Sous l'Ancien Régime, le clerc laïque est un personnage familier de la vie villageoise. Sans appartenir au clergé, il seconde le curé dans ses fonctions : sonnerie des cloches, préparation des offices, entretien de la sacristie, chant religieux et accompagnement des cérémonies.
Mais sa mission ne s'arrête pas aux portes de l'église. Il est souvent aussi le maître d'école du village.
Certains textes anciens précisent sa double mission : « assister les sieurs curé et vicaire dans tout ce qui concernera la célébration des offices divins », mais également « d'y enseigner la jeunesse avec zèle et application, de l'instruire dans la Doctrine chrétienne ».
Il apprend aux enfants les rudiments de la lecture, de l'écriture et parfois du calcul, dans un enseignement encore étroitement lié à la religion.
Point de salle de classe telle que nous la connaissons aujourd'hui ! Dans bien des villages, le clerc accueille les enfants à son propre domicile, dans une pièce qui sert d'école. Ailleurs, l'enseignement se déroule dans un local mis à disposition par la paroisse ou la communauté villageoise.
Les bâtiments spécialement construits pour accueillir les écoliers se multiplieront au cours du XIXe siècle, à mesure que les communes organiseront leur enseignement primaire.