Dans un village vivant au rythme des mulquiniers, les femmes participaient aussi aux travaux du textile, notamment à la préparation et au filage du lin, activités accomplies à la maison et demeurées dans l’ombre des actes.
Leur vie fut également celle des maternités, des enfants à élever et, trop souvent, des deuils précoces.
Elle suivait le calendrier des saisons et celui de l’Église, entre les dimanches, les fêtes religieuses, les travaux agricoles et les inquiétudes causées par une mauvaise récolte, une maladie ou le retour de la guerre.
Il y eut forcément des jours de peine et de fatigue, mais aussi des veillées, des fêtes, des conversations entre voisines et des moments de joie familiale : tout ce qui compose une existence ordinaire et dont les registres ne gardent presque aucune trace.