Bien que Constantin soit pour moi un lointain collatéral, l ne s’agissait pas ici de faire revivre un personnage à travers souvenirs ou témoignages familiaux : aucun récit oral, ni document personnel ne m’est parvenu à son sujet. Cet article est né d’une simple curiosité généalogique, comme souvent en matière d’archives.
Lorsque j’ai saisi ses données — naissance, mariage, décès — dans mon arbre, un détail a retenu mon attention : un décès à Paris, en 1846, pour un homme domicilié dans le Nord. Cela ne correspondait pas aux critères habituels de l’époque, où l’on mourait presque toujours chez soi, entouré des siens. J’ai donc décidé d’enquêter.
Or, comme chacun le sait, l’état civil de la ville de Paris a été détruit lors des incendies de la Commune, en 1871. Pour contourner cet obstacle, j’ai sollicité l’aide du groupe Généalogie-Paris, dont je remercie ici la bienveillance et l’efficacité. Mes plus vifs remerciements vont à Arlette Brossard, qui m’a très généreusement transmis l’acte de décès reconstitué de Constantin Taine, ainsi que les copies des registres d’admission et de sortie de l’Hôtel-Dieu.
C’est ainsi qu’un simple "décès à Paris" est devenu une porte ouverte sur la médecine du XIXe siècle, sur la pauvreté, les hôpitaux, et les chemins inattendus de certaines vies.