Il afffûtait :
Les couteaux de poche (ou couteaux pliants), omniprésents : chaque paysan, artisan ou voyageur en possédait un, souvent hérité, pour manger, sculpter du bois, ou égorger la volaille. Ces lames, en acier parfois médiocre, s’émoussaient vite sur les os ou les branches. On les entretenait sommairement sur un cuir enduit de poudre d’émeri (ou même une ceinture de cuir roulée), mais pour un tranchant digne de ce nom, il fallait la meule du rémouleur.
Les serpes et les faucilles : outils agricoles par excellence, utilisés pour la moisson ou l’élagage. Leur courbure complexe réclamait un affûtage régulier — une tâche trop délicate pour une pierre à aiguiser basique.
Les ciseaux : luxueuses raretés avant le XIXe siècle ! Dans les chaumières, on se servait plutôt de forcettes (petits ciseaux à ressort, souvent en fer forgé) pour tondre les moutons ou couper les fils de laine. Les ciseaux "modernes" (à pivots rivetés), plus précis et abordables, ne se généralisent qu’avec la révolution industrielle. Avant cela, ils étaient l’apanage des tisserands, des tailleurs… ou des familles aisées.
Les haches et les herminettes : pour fendre le bois ou équarrir les poutres.
Les armes blanches : poignards, coutelas de chasse, ou épées de gentilshommes.