou de meurtre. Les chercheurs ont trouvé deux gènes qui ont l'effet le plus important sur le comportement agressif, mais il y a probablement des dizaines ou des centaines d'autres gènes qui ont un effet. (source Science et avenir)

Nous voilà rassurés ! je peux donc sans crainte vous lister les différents cas qui jalonnent l'histoire de notre famille élargie. Comme ils ont fait l'objet d'articles sur mon blog, je vous renvoie vers ces billets pour plus amples détails 

Je commence par :

Pierre Antoine Yamollet  (~1760-1812) : Il avait fait l'objet d'un article, lettre Y, lors du challenge AZ 2020. J'en suis toujours au même point : je ne connais pas la raison qui l'a conduit au bagne. La personne qui m'avait contactée pour une émission de télévision m'a recontacteé avant l'été, le projet n'est pas abandonné. Conformément à l'accord pris avec eux, je n'effectue aucune recherche sur lui.

Pour suivre quatre "repris de justice" - voir les articles -:

Louis Afchain (1823-1887) assassin pour trois francs.

Célestin Louis Ciriez (1875-?) le bad boy, escroc et déserteur.

Octavie Leconte (1879-1948) la cousine empoisonneuse.

Henri Lenglet, le Mandrin (1906-1961) soldat déserteur et contrebandier.

Pour terminer :

Marcel Barbeault, (1941- ) le tueur de l'ombre .

S'agissant de ce dernier cas, ou de cas similaires,  j'ai noté quelques remarques critiques, sur le fait que l'on puisse évoquer une telle parenté dans un blog. Il ne s'agit pas là de mettre ces individus à l'honneur.

Simplement, pour paraphraser Mark Twain : "les faits sont têtus, il est impossible de s'arranger avec la généalogie".

Quant à l'idée que cela pourrait blesser des contemporains, permettez-moi de balayer l'objection, outre le fait que les média foisonnent sur le sujet, ce qui blesse les familles c'est le comportement des auteurs criminels, pas ce qu'un généalogiste peut écrire.

Ma liste n'est bien sûr pas exhaustive, je pourrai faire de nouvelles découvertes prochainement. Par Ailleurs, j'ai également plusieurs individus dans mon arbre qui furent victimes  de crime.

 

 

Bretagne 001

papa, bon anniversaire

Le Ven 24 sept 2021

Né le 24 septembre 1924....

Sauf que je ne sais pas écrire sur le sujet. Je l'aimais, il m'aimait, mais s'est-on vraiment "connus". 

 

Papa et domi 1954