Ce récit est proposé par Olivier LEFORT, petit-fils de Roger Jean Salomon LEFORT, né en 1914 à Quiévy et décédé en 1993. La branche Lefort ayant eu de nombreuses ramifications, il nous relate une partie de l’histoire de ses aïeux Lefort, reconstituée notamment à partir d’actes d’état civil et de souvenirs de famille.
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Les plus anciens ancêtres connus de la branche Lefort.
Le plus ancien ancêtre connu, à ce jour, à travers les actes et dénommé Lefort est François Lefort, époux d’Anne Seignez (ou Feniez / Fenie). Il est vraisemblablement né à Reumont-en-Cambrésis, puisque leur fils, Pierre François Lefort, y naquit vers 1713.
J’ai privilégié la branche dont je suis issu, mais chacune mériterait une histoire à part entière bien évidemment.
Une présence plus ancienne de LEFORT est attestée à Montigny, tels :
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Nicaise LEFORT, fils de Jean LE FORRE, marié en 1678 à Montigny avec Jeanne CLAIS.
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Jean LEFORT, également marié en secondes noces en 1678 à Montigny avec Pauline RENARD ; sa première épouse étant Julienne HENNINOT. Il est vraisemblable d’ailleurs que le présent Jean LEFORT soit le même que le père de Nicaise.
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Et d’autres encore… Adrien LEFORT, marié avant 1714 à Montigny avec Marie Anne DEUDON.
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À noter aussi la branche d’Antoine LEFORT, décédé en 1670 à Escaufourt, dans l’Aisne en Picardie, époux de Marie Delhay. Les liens de leurs descendants sont présents avec ceux de Reumont et Montigny.
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Paquet LEFORT, né en 1682 à Caullery, époux de Marie Pieronne PAUL.
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Certains documents trouvés aux Archives départementales du Nord (Source 3G 3490 Biens de l’Evêché à Reumont) datant de 1777 et 1745 pourraient peut-être nous permettre de remonter de 2 ou 3 générations supplémentaires. Je les mets à disposition de tous sur le site de Dominique Lenglet. Ce travail est en cours. On peut noter :
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Simon Lefort, demeurant à Reumont, à qui fut accordé un bail de louage, a priori d’un bosquet à Reumont, le 24 juin 1745.
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Jean Bernard Lefort, demeurant également au village de Reumont, le 19 juin 1745
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Pierre Antoine Lefort l’aîné, cordonnier demeurant à Reumont, dans un document du 30 juillet 1777 où sont également cités un Antoine Lefort et un François Lefort.
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Il semble qu’il y ait une période de creux sur la présence de Lefort à Montigny. Dans le recensement de 1778 à Montigny, il n’existe qu’une seule famille LEFORT, celle de notre Pierre François LEFORT, comprenant 4 membres, tous au-dessus de l’âge de la communion.
De fait, par exemple, Adrien LEFORT précédemment cité, a eu uniquement des filles.
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De même, dans le recensement de 1778 à Reumont, il n’existe qu’une seule famille LEFORT, celle de Pierre Antoine Joseph LEFORT, comprenant 7 personnes dont 4 enfants sous l’âge de la communion.
À noter également la présence à Reumont de Magdeleine LEFORT en tant que chef de famille (donc très certainement veuve) pour une famille de 4 personnes dont 2 enfants sous l’âge de la communion.
Certaines lignées branches LEFORT ont des liens avec ceux de Montigny et Reumont. Les liens se sont clairement distendus, mais ne sont pas à négliger dans des recherches ultérieures. Des banches en ont également avec la Picardie, le département de l’Aisne, soit dit en passant, foyers protestants notoires.
Bref, des découvertes sont encore possibles.
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Le premier Lefort « connu » de Montigny : Pierre François Lefort (vers 1713 - 1789), fils de François et d’Anne Seigné, provenant de Reumont.
Revenons à notre aïeul commun, François LEFORT, époux d’Anne Seigné. Nous n’avons, hélas, aucune piste pour son épouse Anne.
François était « ménager ». Pour Wikipédia, le paysan ménager (féminin ménagère) de ses biens est un propriétaire moyen produisant de quoi vivre pour lui et sa famille. Il était moins riche que le paysan laboureur, possédait entre cinq et quarante hectares, éventuellement une paire de bœufs. Il y en avait deux ou trois par village. Il ne vendait sur les marchés que la plus faible partie de sa récolte.
Le terme change cependant de signification selon la province. Dans le Nord, le ménager est un petit propriétaire entre le manouvrier et le laboureur. En se rapprochant du Midi le terme gagne en opulence. Frédéric Mistral qualifie ainsi son père, selon lui sorte d'aristocrate qui fait transition entre le paysan et le bourgeois.
Si François possédait quelques terres, on peut supposer qu’il a été confronté au partage avec ses enfants ; d’où « l’essaimage » en différents métiers.
Quoi qu’il en soit, leur fils, Pierre François LEFORT, pour une raison inconnue, mais sans doute importante car cela ne se faisait pas comme cela à l’époque, quitta son village pour s’installer à Montigny. Il y épousa d’abord, le 22 juin 1751, Marie-Reyne Lefort qui décéda prématurément. Nous ignorons le lien de parenté avec Marie-Reine qui a de fait le même nom de famille. Le 7 juin 1752, il épousa Jeanne Marguerite LAMOURET.
Pierre François LEFORT était mulquenier, comme quasiment tous ses descendants (voir à ce sujet l’article sur les mulqueniers sur le site de Dominique Lenglet).
Les descendants du couple restèrent ensuite près de 10 générations dans le village de Montigny. Le dernier, en tous cas de ma branche, qui y naquit, fut Jean-Baptiste Lefort (1870-1948), père de Roger Jean Salomon Lefort (1914-1993), ce dernier naissant à Quiévy. Il existe toujours des LEFORT sur Montigny et Reumont à ce jour.
