Terminons sur une note plus philosophique, avec cette réflexion de Jean-Charlemagne Bracq :
« Ceux qui regardent les deux langues, les deux religions, comme éternellement séparées par un “fatalisme” ethnique font une erreur profonde. »
Cette phrase illustre sa conviction que les différences linguistiques, religieuses ou culturelles ne constituent pas des frontières infranchissables.
Dans une société canadienne traversée par les tensions entre communautés francophones et anglophones, catholiques et protestantes, Bracq refuse l'idée d'une séparation inscrite dans la nature même des peuples.
Pour lui, les préjugés ne sont pas une fatalité. Les communautés peuvent évoluer, dialoguer et apprendre à se comprendre.
Une pensée qui prend un relief particulier lorsqu'on songe à son propre parcours : né à Bertry, émigré aux États-Unis, devenu professeur de langues romanes, il a lui-même vécu au carrefour de plusieurs cultures.