A la recherche du temps perdu....

Billets de cetaitautemps

    • Dominique LENGLET
    • Alenya
  • Les naissances multiples

    Dans le cadre d'un atelier de travail généalogique proposé par la communauté Geneatech, chaque mois, un thème est donné. Celui du mois d'avril 2021 est « Les naissances multiples ».

    N'ayant pas de triplés et plus dans mon arbre généalogique, je bornerai mon étude aux jumeaux et jumelles, issus de grossesses géméllaires...au passage, vous remarquerez cette subtilité de la langue française, qui utilise le J d'un côté et le G de l'autre.

    Les naissances gémellaires, évènements plutôt rares et incompris ont forcément impressionné les populations anciennes et archaïques. Elles sont à l'origine de mythes et superstitions.

    Castor et polluxLa mythologie grecque foisonne d'exemples, tels Castor et Pollux, les magnifiques fils divins de Zeus et Leda.

    Il en va de même chez les romains, Romulus et Remus sont probablement les jumeaux les plus célèbres au monde. She wolf suckles romulus and remus

     Et que dire, plus proche de nous, de la légende du masque de fer.

     

    C'est ainsi que certaines peuplades sacrifiaient l'un des jumeaux à la naissance.

    D'autres sociétés leurs attribuaient des pouvoirs spéciaux.

    La plus grande mortalité maternelle et le plus fort risque de décès chez ces enfants alimentaient les fantasmes.

    Ma base de généalogie compte un peu plus 10000 membres. J'y ai relevé 23 naissances gémellaires. Cependant, il est fort possible qu'elles soient légèrement  plus importantes dans la réalité. Il se peut, en effet, que des enfants nés sans vie ou morts dans les quelques heures qui ont suivi la naissances n'aient pas été enregistrés.

    La répartition sur trois siècles est assez significative : c'est au XIXe siècle, le plus prolifique,  que l'on recense le plus grand nombre de naissances multiples : onze, alors que le XVIIIe siècle en compte sept et le XXe seulement cinq.

    Je ne me hasarderai pas à vous parler de jumeaux monozigotes ( un seul œuf)  ou dizygotes (deux œufs) puisque rien ne nous prouve, à plusieurs siècles d'intervalle, que deux enfants  du même sexe soient forcément issus du même ovule. Sur les 23 paires de jumeaux, sept sont des filles, six des garçons et dix garçons et filles.

     Toutes ces naissances, concernent des collatéraux, sauf une seule au plus proche de moi, mon "sosa" numéro 3 : ma maman.

    Rolande et Laure Delépine sont nées à Montigny en Cambrésis le 16 juillet 1927. Laure est décédée à l'âge de 9 mois en avril 1928. Laure devait beaucoup ressembler à sa sœur puisque mes grands parents ont fait photographier ma mère afin d'avoir un souvenir du bébé qu'elle était. C'est sur la base de cette photo que j'ai créé un photomontage représentant les deux fillettes .Rolande laure

    Gaby et noelle bebe 001

     

     

    Clin d'œil de la vie, mon père avait deux sœurs jumelles, Noelle et Gabrielle Lenglet, nées à Bertry le 9 juillet 1927. Soit une semaine avant la naissance de Rolande et Laure , à moins de trois kilomètres les unes des autres.

     

     

     Je citerai également, parmi les contemporains,  les cousins de maman aujourd'hui décédés : Pierre et Jacques Delépine nés à Anzin le 23 mai 1934 Pierre et jacques delepine

     

     

     

    Le fait d'avoir des jumeaux dans la famille, n'a pas "sauté une génération" comme on l''entendait fréquemment au siècle dernier, puisque ni mon frère, ni moi, pas plus que nos enfants n'ont connu des naissances multiples.

     

     

     

     

     

  • 1921 année de crise, année charnière.

     1921 : Cette période est interessante au point de vue de ma généalogie familiale parce qu'elle constitue une époque charnière. Elle a déterminé, bon gré mal gré, les choix de vie de mes grands-parents.

    Après quatre années d'une guerre brutale qui a sacrifié toute une génération et détruit beaucoup de ses richesses, la France se réorganise.

    Les bouleversements liés au passage d'une économie de guerre à une économie de paix ont contribué à la dépression de 1920 et 1921.   Les régions Nord et Est situées en zone de front et d'occupation ont été plus durement touchées : L'occupant a méthodiquement démantelé l'industrie et les champs de bataille ont ravagé l'agriculture. Dans ces deux régions se relever prendra plus de temps qu'ailleurs.

    A Paris, le 28 janvier est enfin inhumé, sous l'Arc de Triomphe, le soldat inconnu choisi deux mois plus tôt, afin de commemorer l'ensemble des soldats français morts. Comme pour tout sortie de guerre, les mois qui ont suivi l'armistice ont été complexes. La démobilisation a pris de longs mois. A leur retour les combattants doivent se refaire une place dans la société. Ils ont besoin de reconnaissance et parfois de compensations pour les souffrances endurées. 

    Soldat inconnu

     

    3 villagesEn Cambrésis : Unité de temps, unité de lieux : tous les "personnages" du tableau vivent à trois kilomètres les uns des autres,dans le même canton : le Canton de Clary en Cambrésis. 

     

     

     

     

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  • 1921 la carte d'identité

    Il y a  un siècle naissait la carte d'identité

    En septembre 1921, le préfet de police Robert Leullier institue une «carte d'identité française» dans le département de la Seine. Son initiative a été saluée comme une étape décisive pour rendre l'dentification des citoyens  efficace et uniforme. Cela a également suscité de nombreuses réactions hostiles.

    Dans le dernier tiers du XIXe siècle et au début du XXe siècle, le développement du « bertillonnage » et l’essor de la « dactyloscopie » ont permis aux autorités françaises de repenser le rôle assigné au signalement, et de créer un classement performant pour les fichiers constitués.

    800px bertillon signalement anthropometriqueLe bertillonnage :

    Alphonse Bertillon, né à Paris en 1853 est un criminologue. Il est le fondateur, en 1882, du premier laboratoire de police d'identification criminelle et le créateur de l'anthropométrie judiciaire, appelée « système Bertillon » ou « bertillonnage », le système sera rapidement adopté dans toute l'Europe, puis aux Etats-Unis, il sera utilisé en France jusqu'en 1970. Il s'agit d'établir neuf mesures osseuses, auxquelles s'ajoutent une description, faisant état des signes particuliers éventuels tels que tatouage, cicatrice, grain de beauté.

    Bertillon met en place la "photographie judiciaire" telle que nous l'avons tous vue dans les films, la photo des individus de face et de profil.

    la dactyloscopie : terme officiel pour l'identification d'une personne au moyen des empruntes digitales.

    Ces techniques furent créées dans un premier temps pour d’identifier avec davantage de certitude, des franges de la population considérées comme dangereuses ou marginales : délinquants et criminels récidivistes . Néanmoins, au-delà de ces catégories, c’est toute la population française qui est concernée. L'idée de création d'une carte d'identité est soulevée une première fois en 1916, pendant le conflit, mais ce n'est que trois ans plus tard que le projet est "ressorti des cartons", pour voir sa concrétisation en 1921.

    Cette innovation va susciter un vaste débat public et se heurter à de nombreuses résistances .

    Au début du xxe siècle, les titres auxquels les Français recourent pour prouver leur identité civile sont nombreux et variés . Beaucoup de gens utilisent des certificats que délivrent à cette époque les maires et les commissaires de police (certificats d’identité, de bonne vie et mœurs, de domicile) ou leur livret militaire, leur permis de chasse, leur acte de naissance ou leur livret de famille. Cette pratique donne lieu à de nombreuses fraudes et falsifications, d'où l'idée d'un document unique certifié par les autorités policières.

    Cette nouvelle carte est créé « dans l’intérêt même du public  », car elle rend inutile la présence des deux personnes habituellement requises afin de certifier l’identité d’un individu lors de toute démarche effectuée auprès des services de l’État : les deux témoins que nous côtoyons régulièrement sur tous les actes de naissances et de décès de notre généalogie.

    Une partie de la presse approuve ces mesures en les présentant comme indispensables et combattent cette idée reçue que la prise d'emprunte digitale est  déshonorante.

    « Pourquoi ne consentirions-nous pas à signer avec le pouce ou l’index ? Une signature peut être aisément imitée, falsifiée. Une empreinte, paraît-il, ne peut pas tromper » -Quotidien La Liberté-

    En dépit de cette campagne de presse, la mise en œuvre du projet va se heurter d’emblée à de gros obstacles. Les premiers sont d’ordre matériel :

    Au mois de septembre 1921, alors que R. Leullier annonce officiellement la création de cette carte d’identité, les commissariats de police de Paris et de banlieue n’ont reçu ni les instructions ni le matériel nécessaires à sa délivrance. Ils ne disposent pas des bulletins de demande et du modèle de la carte dont l’impression a été retardée.  Les instruments permettant de relever les empruntes digitales, plaque de zinc, encre  et petit rouleau en caoutchouc ne leur ont pas non plus été livrés . L’initiative est également ralentie faute de bras pour la mettre en œuvre. Dans un grand nombre de commissariats, « les agents, surmenés déjà, voient cette institution sans enthousiasme  » (Le Figaro)

    Identite mystereMais la diffusion de la « carte d’identité de Français » va surtout se heurter aux résistances d’un grand nombre de citoyens. Le mécontentement se focalise sur la question de l’empreinte digitale. Beaucoup d’observateurs condamnent cette formalité au motif qu' elles assimileraient les citoyens aux délinquants. un article du journal La France évoque cette idée  :

     "Ainsi, la Préfecture de police de Paris ne trouve rien de mieux, pour les honnêtes gens, qu’une carte d’identité établie sur le même principe que les fiches anthropométriques des malfaiteurs. C’est tout de même un peu désobligeant d’être logé à la même enseigne que les pires coquins et d’être obligé d’apposer comme eux ses empreintes digitales sur sa fiche individuelle et sur sa carte d'identité"

    l’opinion publique découvre la menace que ce dispositif d’identification fait peser sur les libertés individuelles. « Nous sommes déjà enserrés dans une série de règlements qui font que nous n’avons plus de libertés, nous ne respirons plus » déclare le professeur de droit René Garraud. La carte d'identité fait l'unanimité politique et syndicale contre elle. Le gouvernement ne parvient pas à la rendre obligatoire. elle restera donc facultative.

    Andre billyLe célèbre chroniqueur satirique de l'époque André Billy, est en verve, il écrit dans Le Petit Journal :

     « Allons, bon, voilà que pour l'obtenir, il faudra déranger deux témoins ! Or, c'est précisément l'absurde obligation dont nous espérions que cette carte nous délivrerait. Décidément j'y renonce. Ou plutôt, j'attendrai d'être connu personnellement de mon commissaire de police. Mais qu'est-ce que M. Leullier entend exactement par là ? Suffit-il que nous soyons, mon commissaire et moi, les habitués du même café ? Non, sans doute. Cependant, s'il nous est arrivé une fois ou deux de faire la partie ensemble ? Si ma femme fréquente le même cours de danse que sa fille cadette ? 

    Enfin, bref, on aimerait être fixé sur ce qui s'appelle être « connu personnellement » du commissaire.

    Le règlement relatif à la nouvelle carte d'identité appelle d'autres observations : il révèle, par exemple, de la part de son auteur, une misogynie vraiment excessive. Forcer les femmes à produire leur acte de naissance, alors que les hommes sont exempts de cette obligation, ce n'est pas seulement pécher contre la galanterie la plus élémentaire, c'est élever l'inélégance à la hauteur d'un système."

    Temoins2

    La carte d'identité ne deviendra obligatoire que bien des années plus tard. Par la loi du 20 novembre 1940 le gouvernement du Maréchal Pétain ordonne que « tout Français de l'un ou de l'autre sexe, âgé de plus de seize ans, ne peut désormais justifier de son identité que par la production d'une carte d'identité, dite « carte d’identité de Français ».  Dans les années 1943-1944, les faux papiers deviennent une véritable industrie, dont les débouchés débordent des besoins des résistants pour s’étendre à tous les pourchassés. La carte d'identité redevient non obligatoire avec le décret no 55-1397 du 22 octobre 1955.

    Cnimodele     Carte identite ancienne

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Merci à tous

    Merci

    Bonjour à mes amis généalogistes et à ma grande famille génealogique.

    Alors que nous allons, paraît-il, bientôt retrouver une vie un peu plus normale, je voudrais remercier tous ceux qui ont permis à mon blog de progresser et d'atteindre les 90000 visiteurs.

    Progression

    Merci à tous les lecteurs, votre intérêt est le moteur essentiel de mon "travail" (qui n'en est pas un), et merci à ceux qui ont contribué à ce travail :

    Je citerai en premier lieu celui par qui tout commence: mon hébergeur E.monsite et son service technique qui m'apporte une aide précieuse lorsque je patauge lamentablement.

    E mon site

     

     

     

     

     

    Je remercie Catherine Livet ,du site  Becklivet animatrice du groupe "genealogie et écriture", sur Facebook. Le groupe nous motive et nous entraîne à écrire sur des thèmes précis ou des challenges, il  nous apporte  assistance et conseils entre partenaires.

    Becklivet

     

     

     

     

     

     

    Enfin, mes remerciements vont à la communauté Généatech : pour le partage des nombreux tutoriels, les retours d’expérience et toutes les autres ressources utiles aux blogeurs.

    Geneatech

     

     

     

     

     

    Pour terminer, après avoir constaté qu'un certain nombre de personnes ne sont pas très à l'aise pour se rendre directement sur mon blog via les moteurs de recherche, j'ai créé une page Facebook en  miroir. Connexe à mon blog, on  peut y retrouver progressivement tous les liens vers mes pages familiales, et quelques autres parutions amies. Je vous invite à visiter et à aimer : cetaitautemps

    Cetaitautemps

  • L'amour en mots,14 février.

     

    Amours 001Impossible de passer outre, la Saint Valentin doit aussi inspirer le généalogiste.

    Généatech,, dans son défi d'écriture mensuel :  #lemoisGeneatech  nous propose quelques pistes à explorer : "Parlez nous des histoires d’amour, des mariages réussis ou malheureux de votre généalogie, des mariages arrangés, des divorces et des histoires d’amour qui finissent mal …."

     Après plusieurs tentatives de statistiques infructueuses, je n'ai pas trouvé, dans les 11182 individus que comporte mon arbre actuellement, matière à un billet. J'ai bien trois personnages masculins qui se sont mariés quatre fois, la vie des femmes ne tenait souvent qu'à un fil, un cordon (ombilical).

    Pas de couples mariés  très jeunes, ni très vieux, sur lesquels j'aurais pu broder. Et, bien évidemment, Pas de noces de Chêne sur lesquelles m'extasier. A ce sujet, En 1783, dans un ouvrage intitulé "Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde", on trouve mention de la coutume des noces d'argent (25 ans) et  des noces d'or (50 ans) -témoignage d'une bonne dose d'optimisme compte tenu de l'espérance de vie moyenne.-

    "des histoires d’amour qui finissent mal …." Effectivement j'en ai une à vous raconter, mais voilà : je l'ai écrite et programmée pour le #RDV Ancestral de ce mois, elle sortira donc la semaine prochaine, le samedi 20 février, je ne voulais pas casser l'ambiance et fair pleurer dans les chaumières.

    En l'absence d'amoureux à vous présenter, je vais évoquer les mots de l'amour.

    En général, avant le XVIIIè siècle, nos ancêtres parlent peu, ils s'expriment plus par le langage du corps que par de longs discours, Ni bavards ni baratineurs ils expriment souvent leur intérêt pour une fille en la taquinant, la chahutant.

    Dans le sud l'amoureux  va lui lancer des petits cailloux à la belle (Qui lance de petites pierres fait l'amour. Proverbe béarnais ).  Plus au nord il va la bousculer et tenter de lui dérober, un ruban, un mouchoir. Aucune inquétude, la fille reçois ces messages "cinq sur cinq" et y répond sur le même registre.

    L'amour courtois, le lyrisme romantique, sont plus affaire de littérature que réalité dans le monde de nos ancêtres paysans ou tisserands. Les expressions de la vie amoureuse sont très imagées.

    Ainsi la jeune fille peut dans un premier temps "laisser le chat aller au fromage", elle aura "vu le loup", ie couple fera "la bête à deux dos"  (expression qui daterait du XVè siècle dans le langage courtois)

     Si elle tombe enceinte, le curé lui reprochera d'avoir "fêté Paques avant les Rameaux"

    Si elle a connu plus d'un gars, elle est un peu légère, elle a "jeté son bonnet par dessus les moulins" ou pire , elle a "roti le balai" (allusion aux sorcières qui, chevauchant leur balai pour se rendre au sabbat, lieu propice à toutes les débauches, se rapprochent des flammes de l'enfer). En picardie on dirait aussi qu'elle "fait voler son dragon"

    Pourvu que le gars ne soit pas un "talon rouge" (libertin) ou un "dénicheur de fauvette" (coureur de jupons) mais au contraire, un homme qui «s’enivre de sa bouteille», expression courante au XVIIe et XVIIIe siècles, qui désigne un «mari ardent et fidèle». Ce gentleman ne ménage point ses caresses conjugales, "bouchant volontiers la bouteille"  sans omettre les "bagatelles de la porte" (préliminaires).

    Bonne fête de Saint Valentin à toutes et à tous, et, pour terminer un petite pensée pour Proust, dont le héros Swann sait si bien "arranger les Catleyas"

    Jpg orchidee230 2

     

     

     

  • l'Archevêché

    Dans le cadre des ateliers proposés par la communauté généalogique GENEATECH, et plus particulièrement   #lemoisgeneatech ,  je vous présente, les archives de l'Archevêché.

    Mes origines,sont situées dans un petit village du Nord, dont la mairie, les archives, ont été totalement détruites au cours de la 1ère guerre mondiale.

    Les documents reconstitués sont à mes yeux, pauvres et sans âme N delepine leon 1900.

     

    Une ressource qui peut, en fonction de la religion dominante de votre famille, constituer une heureuse alternative : les registres de catholicité. 

    Petit rappel historique :

    Depuis la Constitution Civile du Clergé du 12 juillet 1790 qui confirme la Nationalisation des biens de l’Église (02 novembre 1789), tous les documents ecclésiastiques antérieurs à cette date sont propriété de l’État et donc conservés aux Archives départementales .

    Les archives diocésaines conservent les registres de catholicité pour chacune des paroisses du diocèse surtout à partir du début du XIXe siècle.

    Pour ce qui est de l'Archevêché de Cambrai, rue du grand séminaire : 

    Les registres ne sont actuellement pas laissés à la libre consultation, il est seulement possible d’interroger le conservateur diocésain par demande écrite.  Afin de pouvoir effectuer correctement les recherches, il est nécessaire d’indiquer  :

                  - la date précise de l’acte,

                  - le nom de la paroisse dans laquelle le sacrement a été célébré,

     Toute demande formulée sans ces indications ne seront pas prises en considération.

    Les recherches sont réalisées par des bénévoles et en fonction de la disponibilité du service, de ce fait le nombre d'actes délivrés est en principe limité à cinq actes par an et par lecteur.

    J'ai ainsi pu obtenir un certain nombre de photos d'actes, pour étayer mon arbre. Bien sûr ce ne sont que des copies numériques, le "plaisir de l'archive" l'émotion est moins intense que lorsque l'on feuillette soi-même les registres (mais combien le peuvent reellement) lorsque l'on peut tenir entre nos mains ces documents qu'ils ont eux-même tenus et paraphés.Lecompte j x furgerot s. Ici l'acte de mariage de mes Arrière-Arière-Grands-Parents

     

  • Auguste Taine 21 janvier

    Typhusdemayence1814

    Mayence  - Mainz- Allemagne 10 mars1814.

    C'est ici que se termine la courte vie du jeune Bertrésien Auguste TAINE, 21 ans, né à Bertry, Nord le 21 janvier 1793. Il est le 12è et dernier enfant de Ferdinand et Anne Joseph ROUSSEAU.

    Mayence, ville fondée par les romains,  au riche passé historique, à l'architecture extraordinaire. Mais aussi, ironie de l'histoire, l'une des places névralgiques de la révolution. Les troupes françaises ont commencé le siège de Mayence en octobre 1792....pour aboutir à l'éphémère "République de Mayence" en 1793, l'année même de la naissance d'Auguste.

    Les Français voulaient faire de Mayence une ville à jamais française ; aussi y amenèrent-ils leur culture, leur langue et leurs institutions. En 1802 le Consulat décida la création du Lycée de Mayence, un des sept lycées de première génération avec les lycées de Bordeaux, Marseille, Lyon, Moulins, Bruxelles et Douai.  Napoléon, ne voulait pas seulement faire de cette ville une place forte, mais une vitrine de son empire.

    Auguste TAINE, Fusilier à la 3è Compagnie 3è Bataillon du 104è Régiment de ligne est bien loin de ces considérations.

    C'est la campagne d'Allemagne, la suite de la Bérézina, la Grande Armée recule et abandonne  blessés et  malades. Il a été arraché à son cher village, à sa famille, à ses amis pour des raisons qui le dépassent . Entre le 1/09/1812 et le 20/11/1813, Napoléon a fait des recrues par appels et conscriptions de 1 million 327 mille hommes. Des rappels sur les classes de 1808 à 1812, la conscription sur les classe des 1813 et 1814 et il a même appelé ceux de 1815 !

    Auguste n'a rien connu de l'époque glorieuse. Tout ce qu'il a vécu c'est  le plus grand désordre qui règne dans cette  ex "Grande Armée" suite aux défaites successives,  la maladie, les conditions météo désastreuses, la faim, les maraudes, les désertions . A Mayence c'est le chaos : la cité, point de jonction des troupes en retraite, connaît un encombrement tel que toute la ville, les bâtiments publics, les maisons particulières, les rues même sont transformées en Hôpital.

    La ville est assiégée. Du 3 janvier au 4 mai 1814, la garnison est aux prises avec le typhus que les soldats ont apporté avec elle, la maladie tuera près de 16000 hommes, soit la moitié de la garnison, et 2500 habitants de Mayence.

    C'est ainsi qu'Auguste Taine, meurt au Lycée, créé par les français et transformé en hôpital. 

    Taine auguste 21 1 1793

    Revenons à Bertry et à la famille Taine- Rousseau.

    Le père Ferdinand né en 1749 exerce des fonctions administratives il aura le titre de "Officier Public de Bertry" (Maire) de 1798 à 1804. Au plan professionnel, il est à la fois laboureur et arpenteur. L'arpenteur est un officier, seul habilité avec le notaire à établir la situation d'une propriété.

    Jusqu'au XVIIe siècle, à chaque prévôté royale ou seigneuriale était attachée une charge d'arpenteur-juré, occupée par des hommes de terrain aptes à réaliser bornage et mesurage, et capables de rédiger des procès-verbaux et des plans. À partir du XVIIIe siècle, des arpenteurs-géomètres commencent à se distinguer des notaires ; ils se mettent au service de l'administration fiscale pour la rédaction des premiers plans ordonnés par les généralités, précédant de quelques décennies la création cadastrale.

    La mère , Anne Joseph est née en 1753. Le couple se marie le 19 septembre 1774, soit un mois après la naissance de leur premier enfant : Philippe.

    Sur les 12 enfants 5 disparaîtront en bas âge. les autres :

    Philippe, l'aîné, engagé volontaire en 1793, deviendra gendarme. Il sera fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1831.

    Marie Ambroisine épousera Antoine BASTIEN

    Hubert épousera Jeanne PIERARD

    Anne Marceline épousera Philippe LOUVET

    Constantin épousera Marie DANJOU, il partira vivre à Paris

    Anne Agnès épousera Philippe BOMBARD et terminera ses jours à St Benin

    Anne Rosalie épousera Louis GAVE.

     

     

  • L'enfant né sans vie

    Mon arrière-grand-mère ayant eu deux "enfants nés sans vie" avant la naissance de mon grand-père, je me suis posée la question de l'enregistrement de ces enfants.

    Pour commencer, j'ai commis l'erreur de rechercher leur trace, sans succès, dans les actes de naissance. Il n'y figurent pas. 

    La trace de leur passage sur terre figure uniquement dans les actes de décès. La Question de l'enregistrement ou pas à l'état civil n'est pas récente, depuis plusieurs siècles elle conditionne la reconnaissance de la personnalité juridique de l'enfant.

    En effet, la «  déclaration du Roy  »  faite par Louis XV en 1736, traitait déjà de cette question. Après la Révolution, il faudra attendre un décret du 4 juillet 1806 pour que la question soit abordée. Ce décret énonce que :

    «  Lorsque le cadavre d’un enfant dont la naissance n’a pas été enregistrée sera présenté à l’officier de l’état civil, cet officier n’exprimera pas qu’un tel enfant est décédé, mais seulement qui lui a été présenté sans vie. Il recevra de plus la déclaration des témoins touchant les noms, prénoms, qualités et demeure des père et mère de l’enfant, et la désignation des an, jour et heure auquel l’enfant est sorti du sein de sa mère. Cet acte sera inscrit à sa date sur les registres de décès, sans qu’il en résulte aucun préjugé sur la question de savoir si l’enfant a eu vie ou non  ».

    Ce qui signifie clairement que l'enfant né sans vie n'est pas une personnalité vivante, il ne peut avoir ni patronyme, ni recevoir de prénom, avec les conséquences, notamment successorales que cela peut avoir.

    Cette situation d'inexistence légale a perduré jusqu' en 1993.

    La loi du 8 janvier 1993 énonce que 

    «  Lorsqu’un enfant est décédé avant que sa naissance ait été déclarée à l’état civil, l’officier de l’état civil établit un acte de naissance et un acte de décès sur production d’un certificat médical indiquant que l’enfant est né vivant et viable et précisant les jours et heures de sa naissance et de son décès.
    À défaut du certificat médical prévu à l’alinéa précédent, l’officier de l’état civil établit un acte d’enfant sans vie. Cet acte est inscrit à sa date sur les registres de décès et il énonce les jour, heure et lieu de l’accouchement, les prénoms et noms, dates et lieux de naissance, professions et domiciles des père et mère et, s’il y a lieu, ceux du déclarant. L’acte dressé ne préjuge pas de savoir si l’enfant a vécu ou non  ; tout intéressé pourra saisir le tribunal de grande instance à l’effet de statuer sur la question.  »

    En 2008, la situation a de nouveau évolué grâce à des décisions de la cour de cassation :

     L’acte d’enfant sans vie est un simple acte enregistré par l’officier d’état civil, qui se borne à constater l’existence de l’enfant, mais qui ne lui confère aucun droit. Il s’agit d’un pur acte symbolique d’individualisation de l’enfant qui n’a aucune personnalité juridique, mais  cette individualisation se fait notamment par la possibilité offerte aux parents de donner des prénoms à l’enfant et de le faire figurer comme enfant sans vie sur le livret de famille, et d'organiser ses funérailles.

    J'ai donc enregistré comme suit sur Heredis :

    Enfant ne sans vie heredis

     

     

     

     

  • Voeux 2021

    Belle et Bonne année 2021

     

    Meilleurs voeux

     

    Avant toutes choses,  que vous soyez un fidèle lecteur ou un passionné de passage, un grand MERCI à vous qui me faites l'honneur de suivre mes publications.

    Mes remerciements vont également à toutes les personnes qui m'ont confié des photos, des documents, pour l'illustration des différentes rubriques.

    Ainsi qu' à tous les généalogistes, blogeurs, qui m'ont aidée, conseillée, encouragée pendant toute cette année.

    Et enfin, Merci à mon mari, pour sa patience et pour sa collaboration puisqu'il est mon premier relecteur.

    Mes vœux :

    Il y a les vœux que je formule pour notre entourage, la famille, les amis, les collègues ils prennent la forme de souhaits :

    Vœux "généralistes" de

    Santé, de Bonheur, de Réussite et de Prospérité.

     

    mais aussi les vœux que je formule à l'attention des chercheurs d'ancêtres.

    Vœux "généalogiques" de

    Patience, d'Inspiration, de Découvertes et de Chance.

     

    Puis il y a les vœux que je formule pour moi-même, ils prennent la forme de résolutions et d'objectifs.

     Il me suffira de respecter la  nouvelle organisation mise en place début novembre avec mon "bujo" ( journal agenda) et aqui se résume en une Phrase : ne pas me laisser deborder, dévorer...si je m'y tiens pendant une année entière, ce sera déjà énorme!

     

    Que 2021 me permette de continuer à vous inspirer,

    à vous émouvoir et, si possible, à vous être utile.

     

    Quelques cartes anciennes :

    S l1600

     

     

    J'admire la formule de souhaits "pour un heureux, salubre et long viatique"

     

     

     

     

     

     

      Carte postale voeux 1902 Je suis toujours surprise par le fait qu'ils écrivaient au recto !

     

    Bonne annee 1920

     

     

    1920, il faut repeupler la France, il y a un petit côté "chair à canon" qui me chiffonne.

     

     

     

     

     

     

     

     

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