Cinquième d’une fratrie de huit enfants, Auguste Ciriez vécut à Bertry toute sa vie. Un benjamin mourut à l’âge de deux ans ; parmi les survivants, il n’eut qu’un seul frère, Onésime, demeuré célibataire, et cinq sœurs. Auguste se maria à trente et un ans. et eut trois enfants.
Au plan professionnel, Auguste n’innova guère. Comme son père avant lui, comme son grand-père Michel Ciriez, époux d’Élisabeth Louvet — nos ancêtres commmuns — il exerça le métier de marchand de bestiaux. Son frère Onésime suivit la même voie. Chez les Ciriez, le commerce des vaches était une affaire de transmission. Au XIXᵉ siècle, les maquignons — intermédiaires indispensables entre paysans et marchés — exerçaient un métier reconnu, couramment sollicité, bien loin de la connotation péjorative que le terme a acquise plus tard.
Il mourut à Bertry en 1926, là où il avait vécu et travaillé. La vache, elle, avait disparu depuis longtemps.
Grâce à l’article de presse de 1896, Auguste Ciriez cesse d’être une simple ligne d’état civil pour redevenir, l’espace d’un instant, un homme bien réel.