A la recherche du temps perdu....

Billets de cetaitautemps

    • Dominique LENGLET
    • Alenya
  • Ledieu Marie Madeleine 22 juillet

     

    Mardi 22 juillet 1681, dans le Hameau du Tronquoy, qui dépend alors du village de Caudry , (Nord), Marie SELLIER,

    épouse de Pierre LEDIEU met au monde son deuxième enfant.

    C'est une fille, elle sera baptisée le jour même Marie Madeleine, ou plutôt Magdelaine, comme on l'écrivait à l'époque.

    J'ai déjà évoqué cette famille dans un précédent article en novembre dernier

    :  http://www.cetaitautemps.net/blog/anniversaire/halloween-2020.html

    Si j'y reviens aujourd'hui, outre le  plaisir de lui souhaiter une Bonne fête et un heureux anniversaire,

    c'est pour mettre le doigt sur une erreur de date reprise à volonté sur Généanet :

    L'époux de Marie Madeleine , Daniel DENOYELLE, n'est pas né un 22 juillet ! ou du moins nous n'en savons rien !

    Il est né à Bertry "vers 1675".

    De même à ce jour nous savons juste que le couple s'est marié avant 1713.

     

    Quelques mots sur Caudry :

    "Les origines de la ville demeurent assez imprécises. On peut toutefois se risquer, si l'on en juge par le résultat des fouilles archéologiques effectuées en 1997, à les fixer au premier siècle de notre ère. Six siècles vont s'écouler jusqu'au 13 novembre 670, date à laquelle la tradition rapporte que la fille du seigneur de Caudry, Maxellende, fut poignardée par Harduin d'Amerval dont elle avait repoussé les propositions de mariage. Devenu aveugle, Harduin recouvra la vue au cours d'une translation solennelle de la dépouille de sa victime. Depuis cette guérison miraculeuse, Maxellende est la patronne des Caudrésiens et des malvoyants.

    Si Caudry n'a pas la notoriété historique de ses célèbres voisines, Cambrai et le Cateau ; elle fut néanmoins associée à leur destin, aux combats et exactions que les armées étrangères perpétrèrent dans notre région. Les troupes de Louis XI campèrent à Caudry en 1477, celles de Henri II en 1553, et celles de Louis XIV en 1677. Le 26 avril 1794, l'armée de la Convention engagea même sur le territoire de la commune un combat si meurtrier qu'un ravin fut surnommé le riot des morts." source : visiter Caudry

    Une Ferme du Tronquoy

     

     

     

     

  • Hutin Anne Sophie (1856-1895)

     

    En ce mardi 15 juillet 1856, à une heure de l'après-midi, un cinquième enfant se présente dans la famille de Jean Baptiste HUTIN et Anne Sophie HERBET à Bertry (Nord)

    C'est une fille, ses parents lui donneront le prénom de sa maman, Anne Sophie. Le père, accompagné de deux voisins, ira la déclarer à l'officier d'état civil le lendemain matin.

    Comme la plupart des enfants de cette génération, elle sera mise sur un métier à tisser très jeune avec le reste de la famille.

    TroisvillesC'est dans un village voisin, Troisvilles, qu'elle est allée chercher l'élu de son cœur : Jean Baptiste LENGLET.

     Cela n'a pas dû être chose aisée. Les bagarres de territoire sont fréquentes, il ne fait pas bon chasser sur les terres du voisin. Il y eut même un mort au cours d'un pugilat de cet ordre entre des deux villages.

    Quoi qu'il en soit nos jeunes gens ne se sont pas laissés impressionner ils s'aiment, et le fruit de leur amour se concrétise par la naissance de leur premier enfant, Adolphine, en 1881.

     Ils se marient à Bertry le 28 février 1882, elle a 25 ans il en a 26. 

    Jean Baptiste est charretier. Ce n'est pas simplement une personne qui conduit une charrette. "Charretier c'est un métier !". En voici une explication un peu moins laconique :

     Charretier« Le charretier est le valet de ferme chargé de soigner les chevaux, de les conduire aux voitures et aux instruments auxquels on les attèle. Quand il s’agit de bœufs, le charretier est dit bouvier. Les qualités qu’il doit posséder sont la sobriété, la patience et la force. Son talent consiste à bien connaître les chevaux et à les diriger de la voix et du geste, en les faisant marcher avec régularité. Ce talent s’acquiert surtout avec la pratique et l’exemple, et non par des préceptes théoriques, ceux-ci doivent consister surtout à lui faire aimer les animaux ». (source attelage-patrimoine)

     

     

     

    Le couple, comme beaucoup de jeunes gens qui aspirent à une vie meilleure, décide de tenter l'aventure parisienne. Nous situons leur départ avec précision par la naissance de leur deuxième enfant Ernest Thomas à Bertry en mars 1883 et son décès à Puteaux en avril 1884.

    Bd wallace 1900 puteaux

    C'est un nouveau petit Ernest qui prendra en 1885 la place de son frère disparu.

     

    Suivra Jean Baptiste, né le 03 mai 1886 à Puteaux, il perdra la vie en héros au

    chemin des Dames dans les combats de l'Aisne le 22 juillet 1917. Puis Eugène Pierre en 1890.

     

     

    Une nouvelle grossesse se profile durant l'année 1894, un petit Camille Henri ouvre les yeux sur ce monde le 2 mars 1895. Hélas cette dernière gestation affaiblit Anne Sophie, sa santé se dégrade, le trépas la cueille le 12 septembre 1895

    D hutin anne sophie 1895

     

     

     

     

     

     

     

    Jean Baptiste prend femme de nouveau en 1899, il épouse Louise Nussbaum.

    Il mourra à Nanterre le 8 décembre 1918

    D lenglet jbaptiste 1918

     

     

     

     

     

     

    Si vous le souhaitez vous pourrez trouver l'arbre en ligne ICI

  • Elle s'appelait Sarah

    "Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
    Sa vie, c'était douceur, rêves et nuages blancs
    Mais d'autres gens en avaient décidé autrement"**

    sarah.jpg  

    Sarah, petit ange.

    naissance-sarah-mathilde-001.jpgTu es née, Sarah Mathilde ANGEL,  à Lille le 3 juillet 1930, avant toi sont nés deux frères et deux sœurs.

    Ton père Salomon est marchand forain sur les marchés.

    Ta maman, Louise, s'occupe de sa petite famille. Louise ? il semble bien que personne ne l'appelle Louise, c'est pourtant son prénom officiel, mais pour la famille parternelle elle est tante Lucy, et pour la famille maternelle tante Léa.

     

    Les familles de tes parents, originaires de Turquie sont arrivées en France immédiatement après la première guerre mondiale en 1919. Un chapitre leur a été consacré ICI

    Comme tes soeurs tu as fréquenté l'école maternelle Gounot.

    Puis tu es élève à l'école des filles Sophie Germain, Boulevard de la liberté, à Lille.Naturalisation salomon et vidal 29

    "Elle allait à l'école au village d'en bas
    Elle apprenait les livres, elle apprenait les lois
    Elle chantait les grenouilles et les princesses
    Qui dorment au bois"**

    Arrive la guerre. Fuyant le Nord, toute ta famille se réfugie en Loire inférieure à Tharon-Plage

     

     

     "Elle avait les yeux clairs et la robe en velours
    À côté de sa mère et la famille autour
    Elle pose un peu distraite au doux soleil
    De la fin du jour" **

    Rachel 3

     

    C'est là que le destin vous rattrape ce funeste jour de juillet 1942.

    Arrêtés, parqués, déportés.

    Ta courte vie se termine dans un camp d'extermination à Auschwitz, officiellement le mercredi 23 septembre 1942.

     

    IN MEMORIAM :

    Ayant découvert les noms des écoles fréquentées à Lille dans les dossiers de naturalisation, j'avais pris contact avec celles-ci ainsi qu'avec le Conseil National pour la Memoire des Enfants Juifs déportés (COMEJD) qui a son siège au mémorial de la Shoah.

    Les associations pour la mémoire des enfants juifs déportés (AMEJD) sont des associations françaises de bénévoles qui œuvrent depuis 1997 à l'historiographie, à la commémoration et à la diffusion à des fins éducatives du souvenir des enfants catégorisés « juifs » et déportés durant l'Occupation.

    Les AMEJD sont depuis le 30 mai 2003 regroupées au sein du COMEJD . C'est Mme Paulette TOUZART de l'antenne Nord, qui a pris le dossier en mains. Après deux années de travail, une cérémonie commémorative s'est déroulée le 6 juin 2016.

     

    20160609 151254

     

     

    Plaque commémorative, école Sophie Germain de Lille  6 juin 2016.

     

     

     

    Juin 2016 lille

     

    Discours de Mme Touzart. à ma gauche sur la photo : un cousin de la branche Angel, à ma droite une cousine de la branche Elnecave. C'etait la première fois que des deux branches de la famille se rencontraient. Avant mes recherches ils ignoraient tout les uns des autres.

     

     

     

    Dsc 0499

     

     

     

    Madame et Monsieur Serge KLARSFELD, nous avaient fait l'honneur de leur présence. En raison du plan Vigipirate la cérémonie n'avait pas pu être ouverte au grand public.

     

     

     

    ** Jean Jacques GOLDMANN, "Comme toi"

     

     

  • 30 Juin Félicité DANJOU

    Mf danjou 1793 1865

     Le 12 Messidor de l'an I, naissait à Bertry (Nord) Marie Félicité DANJOU, fille de Pierre Philippe et Marie Félicité MARLIERE.

    C'est par sa mère à travers la famille MARLIERE que nous sommes apparentées.


    A sa naissance elle a déjà quatre sœurs et un frère.

    Elle sera la dernière de la fratrie. Sa mère est âgée de 50 ans !

    A 22 ans, en 1816 Félicité (c'est son nom d'usage) épouse Constantin TAINE (1785-1846). A compter de cette année là jusqu'en 1835, le couple aura 10 enfants, dont des jumeaux en 1820 qui ne survivront pas.

    Elle se retrouve veuve à l'âge de 53 ans, son dernier enfant a tout juste 11 ans.

    C'est au Cateau-Cambrésis qu'elle ferme définitivement les yeux.

    L'acte de décès précise qu'elle est décédee "en sa demeure du refuge de la vieillesse, rue Belle, à Le Cateau"

    D danjou felicite 1865

    La rue Belle est l'ancienne rue du Maréchal Mortier. Cela signifie-t-il qu'elle soit décédée dans "un hospice de vieux" ?

     Cela m'a surpris un peu : d'une part je n'ai pas trouvé une trace formelle de cet hospice. D'autre part, deux de ses fils au moins habitant la ville, je suis surprise qu'elle ait été placée. Ce n'était pas dans les mœurs de l'époque.

    Si vous avez un cas similaire, faites-moi signe.

     

     

     

     

     

  • 17 juin. Louis Lenglet x Sophie Pierrard

    Mariage lenglet pierrard

    C'est au bourg de "Cateau-Cambrésis", plus communément dit au bourg "du Cateau", que Louis LENGLET, natif de BERTRY (Nord)  a trouvé l'âme sœur. L'heureuse élus s'appelle Sophie PIERRARD. Il a 27 ans, elle en a 21.

    LENGLET...comme moi... oui mais !  voilà notre lien de parenté tel qu'expliqué par Hérédis : Louis est le beau-frère du grand-oncle de mon arrière-grand-mère. En réalité nous sommes apparentés par le couple Martin Massel x Jeanne Leclerc, aucun rapport avec notre patronyme commun. Il y a plus d'un baudet qui s'appelle Lenglet.

    Certains généalogistes toutefois écrivent LANGLET pour perpétuer l'orthographe adopté pour son grand-père Jean François LANGLET de Clary

    Extrait arbre

    Moulin de bertry 001

     

     

    Louis LENGLET est meunier de son état. Bien que né à Bertry, sa famille est originaire de Reumont, un village voisin.

    Il a existé plusieurs moulins à Bertry, le "moulin Lenglet" est situé sur la route de Troisvilles au lieu dit "riot de la louvière" (photo Collection du regretté Gérard Taine).

     L'un des frères de Louis, Antoine, de quatre ans son cadet partage la charge de meunier . Le Moulin disparaît au début du XXe siècle.

     

     

     

     

    Le couple aura 5 enfants, tous nés au Cateau :

    Victoire 1807, Henri Désiré 1814, Nicolas Ildefonse 1818, Jean 1820, Ferdinande 1823

    Famille lenglet pierrard

     

    Correctif : après la diffusion de ce billet, un lecteur m'informe d'un autre naissance. Ce sont six enfants qu'a le couple : une fille leur est née à Bertry en 1812 : MarieJoseph Thérèse Sophie. Je n'ai pas retrouvé ce que sont devenus deux d'entre eux à savoir : Henri Désisé et Jean Marie Fidèle Auguste. Peut-être sont ils décédés en bas âge

     

    Louis LENGLET meurt à 58 ans, en son domicile rue de Fervaque à Bertry le 22 mars 1833. Sa veuve Sophie PIERRARD se remarie avec Aimé VIENNE.

    Elle décède le 20 mars 1856 au Cateau. l'acte de décès indique "à l'âge de quatre vingt ans" en réalité elle n'en a que soixante quinze.

    D pierrard sophie 1856

     

     

     

  • Michel Antoine CIRIER x Elisabeth LOUVET

    Le groupe Facebook  "De la généalogie à l'écriture" en la personne de Catherine Livet notre animatrice, nous propose de  profiter de la fête des mères pour mettre en valeur les mères de famille nombreuse de nos généalogies.

    "Officiellement médaillées ou simplement mère d'une famille nombreuse, parlons d'elles... ce n'est pas si souvent que les femmes sont mises à l'honneur en généalogie. Partez à la recherche de ces mères"

    Une inspection rapide de ma base de données fait émerger, sur Bertry,  deux familles de 15 enfants.

    Celle de Ferdinand FAREZ , déjà évoqué la semaine dernière, et celle du Couple CIRIEZ x LOUVET, mes ancêtres à la septième génération, une belle occasion de revenir dans mon thème fil rouge de l'année.

    Il n'est pas certain, loin s'en faut, que ce soient les plus grosses familles de Bertry. Un certain nombre de ménages ont connu des naissances d'enfants "nés sans vie" que je n'ai pas intégré dans mes données. Par ailleurs, "tout" Bertry n'y figure pas. Il  existe quelques branches avec lesquelles je n'ai aucun lien de parenté.

    Bapteme michel antoine    Bapteme elisabeth louvet

    Les parents d'Elisabeth LOUVET, quittent Alincourt pour s'établir à Bertry entre 1773 et 1776. Quelles raisons les ont poussés à cette migration ? A ce stade de mes recherches je ne suis pas parvenu à établir un lien familial entre :

     Fidèle LOUVET, La mère d'Antoine Michel CIRIER  , et l'épouse de celui-ci Elisabeth LOUVET.  Ce serait simple coïncidence. Je préfère mettre ma phrase au conditionnel.

    14 janvier 1793Nous jeunes gens ont tout juste 20 ans, Elisabeth est enceinte, le terme est proche en ce lundi 14 janvier 1793.

    Oh pardon, en ce 25 Nivôse de l'an I. C'est le jour de leurs épousailles. Leurs pensées sont très loin des évènements qui se déroulent en même temps à Paris : c'est le début du procès de Louis XVI, qui mènera à son exécution une semaine plus tard.

    L'acte de mariage est hélas manquant aux archives de la commune et du département, le registre est perdu. Cependant la date a pu être établie grâce à la mention sur la table décennale.

    Très peu de temps après survient la naissance de Louison premier enfant du couple. La petite fille ne vivra pas. Elle s'éteint le 8 décembre de la même année à l'âge de 11 mois.

    Ci-après vous trouverez la succession des naissances. Quinze s'échelonnent sur vingt années. Chiffre important qui s'explique par l'importante mortalité post natale. La lactation interrompue ne maintenant pas l'infertilité temporaire. J'ai matérialisé par une tombe, sous le nom, les enfants morts en bas âge. C'est le cas pour huit sur les quinze, donc plus de la moitié.

    Mon arrière-arrière-arrière grand mère est Sophie, née en 1800. Elle épousera Désiré JOSPIN en 1828.

    Chronofrise cirier louvet

    Cimetiere ciriez bertry

     

    On ne peut s'empêcher de se poser des questions, grossesses désirées, grossesse imposées ? il est bien difficile de tirer des conclusions à l'aune des critères actuels. Au XVIIIè siècle la maternité est le vocation naturelle de la femme. La procréation est considérée par la religion comme la finalité du mariage. "Il n'est point de fille qui ne désire devenir femme ni de femme qui ne désire devenir mère" affirme un dicton. Toutefois la gestation est génératrice d'angoisse. La peur de la mort souvent est associée aux couches. La répétition des grossesses est vécue avec résignation, cependant l'idée de limitation des naissances commence à poindre, essentiellement en milieu urbain.

    Elisabeth" LOUVET, la mère de famille, partira la première, elle rend son âme à Dieu, en son domicile rue du nouveau monde,  le 8 mars 1841 dans sa 71è année.

    Le décès de Michel-Antoine CIRIER, le père de famille, sera enregistré le 20 décembre 1847 à 77 ans.

     

     

    J'ai la chance d'être en possession de l'acte de partage successoral du couple : C'est un maillon de mon ADN patrimonial de par les successions :

    CIRIER ⇒ JOSPIN ⇒ PRUVOT ⇒ LENGLET

    1848 succession michel antoine ciriez louvet 001    1848 succession michel antoine ciriez louvet 002

     

     

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    Vous pouvez retrouver l'arbre en ligne ICI

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Les quatre épouses de Ferdinand FAREZ

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    Dans le cadre du #Geneathème de mai proposé par le groupe GENEATECH : histoires de remariages, j'ai deux "vainqueurs ex-aequo" j'ai choisi d'illustrer celui de 

    Ferdinand FAREZ, mulquinier  né à Bertry (Nord) en 1766 de Ferdinand FARE  et Marie Thérèse SOMAIN.

    Cassini 4 maries

     

    Première union avant 1793 

    Maries bleus eglise

     

    Il épouse Marie Opportune DELHAYE (1761-1798) - fille de Jean-François DELHAYE et Anne LOUVET-

    Ferdinand a moins de 26 ans, sa jeune épouse moins de 31 ans. trois enfants naîtront de cette union. Seul l'ainé vivra et fondra une famille.

    Marie Opportune décède en décembre 1798 à l'âge de 37 ans. 

    Quatre mois plus tard notre veuf se remarie.

     

     

    Famille farez delhaye

     

     

    Deuxième union mars 1799

     

    Maries rouge egliseLa jeune épouse est Chrysoline HERBET (1773-1804) - fille de Pierre HERBET et Marie Reine DENOYELLE -

    Elle a 25 ans il en a 32. Leur premier enfant, Pierre, né en janvier 1800 ne vivra que 24 jours. Le deuxième Ferdinand né en 1801 s'éteindra au bout de 7 jours. Le troisième enfant sera une fille Marie Reine, elle atteindra l'âge adulte mais quittera cette terre à 23 ans.

    Chrysoline décède en avril 1804 après cinq années de mariage et trois grossesses. Elle a tout juste 30 ans.

    Dix mois plus tard, Ferdinand convole à nouveau.

     

     

     

    Famille farez herbet

     

     

     

    Troisième union février 1805

     

    Maries verts egliseL'élue est Anne Marie MARLIERE (1777-1807) - fille de Isidore MARLIERE et Marie HAIME - et veuve de Louis GAVE

    Les mariés sont respectivement âgés de  38 ans (lui) et 27 ans (elle). Aucun de leur deux enfants ne vivra : Joseph meurt le jour de sa naissance en 1805. Ismérie née en 1806 vivra deux jours.

    La jeune femme rendra l'âme moins d'un an plus tard, en 1807. Elle aussi n'a que 30 ans.

    Deux mois seulement plus tard, nouvelles noces. 

     

     

     

     

    Famille farez marliere

     

    Quatrième union : novembre 1807

     

    59980 le nord bertry l egliseFerdinand a 41 ans lorsqu'il épouse Marie Françoise MOITY - fille de Jean-Baptiste MOITY et Catherine CARDON.

    La jeune épousée a 24 ans. Elle lui donnera sept enfants qui tous vivront.

    Elle survivra de onze années à son mari.

     

     

     

     

    Famille farez moity

     

    Sans aller jusqu'à affirmer qu'on est en présence d'une sorte de Barbe-Bleue. Il est manifeste qu'il ne s'est pas abîmé dans le chagrin et le deuil à la suite de ses veuvages successifs.

    Je ne m'attarderai pas sur mes liens généalogiques, ma famille est apparentée à tous les patronymes ici présents.

     

     

     

  • A Clary Medaille d'or Famille Française

    Native

    "Ô mères françaises, faites donc des enfants, pour que la France garde son rang, sa force et sa prospérité, car il est nécessaire au salut du monde que la France vive, elle d’où est partie l’émancipation humaine, elle d’où partiront toute vérité et toute justice !" - Emile Zola -

     

    26 Mai 1920 :

     

    Sous la présidence de Paul Deschanel, est créée la "Médaille d'honneur de la famille française".

    «C'est une distinction honorifique décernée aux personnes qui élèvent ou qui ont élevé dignement de nombreux enfants, afin de rendre hommage à leurs mérites, et de leur témoigner la reconnaissance de la nation ». Elle compte trois échelons d' attribution : pour quatre ou cinq enfants : médaille de bronze, pour six ou sept enfants : médaille d'argent et pour huit enfants et plus: médaille d'or.

     

    Février 1926 :

     

      Annonce lempereurLe Grand Echo du Nord de la France communique à ses lecteurs la liste des récipiendaires départementaux 

     C'est dans la catégorie "médaille d'or" qu'est mise à l'honneur une famille de Clary

    Jean-Baptiste LEMPEREUR et Julia RICHARDGrands parents lempereur 0

     

    Le couple s'est uni devant Dieu et les Hommes le 7 octobre 1893 à Clary. Quelques moi plus tard, naît une petite fille, Germaine, qui ne survivra pas. Suivront onze autres naissances jusqu'en 1915. Un seul des suivants trépassera, Fernand. C'est donc dix enfants que Jean-Baptiste et Julia élèveront.

    Enfin, surtout Julia, puisque Jean-Baptiste rend l'âme le 13 mai 1917 à 51 ans, sa petite dernière, Denise, a tout juste deux ans, six enfants ont moins de quinze ans.

    Information de son petit-fils :Jean-Baptiste Lempereur n'était pas parti au front en raison de sa nombreuse famille mais avait été réquisitionné par l'occupant pour travailler dans un dépot. il est décédé suite à un coup de froid.

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    La photo daterait de 1916 environ, en bas de gauche à droite : Suzanne, Maurice (bébé), Fernand, Julia et Mathilde. en haut Jean-Baptiste, l'aîné des garçons, et les parents.

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    Descendance lempereur

    Vous pouvez retrouver un embryon d'étude patronymique LEMPEREUR, sur la page Clary : ICI

    Merci à Paul LEMPEREUR pour les illustrations photographiques.

     

     

     

  • Fourmies 1er mai 1891

    « Il y a quelque part, sur le Pavé de Fourmies, une tâche de sang innocent qu'il faut laver à tout prix.  » 

     

    Ces mots seront prononcés par Georges Clemenceau, dans un discours en date du 8 mai 1891, soit une semaine après les événements.

    Fourmies est une petite cité ouvrière de l'Avesnois, dans le Nord de la France. C'est un fleuron de l'industrie textile au XIXè siècle, période à laquelle la ville connaît son apogée :

    En 1810, une première filature de coton est créée par MM. Lebègue et Legrand. En 1825, Théophile LEGRAND ouvre la première filature de laine dans laquelle il utilise dès 1828 une machine à vapeur.

     Au terme d’une progression vertigineuse, Fourmies devient le premier centre mondial de laine fine peignée filée. En 1869, la ville est desservie par le chemin de fer. De 1830 à 1890, la population passe de 2 000 à 15 000 habitants.

    Voilà des mois que le feu couve sous la cendre. Du fait de la crise qui frappe durement le textile dans les années 1880, les rémunérations ont drastiquement baissé (parfois de moitié !) dans les usines insalubres de la ville. Craignant des débordements, le maire de la ville, Auguste Bernier, lui-même directeur d'une usine , a demandé au préfet d'envoyer l'infanterie, histoire de dissuader les fauteurs de trouble.

    Et pourtant : le programme de la journée, ce vendredi 1er mai, n'a rien de subversif. Le mois symbole de renouveau est célébré par la coutume des rameaux fleuris par les amoureux. Dans l'arrondissement d'Avesnes, pays de bocages, de vergers, cette coutume est très suivie. Ce sont des branches de charme, de jeunes bouleaux, des rosiers, des lilas,  symboles d' amour naissant, de passion ardente. A Fourmies sont programmés spectacles, repas fraternel, délégation en mairie, pour porter les doléances, et même un bal, pour lequel il a été demandé une permission de minuit. Sans oublier, bien sûr, un défilé pour réclamer la journée de 8 heures et une hausse des salaires.

    Musee fourmies avis travail 1 mai

    Le 1er Mai, le concept de  "fête du travail" en est à ses balbutiements, ce n'est pas encore un jour férié et chomé. Le Parti Ouvrier de Jules Guesde en a fait, l'année précédente, une journée internationale de revendication. Le patronat a contesté cette initiative. Dès le matin, quelques echauffourées éclatent entre gendarmes et piquets de grève qui sont arrêtés. À partir de 11h30, les délégations des différentes usines en grève sont reçues à la mairie où elles remettent leurs revendications. Pour calmer les esprits, le maire annonce que les ouvriers arrêtés seront libérés à 17h.

    En début d'après-midi, des ouvriers se rassembent de nouveau devant la mairie. Quelques familles se dirigent cependant vers le théâtre où le spectacle prévu attend toujours son public. Les gendarmes à cheval dispersent les manifestants et procédent à de nouvelles arrestations. La fête n'est plus d'actualité, la représentation est annulée.

    À 15 h 30, les renforts du 145e régiment d'infanterie arrivent en gare de Fourmies, ils rejoignent les gendarmes sur la place, les forces de l'ordre se font d'abord chahuter puis bousculer. La tension monte d'un cran.

    18 h 15 : 150 à 200 manifestants arrivent sur la place et font face à trente soldats équipés du nouveau fusil Lebel. Les manifestants jettent des pierres, Le commandant Chapus ordonne à ses hommes de tirer en l'air. La foule ne recule pas. C'est l'embrasement moins de dix minutes plus tard, le commandant s'écrie : « Feu ! feu ! feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! ».Fourmies photo place

    Le bilan est de dix morts (dont deux victimes de 11 et 14 ans) et trente-cinq blessés.

    L'un des deux enfants est Emile CORNAILLE, né à Saint Quentin le 31 mai 1880. Il a reçu une balle perdue en plein coeur alors qu'il se trouve au café de la "Bague d'or". On retrouvera une toupie dans sa poche.

    Ci-dessous un graphe récapitulatif de l'arbre généalogique d'Emile CORNAILLE apparenté à notre ami Philippe CATTELAIN.

    Pour plus de précisions sur les généalogies concernées et d'autres informations complémentaires sur la fusillade de Foumies, je vous invite à visiter le site de Philippe.  J'en profite pour le remercier de la mise à disposition des documents.

    http://www.taions.com/courtil/fourmies.htm  

     

    Emile cornaille

    Pour mémoire, la famille CORNAILLE a été longtemps implantée à Clary, plus exactement à la ferme d'Iris, entre Clary et Elincourt.

    Plusieurs familles bertrésienness vivent à Fourmies au moment des faits, des membres de la famille CIRIEZ et de la famille LOUVET notamment.

    N emile cornaille

        Cornaille n 1

     

    Emile cornaille deces

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