En 1905, Léonard est incorporé au jeune 40e Régiment d'Artillerie, basé à Saint-Mihiel dans la Meuse. Créé moins d'une décennie plus tôt, il deviendra le régiment d'artillerie le plus décoré de l'armée française. A cette époque la durée du service militaire est de 24 mois, avec prolongation si l'appelé effectue une formation afin de prendre du galon.
Dès 1906, il est promu brigadier, puis il passe sous-officier, avec grade de maréchal des logis en 1907. Une carte postale envoyée à son oncle Benoît Fruit, où Léonard en uniforme, pose sur fond de neige avec ses camarades, témoigne de cette péiode. Il est le deuxième en partant de la gauche. Son engagement au sein de l'armée illustre sa détermination et son sens du devoir.
Cependant, en août 1907, un événement bouleversant survient : le décès de son père seulement âgé de 51 ans. Léonard , devenu soutien de famille, est mis en disponibilité.
Ce retour au village marque un tournant dans sa vie, désormais il devra jongler entre ses obligations familiales et les nécessités de la vie quotidienne.