Cetait au temps ...

La ch'tite famille

Pour que nos ancêtres prennent vie au fil de la plume 

  • Elle s'appelait Sarah

    "Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
    Sa vie, c'était douceur, rêves et nuages blancs
    Mais d'autres gens en avaient décidé autrement"**

    sarah.jpg  

    Sarah, petit ange.

    naissance-sarah-mathilde-001.jpgTu es née, Sarah Mathilde ANGEL,  à Lille le 3 juillet 1930, avant toi sont nés deux frères et deux sœurs.

    Ton père Salomon est marchand forain sur les marchés.

    Ta maman, Louise, s'occupe de sa petite famille. Louise ? il semble bien que personne ne l'appelle Louise, c'est pourtant son prénom officiel, mais pour la famille parternelle elle est tante Lucy, et pour la famille maternelle tante Léa.

     

    Les familles de tes parents, originaires de Turquie sont arrivées en France immédiatement après la première guerre mondiale en 1919. Un chapitre leur a été consacré ICI

    Comme tes soeurs tu as fréquenté l'école maternelle Gounot.

    Puis tu es élève à l'école des filles Sophie Germain, Boulevard de la liberté, à Lille.Naturalisation salomon et vidal 29

    "Elle allait à l'école au village d'en bas
    Elle apprenait les livres, elle apprenait les lois
    Elle chantait les grenouilles et les princesses
    Qui dorment au bois"**

    Arrive la guerre. Fuyant le Nord, toute ta famille se réfugie en Loire inférieure à Tharon-Plage

     

     

     "Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
    À côté de sa mère et la famille autour
    Elle pose un peu distraite au doux soleil
    De la fin du jour" **

    Rachel 3

     

    C'est là que le destin vous rattrape ce funeste jour de juillet 1942.

    Arrêtés, parqués, déportés.

    Ta courte vie se termine dans un camp d'extermination à Auschwitz, officiellement le mercredi 23 septembre 1942.

     

    IN MEMORIAM :

    Ayant découvert les noms des écoles fréquentées à Lille dans les dossiers de naturalisation, j'avais pris contact avec celles-ci ainsi qu'avec le Conseil National pour la Memoire des Enfants Juifs déportés (COMEJD) qui a son siège au mémorial de la Shoah.

    Les associations pour la mémoire des enfants juifs déportés (AMEJD) sont des associations françaises de bénévoles qui œuvrent depuis 1997 à l'historiographie, à la commémoration et à la diffusion à des fins éducatives du souvenir des enfants catégorisés « juifs » et déportés durant l'Occupation.

    Les AMEJD sont depuis le 30 mai 2003 regroupées au sein du COMEJD . C'est Mme Paulette TOUZART de l'antenne Nord, qui a pris le dossier en mains. Après deux années de travail, une cérémonie commémorative s'est déroulée le 6 juin 2016.

     

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    Plaque commémorative, école Sophie Germain de Lille  6 juin 2016.

     

     

     

    Juin 2016 lille

     

    Discours de Mme Touzart. à ma gauche sur la photo : un cousin de la branche Angel, à ma droite une cousine de la branche Elnecave. C'etait la première fois que des deux branches de la famille se rencontraient. Avant mes recherches ils ignoraient tout les uns des autres.

     

     

     

    Dsc 0499

     

     

     

    Madame et Monsieur Serge KLARSFELD, nous avaient fait l'honneur de leur présence. En raison du plan Vigipirate la cérémonie n'avait pas pu être ouverte au grand public.

     

     

     

    ** Jean Jacques GOLDMANN, "Comme toi"

     

     

  • 30 Juin Félicité DANJOU

    Mf danjou 1793 1865

     Le 12 Messidor de l'an I, naissait à Bertry (Nord) Marie Félicité DANJOU, fille de Pierre Philippe et Marie Félicité MARLIERE.

    C'est par sa mère à travers la famille MARLIERE que nous sommes apparentées.


    A sa naissance elle a déjà quatre sœurs et un frère.

    Elle sera la dernière de la fratrie. Sa mère est âgée de 50 ans !

    A 22 ans, en 1816 Félicité (c'est son nom d'usage) épouse Constantin TAINE (1785-1846). A compter de cette année là jusqu'en 1835, le couple aura 10 enfants, dont des jumeaux en 1820 qui ne survivront pas.

    Elle se retrouve veuve à l'âge de 53 ans, son dernier enfant a tout juste 11 ans.

    C'est au Cateau-Cambrésis qu'elle ferme définitivement les yeux.

    L'acte de décès précise qu'elle est décédee "en sa demeure du refuge de la vieillesse, rue Belle, à Le Cateau"

    D danjou felicite 1865

    La rue Belle est l'ancienne rue du Maréchal Mortier. Cela signifie-t-il qu'elle soit décédée dans "un hospice de vieux" ?

     Cela m'a surpris un peu : d'une part je n'ai pas trouvé une trace formelle de cet hospice. D'autre part, deux de ses fils au moins habitant la ville, je suis surprise qu'elle ait été placée. Ce n'était pas dans les mœurs de l'époque.

    Si vous avez un cas similaire, faites-moi signe.

     

     

     

     

     

  • 17 juin Louis Lenglet x Sophie Pierrard

     

    Louis Joseph LENGLET est né à Bertry (Nord) le 1er avril 1774.  Il a été baptisé le jour même. Jusqu’à la Révolution française et la création de l’état civil (1792), les curés sont chargés de consigner les baptêmes, mariages et sépultures dans des registres dits « registres paroissiaux ». 

    B lenglet louis 1774

    LENGLET...comme moi... oui mais !  voilà notre lien de parenté tel qu'expliqué par Hérédis : Louis est le beau-frère du grand-oncle de mon arrière-grand-mère. En réalité nous sommes apparentés par le couple Martin Massel x Jeanne Leclerc, aucun rapport avec notre patronyme commun. Généanet nous apparente à 0,01 %

    C'est au bourg de "Cateau-Cambrésis", plus communément dit au bourg "du Cateau", que Louis LENGLET, natif de BERTRY (Nord)  a trouvé l'âme sœur. L'heureuse élue s'appelle Sophie PIERRARD. Il a 27 ans, elle en a 21.

    Mariage lenglet pierrard

    Certains généalogistes toutefois écrivent LANGLET pour perpétuer l'orthographe adoptée pour son grand-père Jean François LANGLET de Clary.

    Extrait arbre

    Moulin de bertry 001

     

     

    Louis LENGLET est meunier de son état. Bien que né à Bertry, sa famille est originaire de Reumont, un village voisin.

    Il a existé plusieurs moulins à Bertry, le "moulin Lenglet" est situé sur la route de Troisvilles au lieu dit "riot de la louvière" (photo Collection du regretté Gérard Taine).

     L'un des frères de Louis, Antoine, de quatre ans son cadet partage la charge de meunier . Le Moulin disparaît au début du XXe siècle.

     

     

     

     

    Le couple aura sept enfants, six sont nés au Cateau :

    Martin 1802, Victoire 1807, Henri Désiré 1814, Nicolas Ildefonse 1818, Jean 1820, Ferdinande 1823.

    Une fille, Marie Thérèse Joseph Sophie est née à Bertry en 1812.

    Famille lenglet pierrard 2

    Louis LENGLET meurt à 58 ans, en son domicile rue de Fervaque (aujourd'hui Gustave Delory) à Bertry le 22 mars 1833. Sa veuve Sophie PIERRARD se remarie avec Aimé VIENNE.

    Elle décède le 20 mars 1856 au Cateau. l'acte de décès indique "à l'âge de quatre-vingt ans" en réalité elle n'en a que soixante-quinze.

    D pierrard sophie 1856

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un article complémentaire, concernant la généalogie des enfants, à lire ICI

  • Les quatre épouses de Ferdinand FAREZ

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    Dans le cadre du #Geneathème de mai proposé par le groupe GENEATECH : histoires de remariages, j'ai deux "vainqueurs ex-aequo" j'ai choisi d'illustrer celui de 

    Ferdinand FAREZ, mulquinier  né à Bertry (Nord) en 1766 de Ferdinand FARE  et Marie Thérèse SOMAIN.

    Cassini 4 maries

     

    Première union avant 1793 

    Maries bleus eglise

     

    Il épouse Marie Opportune DELHAYE (1761-1798) - fille de Jean-François DELHAYE et Anne LOUVET-

    Ferdinand a moins de 26 ans, sa jeune épouse moins de 31 ans. trois enfants naîtront de cette union. Seul l'ainé vivra et fondra une famille.

    Marie Opportune décède en décembre 1798 à l'âge de 37 ans. 

    Quatre mois plus tard notre veuf se remarie.

     

     

    Famille farez delhaye

     

     

    Deuxième union mars 1799

     

    Maries rouge egliseLa jeune épouse est Chrysoline HERBET (1773-1804) - fille de Pierre HERBET et Marie Reine DENOYELLE -

    Elle a 25 ans il en a 32. Leur premier enfant, Pierre, né en janvier 1800 ne vivra que 24 jours. Le deuxième Ferdinand né en 1801 s'éteindra au bout de 7 jours. Le troisième enfant sera une fille Marie Reine, elle atteindra l'âge adulte mais quittera cette terre à 23 ans.

    Chrysoline décède en avril 1804 après cinq années de mariage et trois grossesses. Elle a tout juste 30 ans.

    Dix mois plus tard, Ferdinand convole à nouveau.

     

     

     

    Famille farez herbet

     

     

     

    Troisième union février 1805

     

    Maries verts egliseL'élue est Anne Marie MARLIERE (1777-1807) - fille de Isidore MARLIERE et Marie HAIME - et veuve de Louis GAVE

    Les mariés sont respectivement âgés de  38 ans (lui) et 27 ans (elle). Aucun de leur deux enfants ne vivra : Joseph meurt le jour de sa naissance en 1805. Ismérie née en 1806 vivra deux jours.

    La jeune femme rendra l'âme moins d'un an plus tard, en 1807. Elle aussi n'a que 30 ans.

    Deux mois seulement plus tard, nouvelles noces. 

     

     

     

     

    Famille farez marliere

     

    Quatrième union : novembre 1807

     

    59980 le nord bertry l egliseFerdinand a 41 ans lorsqu'il épouse Marie Françoise MOITY - fille de Jean-Baptiste MOITY et Catherine CARDON.

    La jeune épousée a 24 ans. Elle lui donnera sept enfants qui tous vivront.

    Elle survivra de onze années à son mari.

     

     

     

     

    Famille farez moity

     

    Sans aller jusqu'à affirmer qu'on est en présence d'une sorte de Barbe-Bleue. Il est manifeste qu'il ne s'est pas abîmé dans le chagrin et le deuil à la suite de ses veuvages successifs.

    Je ne m'attarderai pas sur mes liens généalogiques, ma famille est apparentée à tous les patronymes ici présents.

     

     

     

  • A Clary Medaille d'or Famille Française

    Native

    "Ô mères françaises, faites donc des enfants, pour que la France garde son rang, sa force et sa prospérité, car il est nécessaire au salut du monde que la France vive, elle d’où est partie l’émancipation humaine, elle d’où partiront toute vérité et toute justice !" - Emile Zola -

     

    26 Mai 1920 :

     

    Sous la présidence de Paul Deschanel, est créée la "Médaille d'honneur de la famille française".

    «C'est une distinction honorifique décernée aux personnes qui élèvent ou qui ont élevé dignement de nombreux enfants, afin de rendre hommage à leurs mérites, et de leur témoigner la reconnaissance de la nation ». Elle compte trois échelons d' attribution : pour quatre ou cinq enfants : médaille de bronze, pour six ou sept enfants : médaille d'argent et pour huit enfants et plus: médaille d'or.

     

    Février 1926 :

     

      Annonce lempereurLe Grand Echo du Nord de la France communique à ses lecteurs la liste des récipiendaires départementaux 

     C'est dans la catégorie "médaille d'or" qu'est mise à l'honneur une famille de Clary

    Jean-Baptiste LEMPEREUR et Julia RICHARDGrands parents lempereur 0

     

    Le couple s'est uni devant Dieu et les Hommes le 7 octobre 1893 à Clary. Quelques moi plus tard, naît une petite fille, Germaine, qui ne survivra pas. Suivront onze autres naissances jusqu'en 1915. Un seul des suivants trépassera, Fernand. C'est donc dix enfants que Jean-Baptiste et Julia élèveront.

    Enfin, surtout Julia, puisque Jean-Baptiste rend l'âme le 13 mai 1917 à 51 ans, sa petite dernière, Denise, a tout juste deux ans, six enfants ont moins de quinze ans.

    Information de son petit-fils :Jean-Baptiste Lempereur n'était pas parti au front en raison de sa nombreuse famille mais avait été réquisitionné par l'occupant pour travailler dans un dépot. il est décédé suite à un coup de froid.

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    La photo daterait de 1916 environ, en bas de gauche à droite : Suzanne, Maurice (bébé), Fernand, Julia et Mathilde. en haut Jean-Baptiste, l'aîné des garçons, et les parents.

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    Descendance lempereur

    Vous pouvez retrouver un embryon d'étude patronymique LEMPEREUR, sur la page Clary : ICI

    Merci à Paul LEMPEREUR pour les illustrations photographiques.

     

     

     

  • Fourmies 1er mai 1891

    « Il y a quelque part, sur le Pavé de Fourmies, une tâche de sang innocent qu'il faut laver à tout prix.  » 

     

    Ces mots seront prononcés par Georges Clemenceau, dans un discours en date du 8 mai 1891, soit une semaine après les événements.

    Fourmies est une petite cité ouvrière de l'Avesnois, dans le Nord de la France. C'est un fleuron de l'industrie textile au XIXè siècle, période à laquelle la ville connaît son apogée :

    En 1810, une première filature de coton est créée par MM. Lebègue et Legrand. En 1825, Théophile LEGRAND ouvre la première filature de laine dans laquelle il utilise dès 1828 une machine à vapeur.

     Au terme d’une progression vertigineuse, Fourmies devient le premier centre mondial de laine fine peignée filée. En 1869, la ville est desservie par le chemin de fer. De 1830 à 1890, la population passe de 2 000 à 15 000 habitants.

    Voilà des mois que le feu couve sous la cendre. Du fait de la crise qui frappe durement le textile dans les années 1880, les rémunérations ont drastiquement baissé (parfois de moitié !) dans les usines insalubres de la ville. Craignant des débordements, le maire de la ville, Auguste Bernier, lui-même directeur d'une usine , a demandé au préfet d'envoyer l'infanterie, histoire de dissuader les fauteurs de trouble.

    Et pourtant : le programme de la journée, ce vendredi 1er mai, n'a rien de subversif. Le mois symbole de renouveau est célébré par la coutume des rameaux fleuris par les amoureux. Dans l'arrondissement d'Avesnes, pays de bocages, de vergers, cette coutume est très suivie. Ce sont des branches de charme, de jeunes bouleaux, des rosiers, des lilas,  symboles d' amour naissant, de passion ardente. A Fourmies sont programmés spectacles, repas fraternel, délégation en mairie, pour porter les doléances, et même un bal, pour lequel il a été demandé une permission de minuit. Sans oublier, bien sûr, un défilé pour réclamer la journée de 8 heures et une hausse des salaires.

    Musee fourmies avis travail 1 mai

    Le 1er Mai, le concept de  "fête du travail" en est à ses balbutiements, ce n'est pas encore un jour férié et chomé. Le Parti Ouvrier de Jules Guesde en a fait, l'année précédente, une journée internationale de revendication. Le patronat a contesté cette initiative. Dès le matin, quelques echauffourées éclatent entre gendarmes et piquets de grève qui sont arrêtés. À partir de 11h30, les délégations des différentes usines en grève sont reçues à la mairie où elles remettent leurs revendications. Pour calmer les esprits, le maire annonce que les ouvriers arrêtés seront libérés à 17h.

    En début d'après-midi, des ouvriers se rassembent de nouveau devant la mairie. Quelques familles se dirigent cependant vers le théâtre où le spectacle prévu attend toujours son public. Les gendarmes à cheval dispersent les manifestants et procédent à de nouvelles arrestations. La fête n'est plus d'actualité, la représentation est annulée.

    À 15 h 30, les renforts du 145e régiment d'infanterie arrivent en gare de Fourmies, ils rejoignent les gendarmes sur la place, les forces de l'ordre se font d'abord chahuter puis bousculer. La tension monte d'un cran.

    18 h 15 : 150 à 200 manifestants arrivent sur la place et font face à trente soldats équipés du nouveau fusil Lebel. Les manifestants jettent des pierres, Le commandant Chapus ordonne à ses hommes de tirer en l'air. La foule ne recule pas. C'est l'embrasement moins de dix minutes plus tard, le commandant s'écrie : « Feu ! feu ! feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! ».Fourmies photo place

    Le bilan est de dix morts (dont deux victimes de 11 et 14 ans) et trente-cinq blessés.

    L'un des deux enfants est Emile CORNAILLE, né à Saint Quentin le 31 mai 1880. Il a reçu une balle perdue en plein coeur alors qu'il se trouve au café de la "Bague d'or". On retrouvera une toupie dans sa poche.

    Ci-dessous un graphe récapitulatif de l'arbre généalogique d'Emile CORNAILLE apparenté à notre ami Philippe CATTELAIN.

    Pour plus de précisions sur les généalogies concernées et d'autres informations complémentaires sur la fusillade de Foumies, je vous invite à visiter le site de Philippe.  J'en profite pour le remercier de la mise à disposition des documents.

    http://www.taions.com/courtil/fourmies.htm  

     

    Emile cornaille

    Pour mémoire, la famille CORNAILLE a été longtemps implantée à Clary, plus exactement à la ferme d'Iris, entre Clary et Elincourt.

    Plusieurs familles bertrésienness vivent à Fourmies au moment des faits, des membres de la famille CIRIEZ et de la famille LOUVET notamment.

    N emile cornaille

        Cornaille n 1

     

    Emile cornaille deces

  • Ducrot Louis, accidenté

    Un délit de fuite à Bertry, village berceau de ma famille (Cambrésis - Nord)

    En cette soirée du  jeudi 26 avril 1889,  il n'est pas loin de 22 heures,  il fait bien sombre dans la Ruelle à Baudets (aujourd'hui rue Jean de la Fontaine). Point de trottoir, ni d'éclairage public. La rue, comme son nom l'indique, n'est pas très fréquentée. C'est un raccourci pour passer de la rue du Cateau à la rue de Cambrai.Plan bertry

     Au numéro 7 vit un couple de tisseurs, Louis Jh DUCROT et son épouse Louise Séraphine FRUIT.   Louis s'est absenté du domicile pour rendre visite à un voisin.

    C'est au retour que le drame se produit : il "rencontre une voiture" qui lui roule sur le corps. Ces circonstances sont pour le moins extraordinaires. Il ne s'agit très vraisemblablement pas d'une voiture automobile, en 1889, nous en sommes encore aux balbutiements de l'industrie et l'hypothèse qu'un "carrosse motorisé" circule dans une petite ruelle de notre village est plus qu'improbable. Nous avons donc affaire à un attelage hyppomobile.

    Le conducteur de l'équipage a-t-il pu poursuivre son chemin sans ressentir le choc violent ?  La victime a-t-elle pu ne pas l'entendre arriver ?

    Il m'est venu à l'esprit une hypothèse, Louis DUCROT n'aurait pas été totalement en possession de ses moyens, voire aurait eu un malaise le laissant étendu sur la chaussée au passage de la carriole.

    Le Médecin du village, dépêché d'urgence auprès du blessé, ne manque pas de faire part de son pessimisme quant à la gravité de ses blessures.  Le pronostic vital est engagé en raison de nombreuses blessures internes. Son diagnostic était juste. Louis DUCROT, 48 ans, succombe le lendemain à une heure de l'après-midi. Ses deux beaux-frères , Rémy LEFEBVRE et Louis FRUIT, s'aquitteront de la douloureuse déclaration en mairie.

    Il laisse une veuve de 48 ans et trois enfants:

    Louise (1868-1939) qui épousera Célestin MERESSE en 1892.

    Catherine (1871-1946) qui épousera Jacques André HERBET en 1893.

    Louis (1880-1937) qui épousera Hélène MERESSE en 1909.

    A ce jour, je ne suis pas parvenue à savoir si l'auteur de l'accident a été identifié et interpellé. La réponse est peut-être enfouie dans un dossier judiciaire des archives départementales. Ci-dessous les ramifications familiales. On retrouve les patronymes les plus fréquents de mon arbre : FRUIT et TAINE, mais aussi BASQUIN et HENNINO

    Arbre ducrot x fruit inpixio

    Ducrot ecrase voiture

     

     

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