Il ne m’a pas fallu chercher bien loin. Certains imaginent volontiers l’endogamie confinée dans une vallée montagnarde coupée du monde. Nos ancêtres du Cambrésis n’avaient pourtant ni sommets, ni précipices : les limites du canton suffisaient largement ! On en sortait rarement, on épousait dans les villages voisins et, de génération en génération, les chemins finissaient inévitablement par ramener chez un cousin.
A Montigny, Paul Rousseaux était un petit cousin de ma grand-mère Marie-Antoinette Lefort, tandis qu' à Bertry, Théodora Hiboux était une arrière-petite-cousine de mon grand-père Marc Lenglet.
Paul Rousseaux partage avec moi 61 ancêtres, et Théodora Hiboux, 66. À ce niveau-là, on ne parle plus de quelques racines communes : c’est presque toute la forêt qui est en copropriété !