A la recherche du temps perdu....

Les Aïeux de Clary

 

Nos aïeuls, ou affiliés, Clarysiens, dont l'orthographe peut être diverse :

Bonneville, Bugnicourt, Collar, DascotteDebu, Defontaine, Dussaussois, Furgerot, Gabet, Hennino, Lamouret, Lecomte, Leduc, Lempereur, Loiseau, Millot, Parent, Prêtre, Pruvot.

Le couple le plus ancien connu à ce jour comme clarysien, en fonction de mes recherches généalogiques est :

Oger Hennino, né avant 1614, mort en 1676, marié à Marie Leduc, née avant 1614, morte avant 1688. A noter que cet Oger Hennino se retrouve, de par sa descendance, 12 fois cité dans notre arbre généalogique, aussi bien sur Clary que sur Montigny et Bertry.

Nous savons que le couple était à la fois mulquinier et agriculteur, par cet acte d'échevinage relevé par Philippe Cattelain généalogiste de Caullery :

14 Février 1651

Par devant Urbain LEDUCQ mayeur de Caullery en présence de Michel LAMOURET, Jude MAFILLE et Jean DARMENTON eschevins

Robert PORET et Jenne de PROYE demeurans à Monthegny audit Cambrésis, Pierre GUILLE et Pierre ALLART comme tutteurs de Jean HENNINOT enfant mineur de feu BON et de ladite Jenne de PROY, avec l’authorisation du bailly et hommes de fief dudit Caullery, en date du 11 février 1651, pour subtanter et alimenter ledit Jean HENNINOT ont vendu a Oger HENNINOT et Mary LEDUCQ meulquinier à Clary audit Cambrésis une demy mencaudée de terre labourable audit Caullery, tenant à deux mencaudées dudit Oger HENNINOT, et a demi mencaudée Jude MAFILLE

Signatures des mayeur et eschevins

Pour ce qui est des branches Bonneville  et Millot,  Nous savons, par le travail  de Mr Henri Montigny, historien local, qu'il sont cités en tant que"thieuleur" - fabriquant de tuiles-outre leur activité agricole. Jean de Bonneville en 1629, Millot Toussaint dans un acte de 1691. Pour mémoire Clary est une terre de poterie depuis la fin du XVè siècle. L'activité Poterie -Tuilerie est très prospère avant et après la révolution.

 Notre ancêtre Toussaint Millot (11è génération) est l'un des échevins de Clary, lorsque le village devient français en 1678, par la paix de Nimègue. Un échevin était, en France au Moyen Âge, un magistrat nommé par le seigneur pour rendre la justice sur ses terres.

C'est à la lecture des contrats de mariage de ses enfants, Jean-Baptiste Lecomte (1737) et Jeanne Marguerite Lecomte (1746) que nous avons connaissance de notre ancêtre "Nicola Le Comte", (10è génération) mulquinier. la présence de contrats de mariage témoigne d'une certaine aisance matérielle, la famille cultive la terre également.

La branche Bugnicourt, remonte à ce jour à la 11è génération avec Hiérome Bénicourt , marié à Marie Lancel. Hiérosme Bénicourt est Censier et meunier, comme stipulé dans le contrat de mariage de son fils Philippe Jacques en 1701. le petit-fils, Jérôme Bugnicourt sera marguillier en1755-1756. Les marguilliers sont les comptables de la paroisse. Ils encaissent les rentes, ils paient les honoraires des curés, et tiennent le registre des personnes qui reçoivent les aumônes de l'église.

Notre aïeul André Furgero, (né avant 1659) , et son épouse de Gilliette Bonneville, ont acheté en septembre 1671 une mencaudée de terre à Caullery, selon un acte d'echevinage relevé sur le site de Caullery . le couple  est cité dans le contrat de mariage de son fils Daniel en 1699. Nous ne connaissons pas sa profession. Furgero est parfois orthographié Fulgero avant 1720.

Michel Furgero , né le 04.07.1743 à Clary est l'un des mulquiniers arrêtés et emprisonnés pour fuite à l'étranger :

En 1726, l'Angleterre promulgue un embargo sur les toiles de batiste et linon françaises, dont la qualité "fait de l'ombre" à l'industrie naissante, outre-manche. L'angleterre étant le principal débouché  des mulquiniers de notre région, cette mesure occasionne dans les années 1750, un grand nombre de banqueroutes. Fileuses et mulquiniers se trouvent sans travail, donc sans ressource. Deux négociants de Saint-quentin, qui avaient fait banqueroute partent s'installer en Angleterre, créent une usine et organisent une filière d'émigration, via Ostende. en Mars 1763, le bourgmestre de Bruges fait savoir au magistrat de Cambrai qu'il a arrêté 19 personnes venues du cambrésis, pour embarquer à Ostende vers l'Angleterre, parmi ces 19 personnes, notre aïeul Michel Furgero, agé de 19 ans, cordonnier et mulquinier.voir l' l'interrogatoire de Michel Furgero sur le site de Clary en Cambrésis .Au procès les fuyards ne recurent qu'un blame, la cause de leur départ étant la misère. leur passeur, Jacques Ruffin originaire de Maretz fut durement condamné, marqué au fer rouge des trois lettres G.A.L., puis envoyé aux galères.

Jean-Michel Joseph Furgero :  Son histoire est détaillée par ailleurs à la page : Joseph Furgero

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 07/08/2018

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