A la recherche du temps perdu....

La ch'tite famille

Pour que nos ancêtres prennent vie au fil de la plume 

  • 1921

    Ce samedi 1er janvier 1921, la météo est clémente. Il fait doux dans le Nord, comme dans le reste de la France. Qui s'en plaindrait ! Le charbon coûte cher, et les privations de la Grande Guerre sont encore si proches.

    Nul ne sait en débutant cette année, qu'elle sera une véritable année folle du point de vue météorologique, avec toutes les conséquence que cela implique pour l'agriculture.

    Tous les "acteurs" vivent dans le même canton : le Canton de Clary en Cambrésis. A trois kilomètres les uns des autres :

    A Montigny en Cambrésis vivent Augustin LefortAugustin lefort et Marie TamboiseMarie tamboise. Mes arrière-grands-parents ont respectivement 54 et 48 ans. Bien qu'appartenant à de grandes familles plutôt cossues, eux sont modestes, Augustin travaille comme valet de charrue à la ferme Tamboise. Marie est ménagère, femme au foyer.

    Leurs deux filles sont mariées.

    L'ainée Odile Lefort odile 2, a épousé Raymond SandrasSandras raymond peu de temps avant la guerre au printemps 1914. Ils ont une petite fille de 18 mois, Raymonde.

    Raymond a exercé le métier de menuisier comme son père, lorsqu'il était jeune homme, mais ce qui l'interesse vraiment, c'est le métier de son grand père maternel : entrepreneur de battage. Le métier  a bien changé depuis l'époque de son grand-père.Batteuse 19e siecle Depuis l'an dernier, 1920, le Salon Agricole se tient au Champ de Mars à Paris, les batteuses et les "locomobiles" (machines à vapeur) sont exposées sous la tour Eiffel Salon agricole 1920. Leur avenir est là. Le couple va créer son entreprise à Montigny.

     

    La fille cadette d'Augustin et Marie Lefort, Marie Antoinette,Lefort marie antoinellte s'est mariée il y a moins d'un an, en avril 1920, avec  Eugène Delépine Eugene 3de Clary.

     

     

  • L'amour en mots,14 février.

     

    Amours 001Impossible de passer outre, la Saint Valentin doit aussi inspirer le généalogiste.

    Généatech,, dans son défi d'écriture mensuel :  #lemoisGeneatech  nous propose quelques pistes à explorer : "Parlez nous des histoires d’amour, des mariages réussis ou malheureux de votre généalogie, des mariages arrangés, des divorces et des histoires d’amour qui finissent mal …."

     Après plusieurs tentatives de statistiques infructueuses, je n'ai pas trouvé, dans les 11182 individus que comporte mon arbre actuellement, matière à un billet. J'ai bien trois personnages masculins qui se sont mariés quatre fois, la vie des femmes ne tenait souvent qu'à un fil, un cordon (ombilical).

    Pas de couples mariés  très jeunes, ni très vieux, sur lesquels j'aurais pu broder. Et, bien évidemment, Pas de noces de Chêne sur lesquelles m'extasier. A ce sujet, En 1783, dans un ouvrage intitulé "Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde", on trouve mention de la coutume des noces d'argent (25 ans) et  des noces d'or (50 ans) -témoignage d'une bonne dose d'optimisme compte tenu de l'espérance de vie moyenne.-

    "des histoires d’amour qui finissent mal …." Effectivement j'en ai une à vous raconter, mais voilà : je l'ai écrite et programmée pour le #RDV Ancestral de ce mois, elle sortira donc la semaine prochaine, le samedi 20 février, je ne voulais pas casser l'ambiance et fair pleurer dans les chaumières.

    En l'absence d'amoureux à vous présenter, je vais évoquer les mots de l'amour.

    En général, avant le XVIIIè siècle, nos ancêtres parlent peu, ils s'expriment plus par le langage du corps que par de longs discours, Ni bavards ni baratineurs ils expriment souvent leur intérêt pour une fille en la taquinant, la chahutant.

    Dans le sud l'amoureux  va lui lancer des petits cailloux à la belle (Qui lance de petites pierres fait l'amour. Proverbe béarnais ).  Plus au nord il va la bousculer et tenter de lui dérober, un ruban, un mouchoir. Aucune inquétude, la fille reçois ces messages "cinq sur cinq" et y répond sur le même registre.

    L'amour courtois, le lyrisme romantique, sont plus affaire de littérature que réalité dans le monde de nos ancêtres paysans ou tisserands. Les expressions de la vie amoureuse sont très imagées.

    Ainsi la jeune fille peut dans un premier temps "laisser le chat aller au fromage", elle aura "vu le loup", ie couple fera "la bête à deux dos"  (expression qui daterait du XVè siècle dans le langage courtois)

     Si elle tombe enceinte, le curé lui reprochera d'avoir "fêté Paques avant les Rameaux"

    Si elle a connu plus d'un gars, elle est un peu légère, elle a "jeté son bonnet par dessus les moulins" ou pire , elle a "roti le balai" (allusion aux sorcières qui, chevauchant leur balai pour se rendre au sabbat, lieu propice à toutes les débauches, se rapprochent des flammes de l'enfer). En picardie on dirait aussi qu'elle "fait voler son dragon"

    Pourvu que le gars ne soit pas un "talon rouge" (libertin) ou un "dénicheur de fauvette" (coureur de jupons) mais au contraire, un homme qui «s’enivre de sa bouteille», expression courante au XVIIe et XVIIIe siècles, qui désigne un «mari ardent et fidèle». Ce gentleman ne ménage point ses caresses conjugales, "bouchant volontiers la bouteille"  sans omettre les "bagatelles de la porte" (préliminaires).

    Bonne fête de Saint Valentin à toutes et à tous, et, pour terminer un petite pensée pour Proust, dont le héros Swann sait si bien "arranger les Catleyas"

    Jpg orchidee230 2

     

     

     

  • l'Archevêché

    Dans le cadre des ateliers proposés par la communauté généalogique GENEATECH, et plus particulièrement   #lemoisgeneatech ,  je vous présente, les archives de l'Archevêché.

    Mes origines,sont situées dans un petit village du Nord, dont la mairie, les archives, ont été totalement détruites au cours de la 1ère guerre mondiale.

    Les documents reconstitués sont à mes yeux, pauvres et sans âme N delepine leon 1900.

     

    Une ressource qui peut, en fonction de la religion dominante de votre famille, constituer une heureuse alternative : les registres de catholicité. 

    Petit rappel historique :

    Depuis la Constitution Civile du Clergé du 12 juillet 1790 qui confirme la Nationalisation des biens de l’Église (02 novembre 1789), tous les documents ecclésiastiques antérieurs à cette date sont propriété de l’État et donc conservés aux Archives départementales .

    Les archives diocésaines conservent les registres de catholicité pour chacune des paroisses du diocèse surtout à partir du début du XIXe siècle.

    Pour ce qui est de l'Archevêché de Cambrai, rue du grand séminaire : 

    Les registres ne sont actuellement pas laissés à la libre consultation, il est seulement possible d’interroger le conservateur diocésain par demande écrite.  Afin de pouvoir effectuer correctement les recherches, il est nécessaire d’indiquer  :

                  - la date précise de l’acte,

                  - le nom de la paroisse dans laquelle le sacrement a été célébré,

     Toute demande formulée sans ces indications ne seront pas prises en considération.

    Les recherches sont réalisées par des bénévoles et en fonction de la disponibilité du service, de ce fait le nombre d'actes délivrés est en principe limité à cinq actes par an et par lecteur.

    J'ai ainsi pu obtenir un certain nombre de photos d'actes, pour étayer mon arbre. Bien sûr ce ne sont que des copies numériques, le "plaisir de l'archive" l'émotion est moins intense que lorsque l'on feuillette soi-même les registres (mais combien le peuvent reellement) lorsque l'on peut tenir entre nos mains ces documents qu'ils ont eux-même tenus et paraphés.Lecompte j x furgerot s. Ici l'acte de mariage de mes Arrière-Arière-Grands-Parents

     

  • Auguste Taine 21 janvier

    Typhusdemayence1814

    Mayence  - Mainz- Allemagne 10 mars1814.

    C'est ici que se termine la courte vie du jeune Bertrésien Auguste TAINE, 21 ans, né à Bertry, Nord le 21 janvier 1793. Il est le 12è et dernier enfant de Ferdinand et Anne Joseph ROUSSEAU.

    Mayence, ville fondée par les romains,  au riche passé historique, à l'architecture extraordinaire. Mais aussi, ironie de l'histoire, l'une des places névralgiques de la révolution. Les troupes françaises ont commencé le siège de Mayence en octobre 1792....pour aboutir à l'éphémère "République de Mayence" en 1793, l'année même de la naissance d'Auguste.

    Les Français voulaient faire de Mayence une ville à jamais française ; aussi y amenèrent-ils leur culture, leur langue et leurs institutions. En 1802 le Consulat décida la création du Lycée de Mayence, un des sept lycées de première génération avec les lycées de Bordeaux, Marseille, Lyon, Moulins, Bruxelles et Douai.  Napoléon, ne voulait pas seulement faire de cette ville une place forte, mais une vitrine de son empire.

    Auguste TAINE, Fusilier à la 3è Compagnie 3è Bataillon du 104è Régiment de ligne est bien loin de ces considérations.

    C'est la campagne d'Allemagne, la suite de la Bérézina, la Grande Armée recule et abandonne  blessés et  malades. Il a été arraché à son cher village, à sa famille, à ses amis pour des raisons qui le dépassent . Entre le 1/09/1812 et le 20/11/1813, Napoléon a fait des recrues par appels et conscriptions de 1 million 327 mille hommes. Des rappels sur les classes de 1808 à 1812, la conscription sur les classe des 1813 et 1814 et il a même appelé ceux de 1815 !

    Auguste n'a rien connu de l'époque glorieuse. Tout ce qu'il a vécu c'est  le plus grand désordre qui règne dans cette  ex "Grande Armée" suite aux défaites successives,  la maladie, les conditions météo désastreuses, la faim, les maraudes, les désertions . A Mayence c'est le chaos : la cité, point de jonction des troupes en retraite, connaît un encombrement tel que toute la ville, les bâtiments publics, les maisons particulières, les rues même sont transformées en Hôpital.

    La ville est assiégée. Du 3 janvier au 4 mai 1814, la garnison est aux prises avec le typhus que les soldats ont apporté avec elle, la maladie tuera près de 16000 hommes, soit la moitié de la garnison, et 2500 habitants de Mayence.

    C'est ainsi qu'Auguste Taine, meurt au Lycée, créé par les français et transformé en hôpital. 

    Taine auguste 21 1 1793

    Revenons à Bertry et à la famille Taine- Rousseau.

    Le père Ferdinand né en 1749 exerce des fonctions administratives il aura le titre de "Officier Public de Bertry" (Maire) de 1798 à 1804. Au plan professionnel, il est à la fois laboureur et arpenteur. L'arpenteur est un officier, seul habilité avec le notaire à établir la situation d'une propriété.

    Jusqu'au XVIIe siècle, à chaque prévôté royale ou seigneuriale était attachée une charge d'arpenteur-juré, occupée par des hommes de terrain aptes à réaliser bornage et mesurage, et capables de rédiger des procès-verbaux et des plans. À partir du XVIIIe siècle, des arpenteurs-géomètres commencent à se distinguer des notaires ; ils se mettent au service de l'administration fiscale pour la rédaction des premiers plans ordonnés par les généralités, précédant de quelques décennies la création cadastrale.

    La mère , Anne Joseph est née en 1753. Le couple se marie le 19 septembre 1774, soit un mois après la naissance de leur premier enfant : Philippe.

    Sur les 12 enfants 5 disparaîtront en bas âge. les autres :

    Philippe, l'aîné, engagé volontaire en 1793, deviendra gendarme. Il sera fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1831.

    Marie Ambroisine épousera Antoine BASTIEN

    Hubert épousera Jeanne PIERARD

    Anne Marceline épousera Philippe LOUVET

    Constantin épousera Marie DANJOU, il partira vivre à Paris

    Anne Agnès épousera Philippe BOMBARD et terminera ses jours à St Benin

    Anne Rosalie épousera Louis GAVE.

     

     

  • L'enfant né sans vie

    Mon arrière-grand-mère ayant eu deux "enfants nés sans vie" avant la naissance de mon grand-père, je me suis posée la question de l'enregistrement de ces enfants.

    Pour commencer, j'ai commis l'erreur de rechercher leur trace, sans succès, dans les actes de naissance. Il n'y figurent pas. 

    La trace de leur passage sur terre figure uniquement dans les actes de décès. La Question de l'enregistrement ou pas à l'état civil n'est pas récente, depuis plusieurs siècles elle conditionne la reconnaissance de la personnalité juridique de l'enfant.

    En effet, la «  déclaration du Roy  »  faite par Louis XV en 1736, traitait déjà de cette question. Après la Révolution, il faudra attendre un décret du 4 juillet 1806 pour que la question soit abordée. Ce décret énonce que :

    «  Lorsque le cadavre d’un enfant dont la naissance n’a pas été enregistrée sera présenté à l’officier de l’état civil, cet officier n’exprimera pas qu’un tel enfant est décédé, mais seulement qui lui a été présenté sans vie. Il recevra de plus la déclaration des témoins touchant les noms, prénoms, qualités et demeure des père et mère de l’enfant, et la désignation des an, jour et heure auquel l’enfant est sorti du sein de sa mère. Cet acte sera inscrit à sa date sur les registres de décès, sans qu’il en résulte aucun préjugé sur la question de savoir si l’enfant a eu vie ou non  ».

    Ce qui signifie clairement que l'enfant né sans vie n'est pas une personnalité vivante, il ne peut avoir ni patronyme, ni recevoir de prénom, avec les conséquences, notamment successorales que cela peut avoir.

    Cette situation d'inexistence légale a perduré jusqu' en 1993.

    La loi du 8 janvier 1993 énonce que 

    «  Lorsqu’un enfant est décédé avant que sa naissance ait été déclarée à l’état civil, l’officier de l’état civil établit un acte de naissance et un acte de décès sur production d’un certificat médical indiquant que l’enfant est né vivant et viable et précisant les jours et heures de sa naissance et de son décès.
    À défaut du certificat médical prévu à l’alinéa précédent, l’officier de l’état civil établit un acte d’enfant sans vie. Cet acte est inscrit à sa date sur les registres de décès et il énonce les jour, heure et lieu de l’accouchement, les prénoms et noms, dates et lieux de naissance, professions et domiciles des père et mère et, s’il y a lieu, ceux du déclarant. L’acte dressé ne préjuge pas de savoir si l’enfant a vécu ou non  ; tout intéressé pourra saisir le tribunal de grande instance à l’effet de statuer sur la question.  »

    En 2008, la situation a de nouveau évolué grâce à des décisions de la cour de cassation :

     L’acte d’enfant sans vie est un simple acte enregistré par l’officier d’état civil, qui se borne à constater l’existence de l’enfant, mais qui ne lui confère aucun droit. Il s’agit d’un pur acte symbolique d’individualisation de l’enfant qui n’a aucune personnalité juridique, mais  cette individualisation se fait notamment par la possibilité offerte aux parents de donner des prénoms à l’enfant et de le faire figurer comme enfant sans vie sur le livret de famille, et d'organiser ses funérailles.

    J'ai donc enregistré comme suit sur Heredis :

    Enfant ne sans vie heredis

     

     

     

     

  • Voeux 2021

    Belle et Bonne année 2021

     

    Meilleurs voeux

     

    Avant toutes choses,  que vous soyez un fidèle lecteur ou un passionné de passage, un grand MERCI à vous qui me faites l'honneur de suivre mes publications.

    Mes remerciements vont également à toutes les personnes qui m'ont confié des photos, des documents, pour l'illustration des différentes rubriques.

    Ainsi qu' à tous les généalogistes, blogeurs, qui m'ont aidée, conseillée, encouragée pendant toute cette année.

    Et enfin, Merci à mon mari, pour sa patience et pour sa collaboration puisqu'il est mon premier relecteur.

    Mes vœux :

    Il y a les vœux que je formule pour notre entourage, la famille, les amis, les collègues ils prennent la forme de souhaits :

    Vœux "généralistes" de

    Santé, de Bonheur, de Réussite et de Prospérité.

     

    mais aussi les vœux que je formule à l'attention des chercheurs d'ancêtres.

    Vœux "généalogiques" de

    Patience, d'Inspiration, de Découvertes et de Chance.

     

    Puis il y a les vœux que je formule pour moi-même, ils prennent la forme de résolutions et d'objectifs.

     Il me suffira de respecter la  nouvelle organisation mise en place début novembre avec mon "bujo" ( journal agenda) et aqui se résume en une Phrase : ne pas me laisser deborder, dévorer...si je m'y tiens pendant une année entière, ce sera déjà énorme!

     

    Que 2021 me permette de continuer à vous inspirer,

    à vous émouvoir et, si possible, à vous être utile.

     

    Quelques cartes anciennes :

    S l1600

     

     

    J'admire la formule de souhaits "pour un heureux, salubre et long viatique"

     

     

     

     

     

     

      Carte postale voeux 1902 Je suis toujours surprise par le fait qu'ils écrivaient au recto !

     

    Bonne annee 1920

     

     

    1920, il faut repeupler la France, il y a un petit côté "chair à canon" qui me chiffonne.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • La prière du Généalogiste

     

    Sommes nous hantés par la mémoire de nos ancêtres ?

     

    Un traumatisme historique peut-il se transmettre à des générations qui ne l’ont pas vécu ? Sommes-nous les gardiens du passé de nos ancêtres ?

    A ces questions j'ai trouvé un joti texte qui pourrait être une réponse partielle :

    Une partie de réponse trouvée dans ce texte :

    "Je libère mes parents du sentiment qu'avec moi, ils ont echoué.

    Je libère mes enfants du besoin de m'apporter de la fierté ; qu'ils écrivent leurs propres voies selon leurs coeurs, celle qui murmurent tout le temps dans leurs oreilles.

    Je libère mon partenaire de l'obligation de me compléter.

    Je ne manque de rien, j'apprends avec tous les êtres, tout le temps.

    Je remercie mes grands-parents et mes ancêtres qui se sont rassemblés pour que je puisse respirer la vie aujourd'hui.

    Je les libère des échecs passés et des désirs insatisfaits, conscient qu'ils ont fait de leur mieux pour résoudre leurs situations dans la conscience qu'ils avaient à ce moment-là.

    Je t'honore, je t'aime et je te reconnais innocent.

    Je me mets à nu devant vos yeux, afin que vous sachiez que je ne cache rien ou ne dois rien d'autre que d'être fidèle à moi-même et à mon existence même, et que je marche avec la sagesse du cœur, je suis consciente que je réalise mon projet de vie libre des liens familiaux invisibles et visibles qui pourraient troubler ma paix et mon bonheur, qui sont mes seules responsabilités.

    Je renonce au rôle de sauveur, d'être celui qui unit ou répond aux attentes des autres.

    J’apprends à travers, et seulement à travers, l'AMOUR, je bénis mon essence, ma façon d'exprimer, même si quelqu'un ne me comprend pas.

    Je me comprends moi-même, parce que moi seule ai vécu mon histoire ; parce que je me connais, je sais qui je suis, ce que je ressens, ce que je fais et pourquoi je le fais.

    Je me respecte et m'approuve.

    J'honore la Divinité en moi et en toi ...

    Nous sommes libres."

    (Cette ancienne bénédiction a été créée en langue nahuatl, parlée depuis le VIIe siècle au centre du Mexique et concerne le pardon, l'affection, le détachement et la libération).

    Psychogenealogie

     

  • Joyeux Noel 2020

     

    Un aussi bon Noël que possible à tous

     

    compte tenu des circonstances exceptionnelles.

     

    Noel 2020

  • Aimable Delhaye

    Aimable Joseph DELHAYE voit le jour à Bertry le dimanche 12 mars 1775. Eglise N D de la Visitation Bertry

    Bertry, petit village de quelques 1500 âmes en 1770, situé en Cambrésis.

    Il est le fils de Philippe DELHAYE, 27 ans,  et d'Anne Thérèse LOUVET 32 ans, modeste couple de mulquiniers, (tisserands en batiste)

    A sa naissance il a une sœur Anne Thérèse âgée de 3 ans (1772-1806) viendront ensuite deux autres filles, 

    Anne Sophie (1778-1781), puis une demi-soeur, Adeline Josephine (1810-1814), au remariage de son père avec Anne Lenglet.

    À la veille de la Révolution Française les armées royales sont recrutées  par enrôlement volontaire et racolage ou par un recrutement fort impopulaire des troupes provinciales -appelées milices- le tirage au sort.Tirage au sort

    Dès le 16 décembre 1789, l'Assemblée  propose que la Garde nationale se recrute exclusivement par engagement. Ce système étant tout à fait en accord avec les principes de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. C'est le début de l'ère des volontaires .

    On assiste à un véritable engouement patriotique en 1792 lorsque est déclarée "La Patrie en Danger". Pour l'instant le nombre des engagements est encore suffisant car la France n'est pas encore en guerre. Mais les choses ne vont pas tarder à se gâter.  La fougue, l'enthousiasme, ne suffisent pas à combler un manque de formation,  la pénurie de matériel et la maigre solde.

    Aimable et sa famille ont vu la révolution arriver et bouleverser la vie du village, depuis le recensement du 27 septembre 1790, se succèdent les nouveaux représentants de citoyens. En 1791, les biens des communautés religieuses et des anciens seigneurs ont été confisqués. Certains villageois, effrayés par la violence et craignant pour leur intégrité physique font le choix de quitter le pays. Aimable n'a que 18 ans. Il fait connaîssance de la Terreur.

    Le 20 février 1793, la Convention, décrète que tous les citoyens de 18 à 40 ans, non mariés ou veufs sans enfants, sont mis en état de réquisition permanente à hauteur de 300 000 hommes renouvelables. Un tableau de répartition fixait le contingent pour chaque département. Cet appel est complété par l'appel de 300 000 gardes-nationaux. La durée des obligations militaires n'est pas prévue car on est  " en réquisition permanente pour le service des armées, jusqu'à celui où les ennemis auront été chassés du territoire de la République".

    Sous la révolution, le tirage au sort persiste et les miliciens sont appelés «défenseurs conscrits», ou plus simplement «conscrits».

    Aimable a-t-il tiré un mauvais numéro ou était-il volontaire, toujours est-il qu'il se retrouve canonnier dans l'armée de la République.

    Or l'armée de la République traverse une mauvaise passe : au Nord les coalisés prussiens, autrichiens menacent d'invasion. Après plusieurs tentatives infructueuses face aux Autrichiens du général Kaunitz, les soldats réussissent le 18 juin 1794 à franchir la Sambre au niveau de Charleroi. Après un siège d'une semaine, les Français s'emparent de la ville le 25 juin 1794. S'ensuit la victoire de Fleurus.

     La France est sauvée de l'invasion. C'est le début de la seconde annexion des Etats de Belgique.

    Les troupes du Général Moreau, Commandant en Chef de l'Armée du Nord, sont réparties dans la ville de Bruges et Gand, pour s'y reposer des fatigues et des maladies essuyées dans cette courte mais pénible campagne.

    Blessure, maladie ? nous n'en savons rien. Le bulletin de décès ne le précise pas. Vous noterez que ce bulletin est rédigé au nom de "Dellet" en lieu et place de Delhaye Aimable Joseph, le canonnier de la République meurt à Bruges le mercredi 10 décembre 1794 à l'âge de 19 ans.

    Delhaye aimable

    Delhaye aimable1

     

     

     

     

    Les conscrits

    Ces morts pour la Patrie de l'époque révolutionnaire sont un peu les oubliés de l'Histoire.

    Rien que pour Bertry ce sont une trentaine de soldats qui trouvèrent la mort hors de France - Belgique, Pays-Bas, Suisse, Italie, Espagne Prusse-

    "Quelques uns moururent de leurs blessures, mais la plupart de fièvre lente, nerveuse, putride ou même toxique. D'autres d'hydropisie*, un de typhus, un autre d'éthisie** et enfin de dysenterie. Ces décès s'échelonnèrent entre le 5 mai 1793 et le 31 mars 1814" - E; du Chesne-

     le cas de André Auguste Joseph Delhaye, en est un autre exemple.  Petit-cousin d'Aimable  (cousin issu de germain), né en 1774. Chasseur au 12è régiment. Il décède le 10 mars 1809 d'hydropisie  à l'hôpital militaire de Liège ***. 

    Abbaye saint laurent

     

    * Hydropisie : œdème généralisé.

    **Ethisie : amaigrissement extrème.

    ***En août1789, la révolution éclata à Liège. L'abbaye Saint-Laurent vit passer l'état-major prussien venu rétablir l'ordre dans la cité, puis l'armée républicaine française considérée comme libératrice par la population, puis les troupes autrichiennes, victorieuses à leur tour en entrant dans Liège. L'armée française repris Liège alors que les moines s'étaient dispersés, beaucoup s'étant réfugiés en Allemagne. Les portes du couvent abandonné furent forcées pour y installer un hôpital militaire e1792. Le monastère fut officiellement fermé par le pouvoir révolutionnaire français en juillet 1794, et depuis cette date jusqu'à l'époque contemporaine, les bâtiments furent conservés grâce à cette mutation en hôpital militaire.

    J'adresse un très Grand MERCI à Jacky Foubert pour m'avoir transmis ce précieux document relatif au décès d'Aimable Delhaye.

     

     

  • Saint Eloi 1er décembre

    La vie de saint Eloi.

    Eloi Evêque de Noyon (né vers 588 - mort le 1er décembre 660) . Orfèvre et monayeur.

    Grand argentier sous Clotaire II, il devient trésorier sous Dagobert. Sa sagesse est telle qu'il conseille et reprend même les rois. Nommé évêque de Noyon en 640, il part convertir les Flandres avec Saint Ouen. De retour en France il est rappelé pour présider le conseil royal sous Clovis II.

    Eloi est le Saint Patron des :  orfèvres, joailliers, graveurs, forgerons, mécaniciens, chaudronniers, cheminots (en Belgique), horlogers, mineurs, taillandiers, batteurs d'or, doreurs, tisseurs d'or, monnayeurs, serruriers, cloutiers, fourbisseurs, armuriers, balanciers, épingliers, aiguilliers, tireurs de fils de fer, ferblantiers, fondeurs, lampistes, loueurs de voiture, voituriers, cochers, vétérinaires, selliers, bourreliers, maréchaux-ferrants, charrons, carrossiers, charretiers, éperonniers, maquignons, fermiers, laboureurs, valets de ferme, pannetiers, vanniers, bouteillers, mais également du matériel et des militaires logisticiens.

    La tradition de Saint-Eloi etait une tradition forte dans "les Hauts De France", plus précisément le Nord et le Pas de Clais, terres agricoles et terres de metallurgie .


    Generalites confrerie saint eloi

     

     

    Il n'y a pas si longtemps,au milieu du siècle dernier,  la journée débutait  par la messe de St Eloi, suivie de la bénédiction des chevaux et du matériel. Les agriculteurs paraient leurs animaux, les crinières etaient ornées de tresses et de rubans.

    Une procession s'ensuivait ou, un cortège dans les villes industrielles où la fête pouvait avoir un caractère moins religieux.

     

     

     

     

     

     

    Photo chevaux st eloi     Procession st eloi douai

     

    La journée se poursuivait en banquets, chansons  et soirées animées.

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    Divers 032

     

     

     

     

     

     

     

    Divers 033

     

     

     

     

     

     

     

     

    Non ! non ! non Saint Eloi , il n'est pas mort

    Bonne fête à tous !

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