En 1896, il épouse une fille du pays, Sophie Lechef, qui lui donnera trois enfants. Tout d’abord Julienne qui naît quelques mois après le mariage, puis viendra Pierre en 1900 et enfin René, le cadet né en 1910.
Lorsque la Grande Guerre éclate, il a 42 ans. Comme ses congénères, il obtempère immédiatement et répond à l’ordre de mobilisation générale du 2 août 1914, qui concerne tous les hommes de 20 à 48 ans, réservistes et territoriaux compris.
Habiller, équiper, armer et acheminer vers la frontière allemande, à l’Est, trois millions d’hommes prend, malgré tout plusieurs jours, aussi est-il libéré provisoirement le 26 août, comme les autres soldats des classes 1892 à 1895, dans l’objectif d’être rappelé dans les semaines qui suivent. Hélas, les choses ne se passent pas du tout comme prévu. Dès début septembre les « Boches » arrivent à Meaux à 25 km de Paris.
Rapidement, le Cambrésis est envahi et occupé. Les hommes ne pourront jamais rejoindre leurs unités.