La proximité de Bavay, ancienne cité gallo-romaine, place le village sur un axe de communication stratégique : l’une des fameuses Chaussées Brunehaut, ces routes construites sur les traces des voies romaines. Celle-ci reliait Bavay au Vermandois, facilitant le passage des marchands, colporteurs et muletiers.
Grâce à cette voie, les échanges commerciaux circulaient aisément entre le Hainaut, le Cambrésis, et la Picardie permettant à des artisans tisserands ou à des négociants en toiles de voyager, parfois loin pour l’époque.
Le village vivait constamment dans la crainte des guerres. Il faisait partie de ces territoires régulièrement traversés par les armées, pillés ou incendiés au gré des conflits entre la France et les Pays-Bas espagnols. C’est pourquoi son église avait été fortifiée, comme celles de nombreux villages de la Thiérache. Ces édifices massifs, aux murs épais et aux tours crénelées, offraient aux habitants un refuge en cas d’alerte, lorsque rôdaient les soldats, les bandes armées ou les pillards.