
Ainsi s’achève la courte vie de douleur d’Amélie Lenglet.
Non ! Vraiment, « c’était PAS mieux avant » !
Pour ne pas se quitter sur une note tragique, deux petites digressions.
La retraite
Les deux témoins cités dans l'acte ci-dessus sont deux « journaliers » de 70 et 72 ans… probablement des employés de la maison de santé. J’ai retrouvé leur nom sur d’autres déclarations de décès. La « retraite » n’existe pas. On travaille jusqu’au bout de ses forces.
Le mot n’a alors que deux sens :
- soit le fait de se retirer d’un engagement, comme, battre en retraite, sonner la retraite sur un champ de bataille. Par exemple, la célèbre retraite de Russie.
- Soit plus symboliquement se retirer du monde, faire une retraite spirituelle dans un monastère ou la retraite précédant la communion solennelle, souvenir de notre enfance.
Si des tentatives plus ou moins avancées de caisses de retraite se développent au début du XXe siècle, il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour pouvoir parler de la retraite des travailleurs généralisée.
L’hôpital de la Charité
L’hôpital de la Charité (ancien hôpital Sainte-Eugénie rebaptisé en 1880¹), situé à l’angle du boulevard de Metz et du boulevard Montebello, a été bâti sur les plans de l’architecte Auguste Mourcou entre 1866 et 1879¹ L’ensemble hospitalier, représentait alors un modèle en matière d’hygiène et de salubrité.
Aujourd’hui, ses bâtiments abritent le lycée international Montebello.
En 1970, Costa Gavras, qui tourne, à Lille, son film l’Aveu avec Yves Montant, utilisera une pièce non rénovée, dans les sous-sols de l’hôpital, pour une scène d’interrogatoire.
Avis aux amateurs de pellicule : plusieurs Amélie Poulain perchent sur les branches de mon arbre, je vous en parlerai peut-être ultérieurement. J’attends juste de trouver à vous présenter un fabuleux destin plutôt que l’habituelle misère au quotidien.