Ce texte montre aussi combien, dans ces familles de condition modeste, la moindre chose compte : la dot de la mariée n’a rien d’abstrait ni de symbolique, elle est faite d’objets et de denrées d’usage immédiat — du fil, un lit garni, du blé, puis le logement temporaire chez les parents. Chacun de ces éléments a une valeur réelle, concrète, vitale même, dans une économie domestique où l’on possède peu et où rien n’est négligeable. C’est un monde encore rare en biens, très éloigné de celui du XIXe siècle, où l’industrialisation, la diffusion des produits manufacturés et la multiplication progressive des objets du quotidien modifieront profondément l’échelle des patrimoines et la composition des dots.