La ch'tite famille

Le blog

Ce blog prolonge le site sans le répéter.

Si le site est consacré avant tout aux familles et aux récits généalogiques, le blog accueille des articles plus libres : histoire locale, personnages, mémoire des lieux, traditions, actualité du site et réflexions nées au fil des recherches.

La frontière entre les deux est parfois légère, et c’est très bien ainsi. Certains sujets pourraient trouver leur place ici comme ailleurs ; libre à vous de circuler de l’un à l’autre au gré de votre curiosité.

Vous y trouverez donc, selon les moments, un hommage, un regard sur une fête ou une tradition, un article consacré à un personnage, un point sur l’évolution du site, ou simplement un billet né d’une envie d’écrire autrement autour de la généalogie.

Si vous souhaitez mieux me connaître, vous pouvez consulter la page À propos.

Vos remarques, compléments, souvenirs ou corrections sont toujours les bienvenus. Vous pouvez me contacter à cette adresse :
Domiged59@gmail.com

 

 

 

Avenir porte

Jean-Claude Fruit (1959-2023)

Le Sam 25 nov 2023

Jean Claude Fruit nous a quittés hier, 24 novembre, dans sa soixante-quatrième année.

Comme son père, Gérard, et son grand-père, Emilien, il exerçait le beau métier de menuisier, mais aussi celui d’opérateur funéraire.

Au fil des décennies, les rites mortuaires ont évolué et avec eux la profession a changé.

De l’atelier de mon grand-oncle Emilien, où enfant, je voyais à chaque décès, la fabrication d’un cercueil sur mesure, aux prestations diverses proposées aujourd’hui par l’activité des pompes funèbres, une constante demeure, l’importance de l’accompagnement des familles, l’empathie.

En un siècle, combien de Bertrésiens ont eu recours à leurs services, dans ce moment si difficile que constitue le deuil !

A notre petit-cousin, nous disons au revoir, Jean-Claude. Repose en paix.

Faire part jc fruit

Benoît Pruvot, un grand-père surbooké

Noël religion hier, frénésie d'achats aujourd'hui.

Le Lun 23 oct 2023

Nous sommes à deux mois de Noël .

La course effrénée à l’achat des cadeaux va débuter. Parents, grands-parents, et toute la famille au sens large, vont rivaliser pour offrir un moment de plaisir aux « chères têtes blondes », moment dont la durée sera inversement proportionnelle, c’est prouvé, au nombre de présents reçus. Listes et catalogues devront constituer notre point de mire dans les prochaines semaines si l’on ne veut pas se retrouver débordés les quinze derniers jours de Décembre, alors que la frénésie battra son plein. Les magasins déjà installent leurs rayons.

Vert jaune anime fete des meres femme influenceuse carte

Après avoir complété la fiche généalogique de Benoît Pruvot, un lointain collatéral, je ne puis m’empêcher de comparer la situation actuelle avec ce qu’était Noël il y a deux siècles.

Benoit  naît, dans une fratrie de douze enfants, en l’an de grâce 1764 à Bertry, de Pasquier et Anne Jeanne Tellier sa seconde épouse. Signalons au passage que le père est âgé de 74 ans à la naissance de Guillaume, le  dernier enfant. Par ailleurs, et il existe un écart de trente-sept ans entre ce dernier et le frère aîné, Antoine qui n’a pas survécu au cap de la première année.

Passons rapidement sur l'enfance. Le jeune homme ne reçoit probablement aucune instruction, comme les deux tiers de la population de l’époque, il est analphabète, incapable d’écrire son nom, de signer. Point n’est besoin de posséder un permis de conduire, l’habilité suffit pour exercer son métier, il sera charretier.Charretier 1 

 À vingt-six ans, il épouse Marie Drecque, jeune servante originaire d’un village voisin. Celle-ci lui donnera cinq enfants, avant de mourir quelques mois après la naissance du dernier. Deux années s’écoulent, notre quadragénaire s’éprend d’une jeunette qui affiche tout juste vingt printemps. Il l’épousera après qu’elle aura accouché de leur premier enfant en 1805. Quatre autres naissances viendront compléter cette belle famille.

Benoît sera donc père de dix enfants dont sept atteindront l’âge adulte.

Vous vous demandez quel est le rapport avec le début de mon billet, je suppose.  C’est tout simplement que je lui ai répertorié quarante-cinq petits-enfants.

Arbre descendance benoit pruvot

Benoît deviendra grand-père pour la première fois en 1820, ce qui me permet de mettre en parallèle Noël à deux siècles d’intervalle. À cette époque un Noël sans sapin, ni jouets ni cadeaux, mais riche de traditions, à commencer par celles, déjà, liées à la bûche, la vraie, qui flambe dans la cheminée.

Buche noel 4

Je sais que ce n’est pas le record.  Peut-être y a-t-il mieux, ou pire c’est selon, dans mon arbre, mais le hasard a fait que cette fiche m’a sauté aux yeux, parce que je l’ai complétée cette semaine.

Quoi qu'il en soit, avec quarante-cinq petits enfants, la place de chacun ne peut qu'être un petit bout de l'ensemble constitué par la fratrie, et non pas la somme de tant d'individualités, d'enfants rois. D'ailleurs, Benoît connaissait-il tous  les prénoms ?

Moi qu'un petit enfant rend tout à fait stupide,
J'en ai deux ; George et Jeanne ; et je prends l'un pour guide
Et l'autre pour lumière, et j'accours à leur voix,
Vu que George a deux ans et que Jeanne a dix mois.
Leurs essais d'exister sont divinement gauches ;
On croit, dans leur parole où tremblent des ébauches,
Voir un reste de ciel qui se dissipe et fuit ;
Et moi qui suis le soir, et moi qui suis la nuit,
Moi dont le destin pâle et froid se décolore,
J'ai l'attendrissement de dire : Ils sont l'aurore.
Leur dialogue obscur m'ouvre des horizons ;
Ils s'entendent entr'eux, se donnent leurs raisons.
Jugez comme cela disperse mes pensées.
En moi, désirs, projets, les choses insensées,
Les choses sages, tout, à leur tendre lueur,
Tombe, et je ne suis plus qu'un bonhomme rêveur.

Victor Hugo - L'art d'être grand-père.

 

Généalogie à Bertry

Le Mer 04 oct 2023

Genealogiste enigme

A Bertry - Cambrésis - département du Nord.

Découverte de la généalogie, dans le cadre de la «semaine bleue»  et de l'inauguration du «12»  nouveau local intergénérationnel destiné à la pratique d'activités de loisirs, qu'elles soient traditionnelles ou numériques.

Un grand merci à Jacques Olivier, Maire de la commune où je suis née,  pour m’avoir invitée à cette première réunion, très sympathique, d’information sur la généalogie.  La rencontre qui devait durer une heure s’est prolongée bien au-delà des délais impartis, et pourtant nous n’avons fait qu’effleurer le sujet.

Jacques a évoqué

1  les outils couramment utilisés :

2 les différentes sources à la disposition des chercheurs d’ancêtres :

Pour ma part j’ai abordé la généalogie autrement : A savoir, comment nous pouvons utiliser les données généalogiques pour intéresser un public plus large.

1-La création d’un blog,  d’un site,  voire d’une page Facebook, et comment l’alimenter en rédigeant des articles en prenant, par exemple, comme base de départ :

  • une photo ancienne
  • un entrefilet découvert dans la presse ancienne grâce à Retronews , qui appartient à la bibliothèque nationale de France (BNF)
  • le parcours d’un soldat, retrouvé grâce à sa fiche sur Mémoire des hommes

2- La création d’un livre généalogique qui mettra en valeur vos documents d’archives, cela peut être la biographie illustrée d’un personnage choisi, ou la présentation d’une branche complète de votre arbre. Il est important dans ces deux cas de travailler l’écriture afin d’ancrer le ou les personnages dans leur environnement, leur histoire.

Pour les personnes  intéressées par l'écriture généalogique, je recommande l'adhésion au groupe Facebook De la généalogie à l'écriture. Pour les personnes créatives qui sont tentées par un autre mode d'expression, par exemple la bd ou  le montage vidéo, il existe le groupe Facebook : Raconter sa généalogie, qui est pluridisciplinaire. Ce sont des groupes privés, cela signifie que vous ne pouvez pas voir le travail des différents membres si vous ne l'êtes pas vous même. cela permet, entre autre,  de soumettre nos "brouillons" à quelques lecteurs avant de les diffuser dans la sphère publique.

Je crois vraiment, au vu de l’intérêt des personnes présentes, que vous avez matière à créer un club de généalogie. Vous savez que j’habite loin et que je ne pourrai pas être des vôtres physiquement. Cependant, je reste à votre disposition pour communiquer, échanger des idées, suggestions.

Je vous rappelle mon adresse email consacrée à la généalogie domiged59@gmail.com, ainsi que la page Facebook pour les abonnés à ce réseau social : https://www.facebook.com/cetaitautemps59

 

A très bientôt. Amitiés.

Dominique

 

Du blog au livre : un fossé !

Le Dim 06 août 2023

 

Bonjour à tous,

Vous avez remarqué que mon blog généalogique est, provisoirement, en sommeil depuis quelques mois. Je ne suis pas inactive pour autant.

Fin 2021, je me suis donnée une nouveau défi : écrire une biographie de Marie-Louise Foulon pour célébrer le centenaire de sa naissance le 29 décembre 1923.

À son décès, je suis entrée en possession d’une mallette en osier remplie de photos jaunies, coupures de presse et autres documents anciens, dérisoires pour tout un chacun, mais véritable trésor pour un généalogiste.

Il ne restait plus qu’à mettre tout cela en forme, semblait-il. Or écrire un article de blog et écrire un livre sont deux activités très différentes. J’avais pensé, un peu, naïvement qu’écrire un livre c’était écrire plusieurs articles à la suite et les rassembler.

 Comme il ne suffit pas d’avoir tous les ingrédients dans un placard pour faire un plat réussi. Il ne suffit pas d’avoir la matière première et quelques notions pour créer une cuisine de chef.

La barrière psychologique est relativement faible lorsqu’on rédige un billet de blog :

  • On connaît approximativement le temps qu’on va y consacrer.
  • On admet que certains sont moins bons que d’autres sans pour cela renoncer à les publier.
  • On sait que l’on pourra toujours corriger les coquilles après parution.

Le mur qui se dresse devant nous à l’écriture d’une biographie paraît, certains jours, infranchissable :

  • On doit trouver le bon équilibre entre communiquer des informations et garder l’intérêt du lecteur.
  • On devient passeur d’histoire à la fois d’une vie personnelle, mais aussi de l’histoire collective.
  • On remet souvent en jeu, face à ces écueils, notre capacité et notre légitimité à écrire sur le sujet.

L’écriture du livre est maintenant achevée, je consacre ces prochains mois aux illustrations. J’ai fait le choix tactique de consacrer la page de droite au récit, celle de gauche aux photos.

Il me reste quelques formalités administratives et les mentions légales à compléter.  J’espère donc être dans les temps, et je vous donne rendez-vous, dans quelques mois, pour annoncer la parution de

« Marie-Louise Foulon. Femme de caractère, femme d’exception. »

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Mariage à Walincourt Debu x Bonneville

Le Dim 30 avr 2023

Le 29 avril 1799,  Jean Pierre Debu et Séraphine Bonneville, tous deux natifs de Clary, se marient à la mairie de Walincourt.

Ils sont mes aïeux à la sixième génération, raison pour laquelle cette union a attiré mon attention.

Pourquoi cette union en dehors de leur commune d'origine ?

Je sais que Walincourt dispose d'un temple protestant, serait-ce une piste ? Rapidement j'élimine l'hypothèse, cette branche familiale est catholique. J'oriente mes recherches sur la période révolutionnaire. La réponse surgit autour des ans VII et VIII.

Du 1er Vendémiaire an VII (22 Septembre 1798) au 7 Thermidor an VIII (26 Juillet 1800), tous les mariages devaient être célébrés les jours de décadis au chef-lieu de canton. Les actes de naissances et décès restaient dans les mairies. Pour mémoire : Le décadi signifiait le  dixième et dernier jour de la décade, dans le calendrier républicain. Ce jour était chômé.

Cette explication n'est pas encore tout à fait satisfaisante, le chef-lieu de canton n'est-ce pas Clary, justement ? Une recherche sur Wikipedia m'apporte l'explication administrative :

Jusqu'en 1789, la paroisse de Walincourt fait partie du Royaume de France. En 1793: elle devient officiellement une commune du département du Nord, dans le district de Cambray, c'est chef-lieu de canton . C'est en 1801 que  la commune entre dans l'arrondissement de Cambrai et fait partie du canton de Clary.

maison communeLe 14 décembre 1789, la Révolution française instaure la commune. La maison communale réalisera désormais tous les actes administratifs jusqu’alors assurés par le Clergé. Illustration Romain DUTREIX.

Afin de  faciliter vos recherches sur cette période :

Le canton de Walincourt regroupe les communes suivantes :

Banteux, Bantouzelle, Caullery, Clary, Crèvecœur-sur-l'Escaut, Dehéries, Elincourt, Esnes, Haucourt, Honnecourt-sur-Escaut, Lesdain, Ligny, Malincourt, Montigny, Selvigny, Villers-Outréaux, et Walincourt.

Le canton du Cateau-Cambrésis englobe les communes de :

 Audencourt, Bazuel, Beaumont, Bertry, Busigny, Catillon-sur-Sambre, Honnechy, Inchy, Le Cateau , Maretz, Maurois, Mazinghien, Montay, Neuvilly, Ors, Pommereuil, Reumont, Saint-Benin, Saint-Souplet, Troisvilles et Viesly.

Repères généalogiques : 

Arbre debu bonneville

 

 

 

 

Auguste Loiseaux Clary (1853-?)

Auguste Loiseaux Clary Un état civil reconstitué

Le Mar 28 fév 2023

 

27 Février, ma base de données m'indique le mariage, en 1878, d'Auguste Loiseaux avec Marie Françoise Conely.

Et bien soit ! vive les mariés !

Mais tout d'abord qui est Auguste Loiseaux ?

La mairie de Clary ayant été totalement détruite en octobre 1914, nous devons nous contenter d'archives reconstituées.

 

 

2 Février, Chandeleur, fête des femmes

Le Jeu 02 fév 2023

Lorsque j'étais enfant, dans les années 50/60, dans le Cambrésis, la Chandeleur était définie comme la "fête des femmes"  - A ne pas confondre avec la journée des droits de la femme le 8 mars -

la fête des femmes, méritait bien ce nom. Ce jour-là en effet, qu'elles soient mères ou non, les épouses étaient reines ou presque... Je me souviens que mon père souhaitait une bonne fête à ma mère et lui offrait des fleurs. C'était quelque chose comme une St Valentin pour femmes mariés.

Un rite traditionnel juif… devenu fête chrétienne...

Selon l'Ancien Testament, les femmes juives étaient considérées comme impures les 40 jours suivant leur accouchement. A l'issue des 40 jours, la mère pouvait sortir et présenter l'enfant au Temple.

Mais pas que ...

 En médecine chinoise, les quarante jours après la naissance sont même baptisés “Mois d'Or” car ils font l'objet d'un traitement adapté.

Chez nous...

Elle est célébrée chaque année 40 jours après Noël.  Le nom « Chandeleur » provient à l’origine des « chandelles » , traditionnellement utilisées à cette occasion. Dans les églises, elles sont bénies, viennent remplacer les torches et sont conservées allumées pour signifier la lumière, la pureté et éloigner le mal. Les fidèles en ramènent  une chez eux , elle sera allumée au chevet des mourants et lors des accouchements.

Au XIXe  siècle, en Cambrésis, on disait que, « si le soleil luit le jour des femmes (Chandeleur), le loup rentre dans sa tanière pour six semaines », c’est-à-dire que les rigueurs de l’hiver dureront encore six semaines. On imposait aux mères venant d'accoucher de ne pas sortir de chez elle durant les quarante jours après l'accouchement.  La préconisation a perduré dans le début du XXe siècle, L'objectif etant probablement de protéger la jeune maman,  lui permettre de récupérer et éviter d'affaiblir son système immunitaire via des infections extérieures.

Crepe

 

 

Décès Rolande et Adrienne Delépine

Voeux 2023

Le Ven 13 jan 2023

Tristement, l’an 2023 a démarré comme s’était terminé le précédent, par la mise à jour « à marche forcée » de mon arbre généalogique.

Janvier est le traditionnel mois des bilans et des résolutions pour l’année nouvelle, mais le cœur et l’esprit n’y sont pas.