Lucien Foulon et Marie Louise.

Lucien et Marie Louise

Nous avons vu, dans une première page, l'enfance de Lucien. voici la suite :

Il rencontre, en 1942, Marie Louise VANDERHAEGEN, jeune fille belge, descendue du train à Busigny pour troquer des cigarettes contre de la nourriture. Ils n'ont pas vingt ans ! Leur entente est immédiate bien que tout semble les sépare.

1943 mariage lucien foulon x marie louisevanderhaegen

Elle est fille unique, il est issu d'une famille nombreuse. Elle est née d'une famille bourgeoise et a fait des études, Il est ouvrier et fils d'ouvrier. C'est une citadine issue d'un important bassin minier de plus de 300 000 habitants, il vit dans un village  agricole.  Mais la guerre gomme les différences.

En ces temps très troublés, à l’avenir incertain, la vie s’accélère : les jeunes gens décident de se marier rapidement.

Tous deux sont mineurs. Ils doivent obtenir l’autorisation de leurs familles respectives avant de s'unir le 2 février 1943 à Clary, dans l'intimité. Seule Maria, la maman de Lucien assiste à la cérémonie.

La famille de Marie Louise est absente. Leurs témoins sont Roger LANSIAUX, et René DEUDON, deux amis du couple. Ce dernier sera le parrain de leur premier enfant.

 Les jeunes mariés s’installent rue Dîme, aujourd'hui rue du Commandant Delattre, ils sont locataires d'une petite maison appartenant à Mr Mora.

Divers 199

Un an, jour pour jour, après leur mariage, le 2 février 1944, naît Jacques, leur premier enfant. puis viendra Jacqueline, l'année suivante.

 Lucien et ses frères louent leurs bras pour les travaux des champs. Ils sont "journaliers".

- un journalier désigne, à l'origine, dans le monde paysan un simple manœuvre ou manouvrier, c'est-à-dire un ouvrier agricole louant sa force de travail à la journée auprès d'un propriétaire ou fermier  entrepreneur de cultures ou d'élevage -

Entre les campagnes de betteraves et le battage du blé, le travail ne manque pas à Clary, village essentiellement agricole. La plaine fertile du Cambrésis présente une imbrication de cultures variées avec deux dominantes : les céréales et les betteraves. En 1954, plus de 22% des terres labourables sont occupées par des betteraves sucrières dans le Cambrésis, ce qui en fait la première région productrice de France, si l'on fait jouer les deux critères superficie plus rendement. On manque de bras dans les années 50, on fait appel à la main-d'œuvre étrangère, italienne ou polonaise.

Lucien m louise jacques bebe

 

Date de dernière mise à jour : Sun 19 Apr 2026

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